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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 15:49

 

S11 ce n est pas à la BCE pluie b tps c est aux pol de dé

 

POINT PRESSE - TEXTE intégral & VIDEO« Et je demande également que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort. », a martelé Ségolène Royal en terminant son allocution lors de sa conférence de presse à Solferino hier midi.

Souvent grave, parfois souriante, Ségolène Royal a pris à bras-le-corps le problème de la crise et a proposé un « nouvel ordre international juste ». Son discours a pris un rythme nouveau, pesant sur les mots, les expressions, marquant de courtes pauses pour que le message imprègne intensément l’esprit des journalistes assemblés.

Ségolène Royal a rappelé que sa position, à elle, n’avait pas varié, au fil de ses discours, de Parempuyre (septembre 2008) à Athènes (octobre 2008), de Berlin (novembre 2009) à l’Université de Rio (avril 2010) ou à Helsinki (février 2011) :

« Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008 […] : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. » »

Ségolène Royal a constaté en premier lieu que les réunions répétées européennes, du G8 et du G20, depuis 2008, ont pris des décisions et n’ont pas été suivies de mesures d’application (sommets de Londres en avril 2009 et de Pittsburgh en septembre 2009) :

« Les actions à conduire, nous les connaissons. Elles ont été annoncées en 2008, elles ont été répétées ensuite, tous les experts économiques les ont redites. Les chefs d’Etat et de gouvernement les ont annoncées, les communiqués successifs au niveau européen, tant au niveau du G8 qu’au niveau du G20, à chaque réunion ces règles sont à nouveau réannoncées et ne sont pas mises en application. »

Elle a constaté en second lieu qu’aujourd’hui, le système financier a retrouvé sa force : les actifs financiers représentent 220 000 milliards de dollars, plus de 4 fois le PNB mondial !

« [Le système financier] s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise. »

En troisième lieu, la candidate a rappelé que la situation budgétaire catastrophique des Etats est due aujourd’hui aux sommes qu’ils ont dû débourser pour sauver le monde financier : la facture s’élève à 300 milliards pour la France depuis 2008 selon la Cour des comptes, à 2000 milliards aux Etats-Unis :

« Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques. »

Enfin, en quatrième lieu, les leçons de 2008 n’ont pas été tirées : il faut, maintenant, aujourd’hui, passer des discours aux actes, et ne plus céder.

« Il y a donc une extrême urgence, et je mets en garde les chefs d’Etat et de gouvernement, et notamment le gouvernement en France : s’ils ne saisissent pas l’occasion de cette nouvelle crise pour changer les règles du jeu, alors la prochaine crise sera beaucoup plus grave. On l’avait dit en 2008, on le redit aujourd’hui, il est très important de passer des discours aux actes, sinon les échéances qui nous attendent seront beaucoup plus dramatiques. »

Ségolène Royal a proposé des solutions concrètes pour instaurer un nouvel ordre international juste : mettre en place dès maintenant, sans attendre, les 7 principales mesures annoncées depuis 2008, sur la table, et jamais mises en place :

-« la création d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres »,

-« créer un fonds souverain européen. C’est-à-dire une sorte de Trésor Public européen, qui permet de financer, à coûts maîtrisés, avec des eurobonds, avec des emprunts européens, des investissements d’avenir. »,

-la « mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir, avec dans un premier temps […] un ministère commun de le Relance économique entre l’Allemagne et la France. Il faut en effet avoir un seul acteur, fort et uni face aux spéculateurs. »,

-« la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05% », conformément à la résolution du Parlement européen de mars 2011,

-« l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats » : « Il s’agit d’interdire la vente à terme de titres que les banques ne possèdent pas »,

-« l’adoption d’un plan de relance européen […] d’abord axé sur les grandes infrastructures, sur la croissance verte, sur la défense de notre industrie, sur les emplois non délocalisables »,

-« le dernier point qui tient tout l’édifice, bien évidemment, c’est la réforme du système bancaire, et c’est l’application des règles prudentielles de Bâle III. […] Sous la pression bancaire […] il est question de n’appliquer ces règles prudentielles de la gestion des banques qu’en 2017. Et ça je crois que ce n’est absolument pas acceptable. ».

