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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 21:44

 

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De gauche à droite : Sébastien Milhau, André Lubrano, Ségolène Royal, Sébastien Denaja et Pierre D'Acunto à la poupe du Roger Christian III de Roger Delponte ; derrière, la proue du Kelly Rocco d'Ange Morello (@V.Damourette)

Ségolène Royal était à Sète hier en fin de matinée et à l’heure du déjeuner, où elle a participé à une table ronde sur le thème de la pêche, au cours de laquelle elle a fait plusieurs propositions.

Elle était officiellement accueillie par un PS sétois uni, représenté par ses deux secrétaires de section, Sébastien Denaja, de « Sète-2 », soutien de Ségolène Royal, secrétaire fédéral PS de l’Hérault à la coordination et à l’Europe - un acteur important dans le secteur de la pêche – et membre du Conseil national du PS, et Sébastien Milhau, de « Sète – Place Léon Blum », qui n’a pas pris position pour la primaire socialiste, et dont on peu saluer la volonté d’unité.

Sébastien Denaja, mandataire de Ségolène Royal dans l’Hérault, avait averti le maire UMP de la ville, François Commeinhes, « par courtoisie républicaine », et le président de la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau, Pierre Bouldoire, maire PS de Frontignan, « par camaraderie », et s’était réjoui dès le 8 juin 2011 sur son blog de cette unité socialiste sétoise pour la venue de Ségolène Royal :

« Je me félicite, ainsi que l'ensemble des militants de la section PS "Sète 2" de l'élection de notre camarade Sébastien Milhau comme secrétaire de la section "Place Léon Blum".

Si nous portons le même prénom, nous appartenons surtout à la même génération et, ensemble, nous aurons à cœur de faire vivre l'unité du PS Sétois, autour de nos valeurs fondamentales : le progrès humain et la Justice sociale. Ensemble, nous donnerons chair au beau mot de "Fraternité".


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Sébastien Denaja et Ségolène Royal rencontrent les professionnels de la mer à bord du Roger Christian III (@B.Langlois/afp)

A Sète, s'il y a deux sections PS, il n'y a qu'un seul Parti Socialiste ; un seul projet : celui du Parti socialiste ; une seule ambition : la victoire de la gauche en 2012 et en 2014 !

Les Sétois peuvent compter sur nous ! Les socialistes Sétois sont unis !

"Le vent se lève" ! » 

La ville de Sète, qui a vu naître Georges Brassens, Paul Valéry, Jean Vilar ou du sculpteur Pierre Nocca, ami de César, oscille entre gauche et droite ; depuis 2001, l’UMP Pierre Commeinhes dirige la ville, après un mandat de son rival de toujours, le marin-pêcheur et communiste François Liberti.

Aussi sur le quai Aspirant-Herbier, au bord du canal Royal, centre de vie de la ville, le comité d’accueil, très motivé et enthousiaste, était-il plus restreint que dans de plus grandes villes à gauche. Quelques dizaines de militants s’était déplacés, certains – certaines – de fort loin.


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Le comité d'accueil de Ségolène au bord du canal Royal, devant le Roger Christian III ; de dos à gauche, Raymonde, de Marseillan, avec son tee-shirt "Demain ne se fera pas sans toi" (@Midi Libre)

Françoise Rozan, animatrice de Désirs d’avenir dans l’Aveyron, département limitrophe de l’Hérault au nord, avait fait une heure et demi de route pour tendre trois roses rouges à Ségolène Royal, elle voulait que « Ségolène Royal reçoive à Sète un bon accueil ».

Raymonde, de Marseillan, commune limitrophe de Sète au sud-est de l’étang de Thau, arborait fièrement un tee-shirt affichant sa conviction, sur lequel on pouvait lire : « Demain ne se fera pas sans toi » et espérait « le bisou ».

Anouk Kremer Deau, la coordinatrice de Désirs d’avenir Hérault, expliquait, donnant raison à Ségolène Royal qui demandait de tourner la page au niveau de la fédération de l’Hérault : « Il faut la suivre jusqu’à ce qu’elle soit élue même si être ‘Royaliste’ et ‘Frêchiste’, ça fait beaucoup à porter ! »


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Roger Delponte et son gendre Vincent Cati

Car Ségolène Royal tenait une table ronde à bord du Roger Christian III, un chalutier de 25 mètres appartenant au patron-pêcheur Roger Delponte. Installée à la poupe du navire, la table ronde donnait sur la proue d’un autre chalutier, le Kelly Rocco d’Ange Morello, autre patron-pêcheur invité à la table ronde.

