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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:45

 

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Dimanche soir, Ségolène Royal était sur les plateaux de France 2 à 20 heures pour la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Alors que Thomas Hollande laissait éclater sa joie avec ses amis militants au QG de campagne du candidat socialiste, Ségolène Royal rayonnait. Moment de grâce.

 

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Mais assez vite, Thomas Hollande nous rappelait à la réalité : « Ça va être très dur, on le sait », soulignait-il, un commentaire repris par plusieurs journalistes en fin de soirée, avant de rajouter très vite : « Mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne. ». Plus tard, sur France 2, Najat Vallaud-Belkacem reprendra cette idée en indiquant qu’il n’y aurait pas « d’état de grâce ».

« Pour être tout à fait franche, moi je ne crois même plus en l’état de grâce. Je crois que les Français ne vous signent plus de chèque en blanc, voilà. Ils sont suffisamment lucides sur la situation, ils ont tellement d’attentes aussi à l’égard du politique, et en même temps, sont désenchantés de la politique, qu’il va falloir très vite faire nos preuves. »

 

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Ségolène Royal : "La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur."

Mais après cette dose de lucidité, une certaine fierté quand même, rappelée par Ségolène Royal :

« C’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur. »

Pierre Bergé a également enfoncé le clou :

« Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté. »

 Puis Ségolène Royal a rappelé « ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité ».

 

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Un des nombreux bains de foule de François Hollande avec les Français le 6 mai 2012 au soir, ici avec les Tullistes après son discours place de la cathédrale : François Hollande serre la main d'une Tulliste qui la lui tend, un geste que Nicolas Sarkozy nous avait fait oublier.

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François Hollande pendant son premier discours de président élu à Tulle, place de la cathédrale, le 6 mai 2012 au soir

Quelques dizaines de minutes plus tard, après et avant de nombreux bains de foules avec les Français dont Nicolas Sarkozy nous avait fait perdre l’habitude, François Hollande s’adressait à la France et aux Français place de la cathédrale à Tulle et s’engageait sur ce thème de la justice évoqué par Ségolène Royal, très présent hier soir :

« Je mesure l’honneur qui m’est fait et la tâche qui m’attend. Devant vous, je m’engage à servir mon pays (acclamations) avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction. Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. »

La jeunesse, un des thèmes abordés aussi dans la soirée par Ségolène Royal : François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire […] la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, […] et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions. ».

Selon une étude Ifop, 56% des moins de 35 ans auraient voté François Hollande, et de fait, les jeunes de la France métissée étaient très présents, place de la Bastille, dimanche soir.

 

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Les jeunes place de la Bastille le 6 mai au soir

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Les jeunes (et les moins jeunes) remontent la rue de Rivoli, ici au niveau du Carroussel du Louvre, en direction de la place de la Bastille. Beaucoup venaient de la rue de Soléferino.

« Je m’engage à servir mon pays avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction » : cette promesse semblait aussi dans l’air du temps hier soir, quand Josiane Balasko, drapeau tricolore sur les épaules, confiait, place de la Bastille :

« Il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme. »

Dans l’édito de Marianne (28 avril – 8 mai 2012), Jacques Julliard écrit sur la même ligne : « Si vous voulez vraiment surprendre, faites un gouvernement d’honnêtes gens. Et peut-être aussi de gens modestes. ». « Le pouvoir est fait pour servir, et non pas pour se servir. », martelait Ségolène Royal à l’Université d’été de La Rochelle en août 2010, et bien souvent depuis.

 

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Ségolène Royal : "Nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles."

Ségolène Royal, sur le plateau de France 2 dimanche soir, a ajouté : « Vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles. […] Les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. ».

Puis Ségolène Royal a égrené les mesures qui seront prises très rapidement par le président et son gouvernement, comme annoncé dans sa feuille de route pour la première année du nouveau quinquennat, et dont beaucoup s’inspirent largement de ses idées de 2007 et de son programme pour la primaire citoyenne de 2011 : outre celles sur le chômage des jeunes et les moyens pour l’école pour que la prochaine rentrée scolaire se passe bien, François Hollande « va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, […] la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement » pour les PME.