Au-delà de ce constat et de ces solutions, Ségolène Royal a rappelé ce qu’était l’ordre international juste - et le désordre :

« Le désordre, ce sont les banques qui dictent la loi aux Etats et aux peuples. Le désordre, ce sont les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des entreprises, de l’emploi et des services publics, qui sont appelés à payer ce que les spéculateurs ont mis dans leur poche. Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques. »

« Voilà le bon ordre des choses : c’est la finance au service de l’économie, l’économie et les entreprises au service de l’emploi, l’emploi au service du bien-être des hommes et des femmes en France, en Europe, et dans le monde. »

Et elle a rappelé aux dirigeants – français notamment – ce que valait le chantage des banques à la sécurité des dépôts  - « Mais c’est la responsabilité du système bancaire ! C’est la contrepartie normale au pouvoir qui est donné aux banques. » - et le chantage au licenciement :

« Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à une réduction drastique des dépenses publiques, des moyens des services publics, des moyens donnés aux entreprises pour qu’elles se développent, et donc provoquent des vagues de chômage et de baisses de salaire, donc une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique. »

Une raison de plus pour ne plus céder au chantage du système financier et –enfin – « passer des discours aux actes ».

Frédérick Moulin

 

 

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Alors la France, l’Europe et le monde vivent actuellement des moments très difficiles, et moi je voudrais dire que la crise doit être l’occasion de mettre en place un nouvel ordre mondial juste.

Il ne faut pas que cette nouvelle occasion, cette nouvelle crise, soit l’occasion manquée de remettre en place des règles justes, pour que le système financier soit au service du développement de l’économie, du développement des entreprises, et donc de l’emploi. Voilà le bon ordre des choses : c’est la finance au service de l’économie, l’économie et les entreprises au service de l’emploi, l’emploi au service du bien-être des hommes et des femmes en France, en Europe, et dans le monde.

Et c’est aujourd’hui le désordre de cette organisation qui explique le désordre financier, qui explique les souffrances sociales, et qui explique les révoltes sociales.

En 2008, nous avons déjà été alertés. La crise de 2008 n’a pas été l’occasion de mettre en place des règles justes pour réformer ce système qui marche sur la tête. Et pourtant, en 2008, les propositions avaient déjà été faites. Les choses avaient déjà été dites.

 

S2 des règles économiques aux banques et non pas l'invers

"Il s’agissait, et ça avait été dit en 2008, de mettre au pas, nous avait-on dit, les agences de notation, d’en finir avec la spéculation, d’imposer aux banques des règles prudentielles,  de mettre fin aux paradis fiscaux, de moraliser la rémunération des traders dans les banques, de mettre en place un gouvernement économique européen – qui impose des règles aux banques, et non pas l’inverse, et tout cela n’a pas été fait"

Il s’agissait, et ça avait été dit en 2008, de mettre au pas, nous avait-on dit, les agences de notation, d’en finir avec la spéculation, d’imposer aux banques des règles prudentielles – qui ne sont toujours pas appliquées, qui ont été reportées,  de mettre fin aux paradis fiscaux, de moraliser la rémunération des traders dans les banques, de mettre en place un gouvernement économique européen – qui impose des règles aux banques, et non pas l’inverse, et tout cela n’a pas été fait.

Donc une nouvelle alerte, grave, vient de nous être donnée. Il ne faudrait pas que l’accalmie des marchés financiers conduise – à nouveau – les chefs d’Etat et de gouvernement à ne rien faire.

Car le plus dangereux aujourd’hui, c’est vrai en politique nationale, c’est vrai au niveau européen, c’est vrai au niveau mondial, le plus dangereux aujourd’hui, c’est l’inertie et c’est le manque de courage, alors que nous avons des discours – très clairs ! – qui nous disent ce qu’il faut faire, mais qu’il n’y a pas de passage de ces discours aux actes. Alors je le redis clairement, j’appelle chacun, tous ceux qui ont des responsabilités politiques et publiques, à la tête des Etats et des gouvernements, [à] faire en sorte que la nouvelle crise actuelle nous permette de déboucher sur la mise en place d’un ordre international juste, où l’on remet en ordre ce qui est aujourd’hui en désordre.

 

S3 le désordre ce sont les Etats

"Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques"

Le désordre, ce sont les banques qui dictent la loi aux Etats et aux peuples. Le désordre, ce sont les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des entreprises, de l’emploi et des services publics, qui sont appelés à payer ce que les spéculateurs ont mis dans leur poche. Le désordre, ce sont des Etats, qui en 2008 ont renfloué les banques sans aucune contrepartie, et qui aujourd’hui se retrouvent sous la tutelle des mêmes banques.