Ange Morello, il y a trois ans déjà, le 4 juin 2008, s’était rendu à Bruxelles avec d’autres marins-pêcheurs français et italiens, pour rencontrer la Commission européenne sur le problème crucial du prix du carburant, du gazole : les pêcheurs souhaitaient ne pas payer plus de 40 centimes le litre, alors que le prix était à 80 centimes, et la porte-parole du commissaire à la Pêche maltais Joe Borg (PPE, droite au Parlement européen) refusait toute idée de subvention à la pêche. Ange Morello tirait déjà a sonnette d’alarme :

« Nous sommes venus pour dire que nous ne pouvons pas travailler avec le prix du gazole à l'heure actuelle. Cela fait trois semaines que nous faisons grève. Nous préférerions travailler, mais, au prix actuel, ce n'est pas possible. »


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Le Kelly Rocco d'Ange Morello, en pleine mer

Les « forçats de la mer », en plus des conditions de vie si dures que certains se suicident, risquent aussi leur vie tous les jours avec les grands cargos de l’élevage de masse qui croisent, nombreux, en Méditerranée. Le Kelly Rocco, en pleine pêche, a évité de justesse au début de l’année l’abordage par un cargo de bétail, l’Etab, suite à une négligence du responsable de quart du cargo, pas vraiment de la même taille que le chalutier.

Le capitaine a été rappelé à l’ordre, mais l’année précédente, 3 événements de ce type s’étaient déjà produits pour la flotte sétoise, dont un qui n’avait pas pu éviter l’abordage, celui du Louis Gaëtane II de Pierre D’Acunto – autre invité de Ségolène Royal – par un cargo-bétaillère aux officiers syriens, l’Almhmoud Transporter, qui ne s’est même pas arrêté. Pierre D’Acunto, hospitalisé deux jours, après l’éperonnage de son bateau, raconte ce qui aurait pu se traduire par une coulée à pic :

 

 

 

Pierre D’Acunto est président de l’AMOP, l’Association Méditerranéenne des Organisations de Producteurs, installée à Sète en raison de sa position géographique centrale. L’AMOP a obtenu le statut d’Organisation de producteur, ce qui permet aux coopératives adhérentes de bénéficier de soutiens de marchés (prix) pour toutes les espèces du littoral méditerranéen français. Le but de l’AMOP est de rassembler tous les chalutiers et lamparos du Golfe du Lion, soit 120 navires pour 25 000 tonnes de poisson blanc et bleu par an et un chiffre d’affaires d’environ 30 millions d’euros.


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Illustration sur la page d'accueil de l'AMOP...

L’AMOP réclame « un juste équilibre entre une exploitation raisonnée des ressources et un développement des activités économiques ».

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S’interrogeant sur leur avenir, les pêcheurs de l’AMOP « ont pris l’initiative de s’engager vers une pêche durable en proposant un certain nombre d’actions dans le cadre d’un contrat bleu ». Une étude sur l’opportunité d’une éco-certification de la pêche du petit poisson bleu (sardine, anchois) est en cours.

Autre invitée de la table ronde tenue par Ségolène Royal, Claudette Armengaud, une ostréicultrice de Loupian, sur l’autre rive de l’étang de Thau, à l’extrémité nord du bassin.

Enfin, dernier invité et non des moindres, André Lubrano, ancien secrétaire de section PS à Sète, devenu conseiller régional en mars 2010 sur la liste de Georges Frêche. André Lubrano, avec son entrée au Conseil régional, a pris la délégation du port de Sète-Frontignan, et la présidence du Cépralmar (Centre d’études et de PRomotion des Activités Littorales MARitimes).

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 Le Cépralmar vise à « favoriser le développement durable du secteur des pêches et des cultures marines mais également la gestion intégrée des zones côtières », avec un volet filières (valorisation de la pêche en Languedoc-Roussillon, organisation de la mise sur le marché, …) et un volet milieux : qualité des milieux lagunaires, aménagements et outils de planification, et récifs artificiels.


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L’ensemble des invités de la table ronde sur la pêche se sont donc réunis autour de Ségolène Royal, sur le canal Royal, à Sète au nom qui indique depuis des centaines d’années son attachement à la mer : à la naissance de Brassens, la ville s’appelait Cette – chantée par le poète, du grec kêtos, baleine.