 

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Ségolène Royal : "Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin."

Ségolène Royal a également rappelé sa contribution aux idées du Parti socialiste et de la gauche, la façon dont elle a ouvert la voie, souvent à l’avant-garde et souvent incomprise :

« Comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels. »

Pour Clémentine Célarié, comme d’autres figures anonymes place de la Bastille, l’élection de François Hollande, c’est « la liberté ».

 

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France 2 montre le parallélisme dans la gestuelle des discours entre François Mitterrand et François Hollande lors du JT de 13h du 7 mai 2012

Et là, devant l’accumulation, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre l’élection des deux François, celle de Hollande et celle de Mitterrand : une ville de province pour tous les deux, enracinés dans un terroir, Tulle pour l’un, Château-Chinon pour l’autre, là où Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy nous ont habitués à Paris ; puis la place de la Bastille pour tous les deux, l’un en 2012, l’autre en 1981 ; la jeunesse pour tous les deux – « Cette victoire est d’abord celle des forces de la jeunesse » commencera François Mitterrand devant la télévision, à Château-Chinon, la liberté citée dès la première phrase par François Mitterrand en 1981 et par les Français place de la Bastille dimanche soir.

 

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Mais les temps ont changé. Clémentine Célarié parle de liberté mais aussi de rassemblement, de solidarité, de fraternité :

« J’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble. »

Et Ségolène Royal de préciser : « Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement. ».

De fait, dimanche, le thème principal était celui du rassemblement, des rassemblements, pour construire ensemble le changement, comme Ségolène Royal le martelait dès sa première intervention sur France 2 :

« Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même. » 

Et d’évoquer ce que François Hollande a dit lors de son Conseil politique quelques heures plus tôt :

« Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. ».

 

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Ségolène Royal organise un conférence de presse improvisée à Solferino

Plus tard, alors qu’elle donne une conférence de presse improvisée dans l’escalier de Solferino, Ségolène Royal reprendra ce thème du rassemblement pour construire l’avenir, au-delà du vote de chacun le 6 mai 2012 :

« Chaque Français doit comprendre ce soir qu’il ait voté ou pas voté pour la gauche, que tout le monde va avoir à apporter sa pierre à l’édifice. »

 

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Après son discours place de la Bastille, alors que les uns et les autres applaudissaient, François Hollande a fait quelques pas pour aller spécialement faire la bise à Ségolène Royal, sous les regards de Najat Vallaud-Belkacem, de Jean-Michel Baylet et d'Arnaud Montebourg.

Dimanche  soir, le rassemblement commençait par le rassemblement des Français, jeunes, militants, sympathisants ou curieux, qui passaient place de la Bastille, où la foule reflétait la France métissée, autour d’une pléiade de chanteurs – Yannick Noah, Cali, Axel Bauer, Kassav, Yaël Naïm, Anaïs, Camelia Jordana, Joyce Jonathan ou Juliette – mais aussi d’hommes et de femmes politiques – Elio Di Rupo, le Premier ministre belge ; Ségolène Royal ; Eva Joly ; Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Parti socialiste du Sénégal ;  Martine Aubry ; Jean-Michel Baylet ; Robert Hue ; et bien sûr toutes les personnalités du Parti socialiste – autour enfin du nouveau président de la République élu, François Hollande, dès son arrivée de Tulle.

Frédérick Moulin

NB : les transcriptions des interventions de Ségolène Royal ci-dessous sont exhaustives. Quelques images de la France métissée place de la Bastille :

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Wadly, fonctionnaire, et Audrey, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir (Mediapart/Mathieu Magnaudeix)

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Maurine, auxiliaire de vie auprès de personnes âgées, avec une amie, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, entourée des drapeaux français et européen (Mediapart/Mathilde Mathieu)

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Zeineb et Nadia, en master et licence à la Sorbonne, place de la Bastille le 6 mai 2012 au soir, un drapeau tricolore à la main (Mediapart/Mathilde Mathieu)


-oOo-

 

(premières interventions de Ségolène Royal et Thomas Hollande avant 20h15)

 

 

Transcription des interventions sur le plateau et des interviews de personnalités

lors de la soirée électorale du 6 mai 2012 sur France 2

par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal/F.M. (extraits choisis)

 

David Pujadas : merci Sophie, on va vous retrouver dans les instants qui viennent, le temps de voir une autre image, celle de Thomas Hollande, le fils aîné de François Hollande. Vous savez que nous le suivons plus particulièrement ce soir, il se trouve au quartier général du candidat socialiste.