Les règles à mettre en place nous les connaissons, et donc il faut ne pas reporter une nouvelle fois les échéances et les décisions à la nouvelle crise.

 

S4 déjà prononcée en 2008 en 2008 débat à Athènes en

"Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008. En 2008, il y a eu un débat à Athènes, en Grèce, où j’avais déjà prononcé cette phrase en disant : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. » "

 Si les décisions ne sont pas prises maintenant, alors que nous sommes passés à côté du gouffre, alors il y aura une nouvelle crise beaucoup plus grave. Cette phrase-là, je l’avais déjà prononcée en 2008. En 2008, il y a eu un débat à Athènes, en Grèce, où j’avais déjà prononcé cette phrase en disant : « Attention, si les décisions qui sont annonces ne sont pas prises à la suite de la crise de 2008, nous aurons une crise plus grave qui se profilera très rapidement à l’horizon, puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets. »

Et donc le moment politique est grave ; pourquoi ? Parce que c’est l’occasion pour la politique de reprendre ses droits sur le système financier.

On ne sortira pas de la crise dans le cadre du système financier tel qu’il est. On ne sortira pas de la crise simplement en colmatant les fuites.

On sortira de la crise en changeant les règles du système pour remettre de l’ordre international juste, ordre financier juste, ordre économique international juste.

Les actions à conduire, nous les connaissons. Elles ont été annoncées en 2008, elles ont été répétées ensuite, tous les experts économiques les ont redites. Les chefs d’Etat et de gouvernement les ont annoncées, les communiqués successifs au niveau européen, tant au niveau du G8 qu’au niveau du G20, à chaque réunion ces règles sont à nouveau réannoncées et ne sont pas mises en application.

Pourquoi est-ce qu’elles ne sont pas mises en application ? Parce que le système financier est trop puissant, il fait peser un certain nombre de chantages sur les pouvoirs politiques, et donc il est très important que les dirigeants politiques s’unissent, mettent de côté leurs divergences ou leurs compétitions économiques nationales.

S7 Pourquoi alors que les règles st connues prquoi

"Un système financier dont on sait aujourd’hui parfaitement qu’il s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise"

Il faut que les dirigeants, à commencer par les dirigeants européens s’unissent avec l’objectif  de remettre au pas le système financier, avec comme objectif de remettre en avant la décision politique, et non pas de subir la logique d’un système financier dont on sait aujourd’hui parfaitement qu’il s’autoprotège dès que c’est nécessaire, et le rétablissement des marchés financiers en est la preuve, en attendant qu’il recommence la spéculation et qu’il recommence à faire peur sur le profilage d’une nouvelle crise.

Donc il faut absolument sortir de ce cercle infernal parce que les peuples ont le droit et sont en attente de la volonté politique de leurs dirigeants. Les opinions publiques ne comprennent pas, et elles ont raison, pourquoi, alors que les règles sont connues, pourquoi est-ce que les chefs d’Etat et de gouvernement ne passent pas à l’action.

 On le sait pourquoi. Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas ce courage politique d’agir ? Parce que le système financier est très puissant, et qu’il fait peser un certain nombre de chantages. Que disent-ils, ces dirigeants bancaires, à ceux qui nous gouvernent ? Il disent : mais si vous prenez des décisions, vous verrez, ça sera pire. Ou : si vous prenez des décisions, vous verrez, nous ne pourrons pas garantir la sécurité des dépôts. Ou : si vous prenez des décisions, vous verrez, nous serons obligés de licencier.

 

S8 chefs d'etat et de gvt s unissent pr fr en sort de ne pl

"Eh bien moi je crois qu’aujourd’hui, il faut que les chefs d’Etat et de gouvernement s’unissent pour faire en sorte de ne plus subir ce chantage bancaire et pour qu’à chaque objection qui est faite du système bancaire, il y ait en face un certain nombre de réponses"

Eh bien moi je crois qu’aujourd’hui, il faut que les chefs d’Etat et de gouvernement s’unissent pour faire en sorte de ne plus subir ce chantage bancaire et pour qu’à chaque objection qui est faite du système bancaire, il y ait en face un certain nombre de réponses.

La sécurité des dépôts ? Mais c’est la responsabilité du système bancaire ! C’est la contrepartie normale au pouvoir qui est donné aux banques, et il n’y a aucune raison de subir ce type de chantage, nous dire que si on met des règles, les banques vont licencier ? Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à une réduction drastique des dépenses publiques, des moyens des services publics, des moyens donnés aux entreprises pour qu’elles se développent, et donc provoquent des vagues de chômage et de baisses de salaire, donc une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique.