Si on ne chasse pas la baleine à Sète, la pêche est bien active. Les gens de la mer invités par Ségolène Royal, « grandes gueules que nous sommes », ont parlé de leurs difficultés et de leurs problèmes : hausse du prix du carburant, quotas « dérisoires pour les thoniers », bascule du poisson bleu (poissons de haute mer comme le thon, le hareng, le maquereau, la sardine, l’anchois) vers le poisson blanc (poissons de grandes profondeurs comme le cabillaud, l’églefin, le grenadier, le lieu, le merlan, le merlu), « qui va faire qu’on va vers la fin de la pêche ».

Les pêcheurs ont dit leur détresse, leur sentiment d’être « abandonnés », d’être moins bien traité que les agriculteurs, « beaucoup plus aidés que nous ». Ségolène Royal a pris beaucoup de notes, comme elle le fait toujours, et a souhaité répondre à « ce sentiment d’abandon qui rappelle celui des éleveurs ».


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Ségolène Royal à la réunion publique de la Force Citoyenne à Montpellier plus tard hier après-midi (@B.Campels)

Elle a fait plusieurs propositions qui ont montré sa connaissance pointue du dossier : « bloquer le prix des carburants, d’harmoniser les conditions de pêche dans l’ensemble des pays méditerranéens, d’investir dans la recherche car il n’y a pas de crise sans apporter de nouvelles solutions. Il faut faire évoluer le métier et reconstituer la ressource halieutique avec des récifs artificiels », et accorder à la pêche un statut de « calamité » naturelle, comme pour les agriculteurs et les éleveurs, en se basant sur la disparition du plancton en Méditerranée, premier maillon de la chaîne alimentaire.

Bloquer les prix des carburants : et pour cause ! Déjà en 2008 Ange Morello allait frapper à la porte de la Commission européenne à Bruxelles, les prix étant deux fois trop élevés à 80 centimes le litre. Après une forte baisse du cours du pétrole fin 2008, le cours est reparti à la hausse, et le cours début 2011 s’établit à 60 centimes en moyenne, et à plus de 65 centimes à Sète le 12 mai dernier, encore trop élevé.


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Le Roger Christian III de Roger Delponte à quai : aujourd'hui, le gasoil revient entre 6 et 7 000 euros la semaine!

C’est qu’un chalutier comme le Roger Christian III brule 10 à 12 000 litres de gasoil, et engloutit donc 6 à 7 000 euros par semaine à 60 centimes le litre. C’est dire comme le prix du gasoil est important, et ses soubresauts catastrophiques – début 2009 on était entre 30 et 40 centimes, un prix jugé acceptable par les professionnels.

Harmoniser les conditions de pêche dans l’ensemble des pays méditerranéens : avec la concurrence européenne, espagnole notamment, sur des ressources qui s’épuisent, c’est une évidence.

Mais on pourrait ajouter une harmonisation vers le haut, et pas une qui conduit les gens de la mer à la tombe comme en ce moment. En effet, la Commission européenne aujourd’hui propose des ‘primes à la casse’, qu’elle propose de remplacer par des quotas de capture individuels pour les prochain budget pluriannuel (2014-2020), deux chemins qui mènent à la tombe.

Vendredi, on apprenait par L’Express que la principale action de la France et de 5 autres pays (Belgique, Espagne, Irlande, Italie et Portugal) avait été d’écrire à la commissaire européenne à la Pêche grecque María Damanáki pour demander le maintien des ‘primes à la casse’ et du budget de la politique européenne de la pêche à 4,3 milliards d’euros, car la Commission européenne cherche à faire des économies.


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La commissaire européenne à la Pêche grecque María Damanáki lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 27 septembre 2010 (@G.Gobet/afp)

En 2008, sur le carburant, la Commission européenne ne voulait accorder aucune subvention, fidèle à sa doxa, et réclamait même le remboursement des aides de ce type accordée jusque là par la France.

Dernière trouvaille du gouvernement pour contenter les pêcheurs et la Commission européenne, mais sans offrir de perspective d’avenir aux pêcheurs : les « arrêts biologiques ». Des primes pour que les navires restent à quai, prétendument pour préserver la ressource halieutique, en fait pour que les patrons-pêcheurs ne sortent pas. Ce qui, sans blocage des prix du gasoil, est parfois préférable et permet de payer les traites et les matelots, mais pas d’exercer un métier. 12 chalutiers en ont bénéficié du 15 mars au 15 avril à Sète, et ont touché 2 500 euros par jour, quand ils ne sont pas rentables en sortant en mer et en consommant du gasoil à moins de 4 000 euros de recette à la criée par jour.