Regardez Thomas Hollande, il a pris une part active à cette campagne aux côtés de son père comme il l’avait fait il y a 5 ans aux côtés de sa mère, et le voici avec ses amis, avec des jeunes militants socialistes qui sont à ses côtés, je vous rappelle que nous ne pourrons pas l’entendre avant 20h00 pile, mais ce sera à France 2 qu’il réservera ses premières déclarations.

Ségolène Royal sur notre plateau, Thomas Hollande, son fils, juste à côté, en direct, quelque part à Paris au quartier général de François Hollande. Elise.

 

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élise Lucet : c’est une belle image. […]

David Pujadas : 19 heures 59 minutes 45 secondes, eh bien oui nous y sommes. Voici notre estimation du résultat de la présidentielle en ce 6 mai 2012 : c’est François Hollande qui est élu président de la République, avec 51,9% des voix. 17 ans après François Mitterrand, la gauche revient à l’Elysée. Victoire saluée par la clameur, on va la découvrir …

Elise Lucet : on va voir les 2 images.

David Pujadas : … rue de Solferino, à la Bastille ; regardez ces images, Jean-Jacques Amsellem va nous les montrer, ces images de joie, cette clameur des milliers de partisans de François Hollande dans la rue. Ils s’en doutaient, ils avaient bien sûr les indiscrétions, mais lorsque l’image de François Hollande est apparue, eh bien, c’est cette joie qui s’est exprimée au grand jour.

élise Lucet : on voit Thomas Hollande en larmes, des larmes de joie, évidemment, hein, on le voit. Je ne sais pas si on va pouvoir l’entendre …

David Pujadas : Thomas Hollande ici porté par ses camarades …

élise Lucet : porté par ses camarades … Je ne sais pas si on va pouvoir entendre sa première déclaration, j’imagine qu’il est tout à sa joie, à son bonheur après ces semaines de campagne aux côtés de son père, ces mois, même, de campagne aux côtés de son père, on voit son … son sourire …

Guillaume Daret : Alain, tu veux une réaction ou pas de Thomas ?

élise Lucet : oui, une réaction de Thomas, bien sûr.

Guillaume Daret : tu veux une réaction, Alain, de Thomas ?

(Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! »)

 

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David Pujadas : allez-y Guillaume, allez-y pour la réaction de Thomas Hollande. (Au siège de campagne : « On a ga-gné ! On a gag-gné ! ») François Hollande devient le 7ème président de la Vème République.

Guillaume Daret : tu veux nous faire une petite réaction … ?

David Pujadas : et nous écoutons Thomas Hollande, Guillaume, allez-y.

Guillaume Daret, au milieu de la joie des militants : allez, Thomas Hollande. Vous avez l’air extrêmement… vous avez l’air extrêmement ému. On va voir … dans quelques instants a priori … on va être à l’é… (Clameur dans la salle) Voilà. Thomas … Thomas, Thomas, votre père vient d’être élu président de la République, on voit que vous pleurez, quel est votre sentiment ?

Thomas Hollande : non, je suis très ému, voilà. Je suis très ému, voilà, j’ai participé à cette campagne, j’avais participé à celle de Ségolène Royal, ma mère, avant, cette fois, c’est … voilà, cette fois elle se termine victorieusement, voilà. Ça va être très dur, on le sait, mais je veux profiter de ce moment de joie avec tous ceux avec qui j’ai fait la campagne et voilà, c’est un moment que je veux vivre aussi collectivement, avec tous ceux avec qui j’ai participé à cette campagne.

Guillaume Daret : qu’est-ce qu’on ressent à titre personnel quand c’est son père qui est élu président ?