 

S9 une spirale cata

"Mais c’est pire, ce qui se passe, puisque les règles du système financier qui nous sont imposées conduisent à [...] une spirale catastrophique qui entraîne une chute de la croissance économique, un arrêt de la croissance économique"

Donc de toute façon, les licenciements sont là. Et donc, si on veut relancer l’activité économique, il faut faire ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est-à-dire remettre les choses dans le bon ordre, ce qui d’ailleurs n’aurait jamais dû cesser d’être, parce que le système bancaire est là comme industrie de financement du développement économique, et non pas l’inverse.

Or quand un système financier exige un rendement à 2 chiffres alors que la croissance stagne, il faut bien que quelqu’un paye. Qui paye la différence entre l’exigence d’un rendement financier à 2 chiffres et une croissance qui stagne ? Eh bien ce sont les salariés, ce sont les services publics, c’est le bien-être des populations. Et donc c’est une façon encore plus dramatique de détruire la croissance économique et le développement économique des entreprises.

Il y a donc une extrême urgence, et je mets en garde les chefs d’Etat et de gouvernement, et notamment le gouvernement en France : s’ils ne saisissent pas l’occasion de cette nouvelle crise pour changer les règles du jeu, alors la prochaine crise sera beaucoup plus grave. On l’avait dit en 2008, on le redit aujourd’hui, il est très important de passer des discours aux actes, sinon les échéances qui nous attendent seront beaucoup plus dramatiques.

Alors, quand on regarde l’ensemble des propositions qui sont faites depuis 2008, elles sont connues, elles sont sur la table, et je voudrais rappeler 7 d’entre elles, il y en a beaucoup plus, mais les principales.

Il y a d’abord la création d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres : mise en place d’une agence publique en charge de noter la dette des Etats membres. Ça avait été annoncé en 2008, ça n’est toujours pas fait.

Deuxième proposition, qui avait été faite, et qui n’a pas été réalisée : créer un fonds souverain européen. C’est-à-dire une sorte de Trésor Public européen, qui permet de financer, à coûts maîtrisés, avec des eurobonds, avec des emprunts européens, des investissements d’avenir. Ça avait été annoncé au niveau européen, ça na pas été fait.

La troisième proposition, c’est la mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir. Il faut vraiment progresser sur l’intégration économique et sociale de l’Europe. C’est une condition majeure pour pouvoir prendre des décisions et pour pouvoir avancer. Ça n’est pas à la Banque centrale européenne de faire la pluie et le beau temps. C’est aux responsables politiques de décider ce que nous voulons faire de l’avenir de nos pays.

 

S11 ce n est pas à la BCE pluie b tps c est aux pol de dé

"Ça n’est pas à la Banque centrale européenne de faire la pluie et le beau temps. C’est aux responsables politiques de décider ce que nous voulons faire de l’avenir de nos pays"

Donc mise en place d’un gouvernement européen capable d’agir, avec dans un premier temps, ce n’est pas la première fois que je fais cette proposition, d’un ministère commun de le Relance économique entre l’Allemagne et la France. Il faut en effet avoir un seul acteur, fort et uni face aux spéculateurs. Et cet acteur fort et uni face aux spéculateurs, c’est une Europe intégrée qui décide d’une même voix de mettre en place cet ordre international juste, c’est-à-dire la finance au service de l’économie et du développement des entreprises, et non pas l’inverse.

 

S12 aucune suite n a été

"Les députés européens ont voté une résolution le 8 mars dernier qui a demandé la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05%. Aucune suite n’a été donnée à ce vote du parlement européen. [...] Donc il faut qu’au niveau européen, la décision du Parlement européen soit appliquée"

La quatrième proposition, qui a été annoncée aussi, et n’a pas été réalisée, c’est la taxation des transactions financières. Vous le savez, les députés européens ont voté une résolution le 8 mars dernier qui a demandé la création d’une taxe sur les transactions financières, de 0, 05%. Aucune suite n’a été donnée à ce vote du parlement européen. C’est pourtant le cas en Asie, c’est pourtant le cas à Londres, donc il faut qu’au niveau européen, la décision du Parlement européen soit appliquée.

