Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 19:57

1445524_3_4905_segolene-royal-le-25-novembre-a-poitiers.jpg

(Reuters/Régis Duvignau)

Pendant trois quarts d’heure, Ségolène Royal répondu ce matin aux Français au cours d’un "chat" sur le site du journal électronique LeMonde.fr, avec fluidité et avec aisance. Elle répondait brièvement dans un premier temps, puis développait souvent sa réflexion dans un ou deux messages courts et qui ne manquaient pas de répartie. Les chiffres ont fusé aussi, sur le smic notamment, où sa prestation a largement été reprise par l’AFP dans l’après-midi. 

Incontestablement, Ségolène Royal a changé depuis 2007. Elle a mûri son projet dans sa Région Poitou-Charentes et avec Désirs d’avenir, et a comblé ses 'handicaps' supposés : les relations internationales et l’économie. Wikileaks nous apprend, par l’intermédiaire de l’ancien ambassadeur américain Craig Roberts Stapleton, que Dominique Strauss-Kahn déclarait en mai 2006 que « des militants du parti [socialiste] « devinaient » que Royal ne pouvait s’imaginer sur la scène internationale en train de négocier des traités gaziers avec Poutine ; car de bons conseillers ne pourraient pas rattraper sa faible expérience ».

Aujourd’hui, les chiffres tombent, précis, quand il faut, tant dans À vous de juger sur les retraites que dans ses nombreuses interventions dans les médias, dont celle d’aujourd’hui sur le site du journal électronique Le Monde.fr.

11jpg.preview.jpg

George Papandreou, Premier ministre grec et président de l'Internationale Socialiste, Ségolène Royal et Catherine Ashton, Haut représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité au 13ème Symposium de Symi à Poros en juillet 2010

Mieux encore, sa présence sur la scène internationale est fréquente, et de haut niveau : Michelle Bachelet au Chili en 2006, Cristina Kirchner en Argentine en 2007 ; Lula et Dilma Rousseff au Brésil, notamment au Forum Social Mondial de Belem ; le symposium de Symi en 2009 et en 2010, avec George Papandreou, Catherine Ashton, le président de l’Estonie, le président des Verts en Allemagne, ou la présidente du parti social-démocrate finlandais ; et la vice-présidence de l’Internationale Socialiste pour ne citer que quelques exemples.

Comme Ségolène Royal le tapait elle-même sur son clavier ce matin :

« J'ai beaucoup travaillé, je me suis beaucoup déplacée pour écouter les Français, j'ai échangé au niveau international pour comprendre le monde, j'ai bâti une région laboratoire pour la croissance verte et les valeurs démocratiques, j'ai rassemblé des équipes, inventé les universités populaires avec Désirs d'avenir, etc. En un mot, je fais mon travail et j'avance. »

F.M.

-oOo-

Olaf : Mêmes candidats qu'en 2007, mêmes méthodes de chaque côté, le résultat sera donc le même. Comment comptez-vous changer ?

Ségolène Royal : Vous êtes visionnaire, monsieur, puisque tous les candidats ne se sont pas encore déclarés. Et ensuite, ce sont les élections aux primaires qui choisiront le candidat des socialistes et des sympathisants de gauche ! J'espère que vous viendrez voter.

Les choses seront forcément très différentes : beaucoup de choses ont changé depuis 2007, et en particulier la situation des Français. La France s'est beaucoup dégradée, les classes populaires se sont paupérisées, les catégories moyennes se sentent déclassées, et jamais l'argent n'a été aussi insolent pour les capitalistes financiers.


Plok : Qu'est-ce qui, pour le PS, est le plus important : un programme consensuel ou un candidat charismatique capable de faire l'unanimité ?

Ségolène Royal : Pour gagner, il faut trois choses : un candidat, une équipe et un projet. Il faudra le moment venu, dès que la dynamique de la bataille électorale commencera, que tout cela soit en cohérence. Et c'est bien évidemment le candidat ou la candidate entouré(e) de son équipe solidaire et combative qui donnera de la crédibilité et de l'enthousiasme au projet.

Plok : Quel sera, pour vous, le thème prioritaire de la campagne ?

Ségolène Royal : Il y en aura plusieurs. C'est évident. Mais vous comprendrez qu'il soit encore un peu tôt pour les définir publiquement. En ce moment, je me bats pour trois thèmes : l'emploi des jeunes, la croissance verte et la lutte contre la crise morale.

Sego-5-FM-MEAGSR.jpg

Ségolène Royal lors de son discours sur le pacte de confiance pour l'emploi des jeunes et sur les discriminations dont ils sont victimes à la Convention pour l'Egalité Réelle du PS le 11 décembre 2010 (MEAGSR/F.M.)

socialisme : Qu'est-ce qui vous distingue politiquement de Dominique Strauss-Kahn ?

Ségolène Royal : Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce qui distingue les socialistes entre eux, mais ce qui les rapproche ou la façon dont ils se complètent les uns les autres. Pour construire une équipe solide, diverse, offensive, qui veut gagner. S'il y a des différences, elles se verront au cours des primaires.

