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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 09:02

5980327829_6335f4cc75_z-1-.jpgQuel est le sens de la gauche ? Le clivage gauche / droite est-il encore pertinent ? Où va la gauche aujourd’hui ?

La dernière expérience gouvernementale de la gauche en France remonte à Lionel Jospin. Une expérience qui s’est achevée dans le drame de la campagne présidentielle de 2002 marquée par la maladroite formule face aux licenciements « l’Etat ne peut pas tout », remettant en cause le sens même d’un pouvoir de gauche, et l’élimination dès le premier tour qui a laissé l’électorat de gauche désemparé. En 2006, les sympathisants  adhérent en masse au Parti socialiste pour soutenir la candidature de Ségolène Royal afin d’assurer un renouveau de la gauche.

Depuis 2007, Ségolène Royal est devenue le principal leader de la gauche française. Quel est le bilan de son action depuis 2007 ?

 

La gauche ce fut d’abord la lutte pour la République, par opposition à la monarchie ou au bonapartisme, mais aussi pour faire triompher certaines valeurs. Car en France, la République ce n’est pas seulement un régime politique. La République a apporté le suffrage universel, les libertés, l’Etat de droit, la laïcité. Le premier combat de la gauche, ce fut de donner à la République ses valeurs, valeurs incarnées par son drapeau tricolore et par sa devise : liberté, égalité, fraternité.

On doit à Ségolène Royal d’avoir rétabli cette dimension historique à la gauche républicaine. Alors que l’extrême droite tentait de s’approprier les symboles de la République, étrange revirement de l’histoire, Ségolène Royal a combattu, et ce ne fut pas facile au sein même de son parti, pour redonner à la gauche le sens de la République. Imposant le drapeau tricolore, restaurant dans le discours de gauche la devise républicaine, la socialiste a réussi à redonner cette dimension républicaine à la gauche.

C’est ce qui lui permet aujourd’hui de défendre les valeurs de la République. Ce qui lui permet de pouvoir répondre à François Fillon, dans la polémique concernant Eva Joly, en lui rappelant le sens de la nation dans notre République. C’est ce qui lui permet de pouvoir proposer un vaste rassemblement jusqu’aux républicains gaullistes.

 

La gauche ce fut ensuite la lutte pour le progrès social. L’industrialisation de la France s’est accompagnée d’une exploitation féroce de la main-d’œuvre ouvrière par le capital. Ce fut la mise à l’usine des hommes, des femmes et des enfants dans des conditions terribles. Contre cette exploitation, il a fallu des hommes et des femmes pour combattre et imposer la question sociale. Les radicaux s‘opposent aux opportunistes, les socialistes vont aller plus loin, remettant en cause le système capitaliste, cette loi du marché qui broie les hommes, Jean Jaurès va leur apporter sa voix. 

On doit à Ségolène Royal de porter toujours cet idéal de progrès social. Lors de la campagne de 2007, on lui doit les mots les plus justes, les plus forts, le combat contre l’exclusion d’une partie de la jeunesse en France, car pour Ségolène Royal il n’y a pas une jeunesse de souche, la France a besoin de toute sa jeunesse. On lui doit le combat contre ce que François Mitterrand appelait « les forces de l’argent », ces prédateurs de la finance qui veulent imposer leur mondialisation en refusant toute réglementation et faire régner la loi du plus fort. On lui doit le combat contre les remises en cause de la protection sociale en France, dans la ligne libérale de Nicolas Sarkozy. Alors que d’autres socialistes préféraient rester à l’écart, Ségolène Royal est montée en première ligne pour la défense de la sécurité sociale et de la retraite à 60 ans. Expliquant qu‘il fallait préserver ce droit social pour les Françaises et les Français qui ont commencé  à travailler tôt et qui ont l’espérance de vie la plus courte.

Le combat social de Ségolène Royal, n’est pas un positionnement tactique pour une campagne électorale, il ne s’agit pas de sauter comme un cabri en se déclarant de gauche, de gauche, de gauche, … c’est un engagement qu’elle mène dans son action politique avec les forces de gauche.