 

S13 interdiction spéc dette des etats là aussi évidence

"Cinquième proposition, c’est l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats. Là aussi, c’est une évidence qui a déjà été annoncée en 2008"

Cinquième proposition, c’est l’interdiction de la spéculation sur la dette des Etats. Là aussi, c’est une évidence qui a déjà été annoncée en 2008. Comment peut-on encore accepter que des organismes bancaires, des fonds financiers, des institutions financières spéculent sur la dette des Etats alors même que ce sont les Etats qui ont renfloué les banques.

C’est qui les Etats ? Mais c’est nous, c’est la population. Ce sont les citoyens qui, avec leurs impôts, ont renfloué les banques. Et aujourd’hui, on accepte encore que les banques spéculent sur les dettes des Etats. C’est-à-dire que dans cette crise financière dramatique, il y en a encore qui s’enrichissent : ceux qui spéculent sur la difficulté des Etats.

 

S14 des ordres comminatoores dettes des etats

"C’est-à-dire que dans cette crise financière dramatique, il y en a encore qui s’enrichissent : ceux qui spéculent sur la difficulté des Etats. Et les mêmes donnent des ordres comminatoires aux dirigeants de nos Etats pour diminuer les services publics, pour diminuer les salaires, pour diminuer les droits à la retraite"

Et les mêmes donnent des ordres comminatoires aux dirigeants de nos Etats pour diminuer les services publics, pour diminuer les salaires, pour diminuer les droits à la retraite, alors que pendant le même temps, dans le cadre de la spéculation financière sur la dette des Etats, ils continuent à s’enrichir.

Comment interdire la spéculation sur la dette des Etats ? Là aussi, la solution technique est connue. Elle a été maintes fois annoncée. Il s’agit d’interdire la vente à terme de titres que les banques ne possèdent pas. C’est comme cela que se fait la spéculation financière. On achète et on vend des titres que l’on ne possède pas. Et donc on spécule sur l’aggravation de la dette des Etats. Donc ceux-là mêmes qui gagnent de l’argent en prêtant aux Etats, gagnent aussi en spéculant sur l’aggravation de la dette des Etats.

Est-ce que ce système est encore acceptable ? Mais non, il ne l’est pas. Et donc là aussi, il faut avoir le courage, au niveau européen, de mettre des règles qui interdisent la spéculation à terme sur les dettes des Etats.

La sixième proposition, c’est l’adoption d’un plan de relance européen, maintes fois annoncé, mais qui ne trouve pas les financements nécessaires. Donc vous voyez que tout est lié. Si on fait la réforme bancaire, si on impose aux banques les règles qui ont été annoncées et qui n’ont pas été appliquées, alors on leur demandera dans le même temps d’investir dans le plan de relance, d’abord axé, vous le savez, sur les grandes infrastructures, sur la croissance verte, sur la défense de notre industrie, sur les emplois non délocalisables.

Mais si on consacre notre marge de manœuvre financière uniquement pour lutter contre la crise financière, à ce moment-là nous n’avons plus les moyens d’investir dans le plan de relance. Donc il est absolument impératif de remettre des règles pour lutter contre la spéculation financière, afin, dans le cadre de l’ordre international juste, de faire en sorte que les fonds bancaires, qu’une partie des dépôts bancaires soit obligatoirement consacrée au financement de la relance de l’activité économique.

Et enfin le dernier point qui tient tout l’édifice, bien évidemment, c’est la réforme du système bancaire, et c’est l’application des règles prudentielles de Bâle III.

Vous le savez ces règles prudentielles ont été revues le 12 septembre 2010, elles viennent à nouveau d’être repoussées dans leur application, sous la pression bancaire puisqu’aujourd’hui il est question de n’appliquer ces règles prudentielles de la gestion des banques qu’en 2017. Et ça je crois que ce n’est absolument pas acceptable.

 

S14 si occase pas saiise de mettre en place des règles

"La prochaine crise sera beaucoup plus grave que celle-ci si l’occasion n’est pas saisie, à l’occasion de cette crise, de mettre en place des règles qui permettent la création d’un ordre international juste"

Donc pour me résumer, je vais vous distribuer de toute façon ce document, je crois, et je le dis aujourd’hui très solennellement, très fermement : la prochaine crise sera beaucoup plus grave que celle-ci si l’occasion n’est pas saisie, à l’occasion de cette crise, de mettre en place des règles qui permettent la création d’un ordre international juste.