Thomas Hollande : je ne sais pas, c’est très difficile à dire, je ne me rends pas encore bien compte de ce que ça signifie, mais voilà, là c’est vraiment une aventure collective qu’on a vécue tous ensemble. J’ai vécu quand même 5 mois de campagne avec tous ceux qui sont là derrière nous, moi dans l’équipe web, et voilà. C’est une aventure collective qui se termine et voilà, je suis très ému, bien sûr, personnellement, mais on est tous aussi très émus ici.

Guillaume Daret : merci beaucoup, Thomas Hollande, pour cette première réaction …

David Pujadas : merci Guillaume …

Guillaume Daret : … on va vous laisser faire la fête avec vos amis. Vous voyez Thomas Hollande, nous ici on est un peu mouillés, hein, pour tout vous dire, David, parce qu’il y a du champagne qui a été lancé à l’annonce des résultats à 20 heures.

David Pujadas : oui… c’est ce qu’on a cru comprendre … on va rappeler les scores de notre estimation Ipsos : François Hollande élu président de la République avec 51,9 % des voix, Nicolas Sarkozy, si mes comptes sont bons, 48,1 %, et Laurent, on va tout de suite voir d’autres images.

 

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Ségolène Royal, Bernard Combes, David Doukhan et une mosaïque de parapluis tullistes.

[Interview à Tulle par David Doukhan de Bernard Combes, enseignant de formation, qui a succédé à François Hollande à la mairie de la ville en 2008, qui a arraché un canton à la droite en 2011, et est devenu alors vice-président du Conseil général de Corrèze en charge du développement territorial, des fonds européens et des services publics]

David Pujadas : d’abord on va entendre quelques mots aussi sur ce plateau. Manuel Valls, vous étiez au cœur de cette campagne, vous allez parler dans un instant, mais Ségolène Royal, on vous voyait : votre première réaction, tout simplement ? Quel est votre sentiment ce soir ?

Ségolène Royal : un sentiment de joie profonde, et d’émotion, voir des millions et des millions de Français qui ont choisi le changement en apportant leur vote à François Hollande, renouer avec la grande histoire de la victoire de la gauche à la présidentielle, celle de 1981, je pense aussi à François Mitterrand à ce moment précis.

 

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Ségolène Royal : "Un sentiment de joie profonde, et d’émotion"

Et je crois que François Hollande a été récompensé de la cohérence de sa campagne, il n’a jamais dévié de son cap, de sa ligne, et les Français peuvent lui faire confiance. Je voudrais d’ailleurs remercier les millions de Français qui sont venus, et tous ceux qui n’ont pas voté pour lui aussi, parce qu’on sait que la situation est difficile, et qu’on aura besoin de tout le monde pour redresser le pays, pour que chacun se sente bien dans notre pays et ait l’occasion de reprendre sa vie en main et de donner le meilleur de lui-même à ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est-à-dire essentiellement de justice et d’efficacité.

élise Lucet : une question à vous deux, à vous Ségolène Royal et à vous, Manuel Valls – j’imagine que vous avez eu François Hollande au téléphone – qu’est-ce qu’il vous a dit, qu’est-ce qu’il a dit quand il a appris, compris qu’il avait gagné ?

 

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Ségolène Royal : "Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois."

Ségolène Royal : il était concentré et grave, puisque nous l’avons eu au téléphone avec la réunion du Conseil politique, là tout à l’heure, vers 18h30. Il est conscient de l’énormité du travail, aussi, à accomplir. Il nous a dit de rester rassemblés, ce que nous sommes, je crois. Ce qui a fait aussi notre force dans cette campagne, c’est le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche, aussi tous les ralliements qui sont venus entre les deux tours. Et je crois que nous sommes conscients aussi de cette responsabilité des Français, non seulement ceux qui souffrent, et qui sont très nombreux, et qui attendent vraiment une politique différente, et c’est à ce travail que nous allons vraiment nous atteler sans tarder.

[…]

20h15

Hélène Hug : Clémentine Célarié, qu’est-ce que ça vous fait cette victoire ?

Clémentine Célarié : bien ce que ça me fait, c’est que tout à coup je redeviens une citoyenne fière de mon pays, qui rassemble, que je ressens ce que c’est que d’être libre, d’être avec les personnes qui m’entourent, d’ici et d’ailleurs, et que j’ai l’impression qu’une nouvelle vie commence. Voilà, voilà ce qu’il y a.