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Des "arrêts biologiques proposés aux chalutiers de haute mer (poissons bleus) puis de fonds (poissons blancs) (@V.Damourette)

Le Midi Libre soulignait : « L’Europe préfère ça aux “aides au carburant”, qu’elle juge illégales. L’arrêt biologique, ça calme les pêcheurs (qui ont montré en mars qu’ils pouvaient être unis), et ça fait écolo. »

Seule mesure un tant soit peu positive dans ce domaine proposée par la France et 5 autres pays dans leur lettre à María Damanáki : proposer la reprise des aides à la modernisation de la pêche, arrêtées en 2002, pour effectuer des recherches permettant notamment de produire des chalutiers économes en énergie et donc en gasoil. Une mesure qui n’a aucune chance d’être acceptée tant à cause du manque de volonté politique de Nicolas Sarkozy que du fait que cela permettrait, selon la Commission, d’augmenter la flotte de bateaux de pêche européens, déjà jugée surcapacitaire par elle.

De la volonté politique, justement, elle en a Ségolène Royal, qui propose logiquement « d’investir dans la recherche car il n’y a pas de crise sans apporter de nouvelles solutions ». Ségolène Royal propose une autre piste : « Il faut faire évoluer le métier et reconstituer la ressource halieutique avec des récifs artificiels. ».

Une idée qui fait son chemin en région. En effet, en septembre 2010 le Midi Libre, traitant d’un projet de récifs artificiels immergés où la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée prenait part, soulignait les nombreux bénéfices de cette pratique : « l'enrichissement de l'écosystème, l'augmentation de la diversité spécifique, avec la restauration d'un habitat d'importance très forte sur les plaines et les fonds sablo-vaseux, la colonisation puis le développement d'espèces "cibles" », auxquels s’ajoutaient la réduction des distances à parcourir pour accéder aux zones de pêche, donc la limitation des coûts d'exploitation, avec un impact direct sur la rentabilité des entreprises.

D’ailleurs la Commission européenne valide cette pratique puisqu’elle permet, insigne honneur pour un marin-pêcheur « mourant », de couler son bateau pour toucher la ‘prime à la casse’, si c’est dans le but de former un tel récif. Pas sûr que ce soit très écologique, mais c’est acceptable aux yeux de la Commission.

Dernière mesure d’équité entre les agriculteurs et les gens de la mer : que ces derniers puissent bénéficier du statut de « calamité » naturelle, comme les agriculteurs, sur la base de la disparition du plancton, premier maillon de la chaîne alimentaire, en Méditerranée.

Une mesure de bon sens, d’équité et de solidarité : l’ordre juste en fait.


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Image satellite du phytoplancton dans le golfe de Gascogne (Nasa Goddard Photo and Video/Flickr)

Jusqu’en mars 2012 se tient à Monaco une exposition, initiée à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, sur les dangers qui guettent la mer Méditerranée. Parmi ces dangers, la disparition du phytoplancton, due au… réchauffement climatique, une des préoccupations majeures de Ségolène Royal tant au plan environnemental qu’humain (migrations massives). Un article de Rue89 d’août 2010 nous apprend que le phytoplancton, base de la chaîne alimentaire marine et qui joue un rôle primordial dans le cycle du carbone (100 millions de tonnes de CO2 captées par jour !), disparaît discrètement. Au rythme de 1% par an environ. 40% depuis 1950. Pourquoi ? À cause d’une hausse de la partie supérieure des mers et océans du globe de 0,5 °C à 1°C depuis un siècle.

 

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 Ségolène Royal pendant son discours à Montpellier (@Djoulf)

Il est vraiment temps que nous donnions à la France une présidente qui mette en marche avec volontarisme la mutation énergétique et la mutation industrielle pour une croissance verte et l’excellence environnementale.

Frédérick Moulin

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

mirjossbom 20/06/2011 14:25



Ce matin dans "Politique Matin" sur LCP, on a mis un "flop" à Ségolène Royal avec ce commentaire (je reprends l'idée d'ensemble)... SR s'est fait chauter à
Montpellier, on aurait pu croire qu'elle repartait mais ce passage à Montpellier montre qu'il n'en est rien... Dans cette même émission, on oublie régulièrement toutes ses réunions très réussies
et on oublie aussi le monde qui se presse pour l'écouter... oubliez oubliez...



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