L’occasion a été manquée, a été ratée en 2008, alors que déjà nous savions ce qu’il fallait faire, que tout avait été dit, que tout avait été anticipé, que l’on savait que les mêmes causes produiraient les mêmes effets.

Nous y sommes. Les mêmes causes ont produit les mêmes effets. L’absence de décision a conduit à une nouvelle crise, où un système financier s’enrichit, alors que les entreprises n’ont pas les moyens de se développer et que le chômage fait rage.

Le nouvel ordre international juste est ordre où le système financier sera mis au service du développement économique, de la relance de l’activité des entreprises, et donc de l’emploi, et du bien-être des populations.

Les banques ont été renflouées par les Etats, c’est-à-dire par les citoyens. Les banques vivent du dépôt des citoyens et des entreprises. Et donc les Etats ont le devoir et la légitimité de mettre des règles et de contrôler l’utilisation de ces masses financières.

 

S15 Londres

"Mettre à l’abri les populations d’une crise plus grave qui conduirait à une grave dépression économique d’abord, une grave dépression sociale en plus, une grave crise politique aussi, on le voit dans les émeutes à Londres, on le voit partout, où les populations se lèvent parce qu’elles ne comprennent pas que leurs dirigeants n’imposent pas des règles plus justes et plus efficaces"

Les règles ont été déjà édictées. On sait parfaitement ce qu’il faut faire. J’en ai rappelé 7, voici les 7 propositions concrètes qui avaient déjà été faites en 2008, et dont je demande aujourd’hui l’application, parce que nous avons une responsabilité politique majeure, c’est de mettre à l’abri les populations d’une crise plus grave qui conduirait à une grave dépression économique d’abord, une grave dépression sociale en plus, une grave crise politique aussi, on le voit dans les émeutes à Londres, on le voit partout, où les populations se lèvent parce qu’elles ne comprennent pas que leurs dirigeants n’imposent pas des règles plus justes et plus efficaces.

Et donc c’est une alerte qui nous est donnée aujourd’hui, et la grandeur de la politique c’est de savoir empoigner les crises pour en sortir le meilleur, et de ne pas en avoir peur, ou de se dire : « Ben ça va passer, et tout va recommencer ! ».

 

S16 accélération hist ns navons auc excuse

"La responsabilité politique, c’est de comprendre les accélérations de l’histoire. Là, nous vivons une accélération de l’histoire. Et nous n’avons aucune excuse pour ne pas agir"

La responsabilité politique, c’est de comprendre les accélérations de l’histoire. Là, nous vivons une accélération de l’histoire. Et nous n’avons aucune excuse pour ne pas agir. Nous avons vécu cette accélération de l’histoire lors de la grande crise en 2008, tous les diagnostics ont été faits, toutes les propositions ont été faites.

Nous revivons un événement extrêmement grave. Et nous avons, et c’est le sens de la politique, le devoir d’empoigner cette accélération de l’histoire et de mettre en place les nouvelles règles d’un autre système cohérent, clair, évident, de bon sens, qui remet la finance au service de l’économie, au service des entreprises, au service de la relance de l’activité, et donc au service du bien-être des salariés et des populations, qui ont beaucoup donné, qui ont beaucoup sacrifié. On demande toujours les sacrifices aux mêmes.

Et donc là aussi, ce que je demande, c’est qu’on mette sur la table qui a gagné et qui a perdu au cours de cette crise, qui s’est enrichi, et qui s’est appauvri, pour que des règles soient mises en place.

 

S17 que l on rend publ la liste

"Et je demande également, ce sera mon dernier mot, que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort, car il y a une immoralité effrayante à se dire que ceux qui ont été renfloués par les citoyens, car quand l’Etat intervient, ce sont les citoyens qui interviennent, et qui aujourd’hui se retournent contre les populations pour les appauvrir un peu plus"

Et je demande également, ce sera mon dernier mot, que l’on rende publique la liste des banques, des organismes financiers de toutes sortes, qui ont spéculé sur la dette des Etats après avoir été pourtant renfloués par ces Etats. Parce que comme ça l’opinion verra, et ce sera un élément dissuasif très fort, car il y a une immoralité effrayante à se dire que ceux qui ont été renfloués par les citoyens, car quand l’Etat intervient, ce sont les citoyens qui interviennent, et qui aujourd’hui se retournent contre les populations pour les appauvrir un peu plus.

Donc voilà, ces règles sont connues, et moi je demande maintenant que l’on passe des discours aux actes.

Je vous remercie de votre attention.

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