 

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Hélène Hug : vous n’aviez jamais milité avant ce jour ?

Clémentine Célarié : non, non, j’avais jamais milité pour aucun homme politique, parce que j’étais toujours … j’ai découvert que j’étais de gauche, parce que je suis pour la liberté, l’ouverture, le respect de l’autre, et que voilà, et je suis très heureuse d’être là mais je suis … nous sommes tous là ! Tous là pour François Hollande ! Viiiiiive le président ! (Acclamations de la foule) Et c’est la liberté, voilà, c’est tout. On est tous ensemble.

[…]

20h33 (La petite phrase mesquine de Rachida Dati)

 

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David Pujadas, après le discours de Nicolas Sarkozy : quand vous étiez avec Nicolas Sarkozy tout à l’heure, il affichait le même visage, il était dans le même état d’esprit ?

Rachida Dati : vous savez, c’est euh … je pense, malgré les outrances, les attaques, malgré les aléas de la vie, et si elles soient politiques ou plus… au-delà de ça, je pense que Madame Royal, euh, connaît aussi ce genre de chose, il … à aucun moment il ne s’est présenté lui-même, il a connu, effectivement, des échecs dans sa vie, c’est pas … c’est pas sa première défaite, il a … il a connu des échecs et des moments très douloureux dans sa vie politique.

[…]

 

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Josiane Balasko, interviewée par Hélène Hug le drapeau tricolore sur les épaules.

Hélène Hug : donc je suis effectivement à côté de Josiane Balasko, c’est vrai que les artistes commencent à arriver les uns après les autres. Vous le savez, il y aura un concert géant tout à l’heure, et également, les personnalités politiques vont s’exprimer sur la scène, ici, place de la Bastille. Josiane Balasko, vous étiez là quand cette clameur a retenti place de la Bastille ?

Josiane Balasko : oui … non, moi j’étais dans un … on était dans un petit bistro pour voir le portrait du nouveau président s’afficher à la télé. Dans le bistro, qui était ultra-bondé, ça a été un cri de joie, et c’était vraiment formidable, voilà, c’était vraiment formidable.

Hélène Hug : pour la militante que vous êtes depuis longtemps, qu’est-ce que ça représente, la victoire … ?

Josiane Balasko, l’interrompant : je suis pas militante socialiste, je suis pas militante politique, je suis militante sur le terrain, pour les gens qui n’ont pas de papiers, pour ceux n’n’ont pas de logement, et il se trouve que j’ai voté François Hollande parce que je pense que c’est un honnête homme.

Hélène Hug : merci beaucoup Josiane Balasko.

[…]

20h40

David Pujadas : Manuel Valls, et Ségolène Royal, je voudrais vous entendre sur le score de François Hollande, quasiment 52 % des voix, vous jugez que c’est une victoire confortable, qui lui laisse les mains libres ?

Manuel Valls : c’est une victoire, elle est nette, elle vient d’être reconnue, et elle a besoin d’être confortée par une majorité parlementaire, au nom même de la cohérence de nos institutions, moi je suis attaché aux institutions de la Vème République, elles ont une cohérence, et le président de le République a besoin d’une majorité à l’Assemblée Nationale.

 

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David Pujadas : Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : oui, je …

David Pujadas, l’interrompant : c’est une victoire confortable pour vous ?

Ségolène Royal : c’est une victoire claire et nette, surtout lorsque l’on se souvient, quand même, de la dureté de la campagne. La droite avait cherché à faire peur, avec l’élection d’un président de gauche, donc elle n’a pas gagné ce pari, de faire peur, et finalement c’est l’espoir qui l’a emporté sur la peur.

 

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Ségolène Royal : "Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions."

Et pour répondre à votre question des mesures concrètes immédiates, bien sûr, François Hollande d’ailleurs les a déjà annoncées puisqu’il a donné sa feuille de route, de sa première année d’exercice de son mandat. Il va s’attaquer immédiatement à ce qui tenaille les Français, c’est-à-dire la question de la vie chère, en bloquant le prix de l’essence, la question du chômage, en donnant une priorité à la lutte contre le chômage des jeunes, la relance de l’activité économique, avec la création immédiate de la banque publique d’investissement, et la mise en place tout de suite pour la rentrée scolaire des moyens donnés à l’école pour que la rentrée scolaire se passe dans de bonnes conditions.