Abécé : La gauche française n'a-t-elle pas surtout besoin de clarification ? Un clivage entre son aile gauche et son aile sociale libérale n'est-il pas inévitable aujourd'hui ? Le PS d'antan n'a-t-il pas vécu ?

Ségolène Royal : Je vois la diversité des gauches comme une richesse, et pas comme un handicap. Car nous avons à résoudre des problèmes complexes et je pense que certains ont besoin d'une forme de radicalité et d'autres, de la construction d'une convergence. Il faut donc puiser dans les deux – ou trois – identités du PS pour bâtir l'avenir.

Ardicus : Si le président Sarkozy revient au débat classique sur la sécurité, quelle sera la stratégie du PS ?

Ségolène Royal : Je considère que la question de la sécurité est essentielle pour la gauche, car ce sont les Français les plus précaires qui subissent aussi l'insécurité au quotidien. Les insécurités se cumulent : insécurité sociale, insécurité éducative, insécurité sanitaire, et insécurité dans la rue, dans le quartier ou dans l'école. Donc c'est au coeur du combat pour la justice.

C'est un tort d'avoir laissé ce sujet à la droite. Pour ma part, je ne le lui ai jamais laissé, même si j'ai été dénigrée dans mon propre camp lorsque j'ai proposé l'encadrement militaire de délinquants. Le Parti socialiste a évolué, il est beaucoup plus conscient de l'urgence. Mais il reste du travail à faire.


Rémi : Bonjour Madame Royal. Concernant le thème de l'immigration, ne vaut-il pas mieux que le PS prenne les devants et ne laisse pas l'intégralité de ce thème à l'UMP et au FN ?

Ségolène Royal : Aucun thème n'est tabou. Mais c'est à nous d'être à l'offensive et pas sans arrêt en réponse. Aucun sujet ne me gêne. Il faut construire notre projet, y compris sur la question des migrations internationales, sinon, on est piégé dans un discours d'indignation qui ne fait que valoriser les thèses que l'on combat.

wilfried : Sur le fond, que pensez-vous de "l'occupation" de la rue Myrha par des musulmans qui prient dans la rue (pour reprendre les termes de Marine Le Pen – NDLR) ? Quelles solutions proposeriez-vous ?

Ségolène Royal : Je pense que la laïcité telle qu'elle a été inscrite dans la Constitution s'accompagne de la liberté d'exercice du culte. Par conséquent, les convictions religieuses doivent pouvoir s'exercer dignement dans des lieux suffisamment grands.

SR-chat-LMfr-15-12-2010-0124.jpg

La mosquée de la rue Myrah, trop petite pour accueillir tous les habitants du quartier

Bonobo : Bonjour. Quelle politique budgétaire mènerait le PS s'il était invité par les Français à gouverner en 2012 ?

Ségolène Royal : Ma principale priorité, c'est l'emploi, encore l'emploi, toujours l'emploi. Et bien évidemment, les salaires qui vont avec. Donc le principal levier, c'est la croissance verte, le volontarisme pour l'emploi des jeunes et celui des seniors, et l'investissement dans la formation et l'éducation.

Au risque de trop parler de ma région, je voudrais quand même dire que je viens de faire voter le budget de Poitou-Charentes. Sans augmentation d'impôts depuis six ans, avec une baisse de la dette, et en mobilisant des moyens financiers importants pour la croissance verte et pour le pacte de confiance pour l'emploi des jeunes.

Il faut dépenser mieux en construisant des partenariats avec les entreprises. J'ai signé avec les réseaux d'entreprises de la région un engagement qui conditionne les aides économiques à l'obligation de prendre des jeunes en formation par alternance. Nous donnons des bourses "Désir d'entreprendre" à tous ceux qui veulent créer leur activité. Bien d'autres exemples pourraient être pris.

BRDE.gif

melajara : Le smic ne sera pas revalorisé en 2011. Que vous inspire cette décision ? Qu'auriez-vous fait ?

Ségolène Royal : La non-augmentation du smic est un scandale. Qui peut vivre dignement avec 1 073 euros net par mois, alors même que tous les prix augmentent ? Un salarié sur dix est concerné. Il y a aussi tous ceux – et surtout toutes celles – qui sont à peine au-dessus du smic. Dans le même temps, on vient d'apprendre que la rémunération des patrons des groupes du CAC 40 s'élève en moyenne à 200 fois le smic, soit 200 000 euros par mois. Sans compter, bien sûr, tout le reste – stock-options, etc.

Est-ce vivable ? Non. Est-ce tolérable ? Non. Est-il possible de faire autrement ? Oui. La preuve : lorsque j'ai rencontré hier les ouvriers licenciés par le groupe Danone, les "Lu", et ils viennent d'obtenir, dix ans après, une décision de la Cour d'appel qui annule ces licenciements qualifiés de "licenciements boursiers", j'ai dit qu'il fallait inscrire dans la loi cette jurisprudence, qui permettra de contrôler les licenciements et les délocalisations dans les groupes qui font des profits importants et qui en veulent toujours plus.