 

La gauche c’est aujourd’hui la prise en compte de la question écologique. Faute de prendre suffisamment en compte cette dimension, un courant écologique autonome s’est constitué : aux socialistes la question sociale et aux écologiques la question écologique. Les choses semblent bien réparties, les alliances du deuxième tour réunissent les deux forces politiques.

On doit à Ségolène Royal d’avoir réussi à imposer la question écologique au Parti socialiste. La bataille ne fut pas simple car pour la branche traditionnelle du socialisme, l’écologie n’est pas un thème socialiste. On entend encore les discours de socialistes considérant que seuls les sujets sociaux doivent être mis en avant. Ségolène Royal s’est battue pour expliquer les trois dimensions de l’écologie : la protection environnementale fondamentale pour préserver la planète, mais aussi l’intérêt économique car ce sont des énergies, ce sont des activités nouvelles à développer, et la dimension sociale. Sa prise de position contre la taxe carbone en est la plus illustre démonstration, la mutation écologique ne peut se faire sur le dos des catégories sociales les plus fragiles.

Cet engagement, qui ne date pas d’hier, sur la question écologique, ses actions fortes dans sa région, font aujourd’hui de Ségolène Royal la candidate écologique crédible.  

 

La gauche de Ségolène Royal, c’est toute la gauche : républicaine, sociale et écologique. Ce triple engagement lui permet aujourd’hui de proposer un vaste rassemblement des forces de gauche et républicaine. Il ne s’agit pas de proposer aux Français et aux Françaises une image carte postale de campagne électorale, d’alliances entre chefs de partis pour gagner une élection en additionnant des voix. Il s’agit de proposer une réelle orientation politique pour l’alternance en 2012. Voilà pourquoi il est important que Ségolène Royal qui porte ce rassemblement dans ses combats, dans nos combats, tous les combats de la gauche, gagne ces Primaires. Elle est aujourd’hui, au-delà des appareils politiques, le principal leader des gauches en France. 

 

Philippe Allard

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Parti socialiste
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commentaires

francis 02/08/2011 09:55



dans cette synthèse historique, féminisme, luttes anti colonialistes internationalisme et antimilitarisme ont été oubliés, ou omis...


par ailleurs, beau texte !



Alioune 02/08/2011 08:23



Les notions de Gauche et de Droite ne sont pas si faciles à définir autrement que dans le champ du combat politique ; il me semble que la différenciation essentielle se trouve dans le rapport au
pouvoir : Le "peuple" de Gauche serait par nature dans une situation de contestation du pouvoir alors les gens de Droite seraient dans la soumission à l'autorité. 


C'est d'ailleurs sur cette relation au Pouvoir que se sont faites les divisions de la Gauche : certains considérant que la radicalité de l'opposition au pouvoir pouvait être un critère de
"pureté" idéologique.


On voit bien que cette problématique fragilise la conquête du pouvoir par la Gauche dans la mesure où une fois le pouvoir obtenu, la Gauche au pouvoir verra naître une autre Gauche la contester.


Ségolène Royal a souffert en 2007 de cette ambiguïté dans la mesure où dans tous ses thèmes de campagne elle a voulu apparaître comme une Femme de pouvoir, c'est à dire d'une certaine crédibilité
au pouvoir ; en 2011 elle a corrigé cette image en se présentant plus comme la porte-parole des "sans voix" mais son image reste ce qui dans un sens témoigne aussi de son souci d'être
responsable.


En 1981, Mitterrand a d'abord gagné les élections sur sa capacité à personnifier la révolte face au pouvoir établi . 


En 2012, la femme ou l'homme de Gauche qui sera élu le sera d'abord sur l'anti-sarkozysme assimilé aux effets pernicieux du pouvoir ! 


La question qui se posera toujours a trait à la capacité pour un élu de Gauche de ne pas symboliser le pouvoir et de rester toujours un révolté !



Françoise BAUMAL 01/08/2011 23:34



Très bel article. Génial. Tout ce que tu dis est vrai.Il faudrait le capitaliser dans la campagne des primaires car il démontre clairement la supériorité de Ségolène, la rassembleuse. Pourquoi ne
pas en faire un tract ou une diffusion massive?Un thème de campagne...,



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