[…]

20h53

Elise Lucet : on retrouve encore Hélène Hug place de la Bastille, aux côtés de Pierre Bergé. On vous écoute Hélène, on le voit, donc, hein, beaucoup d’artistes sont venus pour fêter la victoire de François Hollande. Et puis c’est la sœur de Lionel Jospin, je crois, qui est à côté de vous.

Hélène Hug : exactement. Donc d’abord Pierre Bergé. Pierre Bergé, vous êtes ici, est-ce que ça vous rappelle à des très beaux souvenirs d’il y a une trentaine d’années ?

 

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Pierre Bergé : "Ce quinquennat de Nicolas Sarkozy [...] s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté."

Pierre Bergé : oui, ça me rappelle à des très, très beaux souvenirs. Ça fait surtout que la gauche a renoué avec une tradition, et c’est bien, et c’est bien. C’est bien, parce ce que ce quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui aurait pu bien se terminer, pourquoi pas, après tout, s’est très mal terminé ; s’est très mal terminé parce qu’il a écouté de très mauvais conseillers, parce qu’il est tombé du côté où il penchait, c’est-à-dire l’extrême-droite, et ça c’est une chose que les Français n’ont pas vraiment supporté.

Hélène Hug : merci Pierre Bergé.

[…]

20h58

Laurent Delahousse : merci Marine Le Pen. On va retrouver Arnaud Comte, qui est, je crois, avec Yannick Noah, qui est en train d’arriver du côté de la Bastille, qui va peut-être tenir concert là-bas dans les minutes qui viennent.

Arnaud Comte : oui Laurent, et Yannick Noah qui est en train de sortir sa guitare. Yannick, bonjour, vous êtes en direct sur France 2, Yannick Noah, s’il vous plait, une première réaction à l’élection de François Hollande, Yannick ? Yannick, s’il vous plait, un petit mot en direct sur France 2.

 

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Yannick Noah : "En 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie."

Yannick Noah : c’est une … c’est un très bon moment, très bon moment, voilà, c’est beaucoup de joie, une grosse émotion, et puis une espèce de … déjà vécu, il y a quelques … il y a … en 2007, quand on était du côté de l’équipe qui avait perdu, hein, on était très tristes. Donc on pense à ceux qui sont tristes, et on les aime quand même. Mais là on va profiter de notre joie.

Arnaud Comte : on se souvient de votre victoire, Yannick Noah, à Roland-Garros. Vous êtes un sportif de haut niveau, vous avez connu les grands succès, qu’est-ce que ressent, selon vous, François Hollande à cet instant ?

Yannick Noah : il peut être très fier de ce qu’il a fait. Il peut être très, très fier. En tout cas nous on est très fiers d’être derrière lui et d’avoir été derrière lui depuis le début.

Arnaud Comte : alors qu’est-ce que vous allez chanter ce soir pour célébrer cette victoire ?

Yannick Noah : ça n’a tellement pas d’importance …

Arnaud Comte : oh si !

Yannick Noah : … on est content d’être ici. Salut à tout le monde !

Arnaud Comte : est-ce que vous l’avez eu au téléphone ?

Yannick Noah : pas encore.

David Pujadas : merci Arnaud. Merci Arnaud, on … il vous adressait d’une certaine manière un message, Ségolène Royal …

Ségolène Royal : oui.

David Pujadas : … on salue donc Alain Juppé et Rama Yade qui nous ont rejoints, mais c’est à vous que je voudrais demander ça, Ségolène Royal, puisqu’on se souvient de cette campagne d’il y a 5 ans. C’est surtout de François Hollande dont je voudrais vous parler, vous le connaissez auss … peut-être mieux que quiconque, j’allais dire, en tout cas très bien. Comment analysez-vous la métamorphose d’un homme qui n’apparaissait pas il y a 2 ou 3 ans en mesure d’avoir l’autorité pour devenir président de la République, et pour convaincre. Comment analysez-vous cette métamorphose qui l’a conduit là où il est aujourd’hui ?