7df3d4ce-07bb-11e0-bcb5-f86a1b4ac373.jpg

Ségolène Royal et les "p'tits LU" à Ris-Orangis le 14 décembre 2010 (AFP/Joël Saget)

Dans ces groupes, c'est par un nouveau partenariat, comme cela se fait dans d'autres pays, qui donne plus de pouvoir aux organisations syndicales, que l'on peut rendre transparente la hiérarchie des salaires et donc augmenter les bas salaires.

jean f : Proposeriez-vous un smic à 1 500 euros comme en 2007 ?

Ségolène Royal : Je défends la hausse du smic et des bas salaires. Comme vous le  savez, la formulation d'un montant précis doit s'accompagner de l'engagement de la façon dont on va s'y prendre pour l'obtenir. Sinon, une fois de plus, on ferait des promesses auxquelles les gens ne croient pas. Dans les petites entreprises, un bond de 50 % du smic sera difficile à mettre en place, et peut même menacer leur avenir. Dans les grands groupes, il est évident que c'est plus que possible.

C'est pourquoi, pour que ce soit possible pour tous les salariés de voir les bas salaires augmenter, il faut faire une réforme fondamentale, celle qui consiste à moins taxer le travail que le capital. C'est là que se trouve la clé d'une autre répartition des richesses. Si, par exemple, on pouvait, dans les petites entreprises, verser aux salariés le smic brut au lieu du smic net, on aurait déjà une augmentation de 300 euros par mois. Ce qui supposerait de faire contribuer les revenus financiers à la protection sociale.

Olivier V : Faut-il légaliser la gestation pour autrui en France ? Le PS semble divisé sur ce point.

Ségolène Royal : Je pense que ces sujets méritent une réflexion approfondie, qu'on ne peut pas les régler par des impressions ou par des a priori. Et c'est bien qu'il y ait une diversité des opinions au PS, parce que ce sont des sujets complexes. D'une façon générale, les Français sont plus ouverts que les politiques sur ces questions.

Je n'ai pas de position arrêtée sur cette question précise.

domtom : Quelle stratégie pour éviter l'éparpillement des voix au premier tour [de la présidentielle 2012] et ne pas recommencer le scénario de 2002 ? Que faire face à M. Mélenchon, avec lequel il faudra peut-être compter ?

Ségolène Royal : Plus nous serons rassemblés au premier tour, plus la dynamique de victoire de l'entre-deux-tours sera forte. L'idéal serait d'avoir un candidat ou une candidate et une équipe commune rassemblant la gauche radicale, les écologistes, les socialistes, et certains centristes humanistes. Bref, tous ceux qui veulent en finir avec le sarkozysme.

Paul : Si vous passez les primaires en tête et la présidentielle, tendriez-vous la main à des élus de droite ? Si oui, lesquels ? Et au centre ?

Ségolène Royal : L'élargissement doit se faire sur le projet et sur les valeurs que l'on aura défendus. La France souffre, les Français sont très inquiets, on sent un vrai rejet des discours et des promesses politiques, un doute profond sur la capacité de cesser de courber l'échine devant la puissance des logiques financières. Il faut donc bâtir une vision alternative et rassembler sur cette base tous les républicains qui n'acceptent plus de voir la France abîmée.

Johan : Pensez-vous être la bonne candidate étant donné votre échec en 2007 ? Quelles leçons avez-vous tirées et en quoi avez-vous changé ?

Ségolène Royal : Ce sont les électeurs qui vont dire si je suis la bonne candidate. Je rappelle que tout le monde peut venir voter, cette question m'est souvent posée. Il suffit d'être inscrit sur les listes électorales.

les annees mitterrand 2

François Mitterrand le 21 mai 1981, premier jour de son premier septennat, après 3 candidatures, sur les marches du Panthéon

François Mitterrand a été trois fois candidat, Lula, au Brésil, quatre fois. Avoir été candidate une fois ne donne aucun droit, mais non plus aucun interdit. J'ai conduit les socialistes au second tour de l'élection présidentielle dans des conditions difficiles, et obtenu 17 millions de voix.

600px-Brazil.LulaDaSilva.02.jpg

Le président Lula le 6 novembre 2003, au début de son premier mandat, et qui a été élu après 4 tentatives (Ricardo Stuckert/PR)

 

Depuis, il s'est passé beaucoup de choses. J'ai beaucoup travaillé, je me suis beaucoup déplacée pour écouter les Français, j'ai échangé au niveau international pour comprendre le monde, j'ai bâti une région laboratoire pour la croissance verte et les valeurs démocratiques, j'ai rassemblé des équipes, inventé les universités populaires avec Désirs d'avenir, etc. En un mot, je fais mon travail et j'avance.

Chat modéré par Alexandre Piquard et Nabil Wakim : les réponses et les questions n'ont pas été modérées, mais toutes les questions n'ont pas fait l'objet d'une réponse publiée, comme c'est la règle lors des chats du Monde.fr, NDLR.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link