Ségolène Royal : mais c’est très simple. Il est celui qui a gagné les primaires. Donc le fait même que les socialistes aient choisi ce mode de désignation lui a donné la légitimité et l’élan pour l’emporter aujourd’hui.

David Pujadas : mais d’un point de vue un peu plus personnel, est-ce que vous pensez qu’il y a quelque chose qui a changé en lui, qui s’est affirmé en lui également ?

 

S57 SR:YN


Ségolène Royal : ça c’est à lui de le dire, mais vous savez la tradition politique à gauche, c’est de toujours considérer, c’est ce qui fait notre force aussi, c’est-à-dire qu’on arrive à la fois à surmonter les défaites et à maîtriser les victoires, c’est que nous avons chevillée au corps l’idée que la cause que nous défendons est plus grande que nous, qu’elle dépasse nos histoires individuelles.

Et ce soir les Français ont fait le choix d’une France apaisée et fraternelle, et surtout ils veulent que ça aille mieux pour eux, et que les réformes commencent très rapidement.

Elise Lucet : vous qui avez vécu un échec il y a 5 ans …

Ségolène Royal : oui …

Elise Lucet : … la victoire de François Hollande aujourd’hui, j’allais dire, comment vous voyez votre rôle ? On vous a vue vous impliquer, là, dans la campagne, ces dernières semaines, comment vous voyez votre rôle maintenant ?

Ségolène Royal : c’est vrai, je me suis beaucoup, beaucoup engagée dans cette campagne, et puis comme l’a dit François Hollande, d’ailleurs, beaucoup d’idées, qui étaient très novatrices en 2007, ont fait leur chemin, ont été reprises, aussi, actuellement : la valeur travail, la relance par les PME, la réforme bancaire, l’ordre juste, la démocratie participative, la question aussi de ne pas laisser à la droite des symboles comme la Marseillaise, comme le drapeau, comme la Nation, qui traditionnellement n’avaient pas été pris à bras-le-corps par les socialistes, donc tout ça a fait son chemin, et les socialistes s’inscrivent dans une histoire qui n’est pas à confondre avec leurs itinéraires personnels.

Et c’est cela à quoi croit également François Hollande, je peux vous le dire, parce que vous savez que je suis (Rire de Ségolène Royal) l’une de celles qui le connaît le mieux, c’est-à-dire qu’il a vraiment la conviction profonde qu’aujourd’hui les Français attendent de lui des changements rapides tels que ceux qu’il a annoncés, parce que les Français ont beaucoup souffert d’une montée de toutes les formes d’insécurités au cours de ces dernières années.

Laurent Delahousse : merci Ség …

David Pujadas : Laurent, c’est le départ de Nicolas Sarkozy.

Laurent Delahousse : voilà, c’est le départ de Nicolas Sarkozy, qui est en train de rejoindre probablement le palais de l’Elysée.

[…]

 

SJT3 TH

(Thomas Hollande reçoit un coup de téléphone de son père)

 

Présidentielle : un dimanche de victoire avec Ségolène Royal


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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

Imbert Josette 08/05/2012 14:40


Merci Ségolène d'avoir su oublier et mettre de coté les abandons et les déceptions: j'ai bien vu ton émotion quand Thomas est apparu à l'écran: tu es une grande Dame et tu fais honneur aux
femmes pour qui je me suis battue pendant des années aux côtés de Y.Roudy, F.Gaspard et mon amie Renée DUFOURT qui étudiait les textes pour Yvette: elle est maintenant atteinte de cette
terrible maladie d'alzheimer!Quand je suis allée la voir entre les deux tours ( elle est hospitalisée) elle ne savait même pas que les présidentielles avaient lieu ! Elle a beaucoup
travaillé pour le PS, c'est grace à elle que j'ai oeuvré pour faire avancer la cause des Femmes!


Merci et bravo et j'espère te voir sur le perchoir de l'Assemblé Nationale : François et les autres , ils te doivent bien çà!!!

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