Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 19:33

 

S2-Sauront-vers-qui-cup-dur.jpg

 

Ségolène Royal était, pour la première fois depuis l’annonce de sa candidature aux primaires socialistes, au Grand Journal de Canal+ hier soir, avec Michel Denisot, Ariane Massenet, Jean-Michel Apathie et Ali Baddou.

Même si, dans cette première partie, les animateurs de l’émission ont relativement ménagé Ségolène Royal, ils n’ont pas pu s’empêcher, ici ou là, de sortir une petite vilénie : Michel Denisot, qui pendant que Ségolène parlait des sondages, a glissé : « Ah, quand ils sont bons, vous les trouvez bien. », puis « Mais quand ils ont mauvais, c’est pas juste, voilà, d’accord. » ; ou Ariane Massenet qui a essayé – vainement de tendre son petit piège : « Mais par exemple, quelles erreurs, quelles erreurs, euh, vous avez faites en 2007, que vous ne referiez pas aujourd’hui ? ».

 

S16-pourquoi-Baddou.jpg


Le pire a quand même été Ali Baddou, qui a essayé de ‘renvoyer la bergère du Poitou dans son pré’, allant jusqu’à sous-entendre que briguer la présidence de la République, pour Ségolène Royal, c’était une façon de satisfaire son ego :

« Ségolène Royal : les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi, donc c’est ça l’enjeu d’une campagne, c’est, petit à petit, démontrer que je suis à même de présider la France demain.

Ali Baddou : pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, (d’un air excédé) quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ? C’est par épanouissement personnel, c’est … ? »

Si les animateurs ont ménagé Ségolène Royal, nul doute que c’est principalement parce qu’elle était bien trop forte pour eux.

Aux questions simplistes de certains animateurs - « très bêtement », dit Ali Baddou en parlant de sa propre question ! « Ces primaires, quelques fois, on se dit, ouh là là, ils sont en train de s’écharper, pour finalement ensuite marcher tous dans les pas les uns des autres. Est-ce qu’il y a des grosses différences ? », s’enquiert avec une candeur naïve, presque enfantine – feinte ou réelle ? – Ariane Massenet – Ségolène Royal, souriante et calme, a répondu en s’en sortant toujours par le haut, opposant aux questions sur sa personne ou d’autres socialistes un message qu’elle adressait aux Français, au peuple français dans son ensemble et sa diversité, comme dans sa première réponse à Ali Baddou :

« C’est un engagement, d’abord à l’égard des 17 millions de Français qui ont voté pour moi, et auxquels j’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer. »

Avec des animateurs enfermés dans leurs petits problèmes microcosmiques, Ségolène Royal s’adressait aux Français et à la France, dans une véritable posture de candidate à la présidence de la République, pas seulement en tant que candidate aux primaires du PS, adaptant son discours à l’émission.

Grande caractéristique du Grand Journal, les questions et les réponses très courtes généralement, un peu plus longues souvent avec Ségolène Royal, qui a réussi à énoncer synthétiquement certaines de ses grandes idées et propositions : on était plus dans la conversation à bâtons rompus, voire la conversation de bistro quand on voyait certaines questions des animateurs, que dans une interview qui permettait de présenter des idées et des propositions. Un exemple de question creuse, pour laquelle Ségolène Royal s’est adaptée et a fourni une réponse de même niveau avec humour :

« Mais ça veut dire quoi, plus la même ? » « Eh bien j’ai changé en bien, voilà. Puisque vous me demandez. » (Rires de Ségolène Royal)

Le summum a été atteint avec la caricature-même des médias : un sondage et les avis de trois « experts » comme dit Michel Denisot.

 

S9-son-pl.jpg

 

Le sondage est arrivé en premier. Michel Denisot s’est bien gardé de le dire, mais c’était – oh, surprise ! – un sondage OpinionWay  (!!) – Fiducial pour Le Figaro (!) et LCI (!) dont on a déjà dit tout le mal qu’on en pensait, panels de sondés achetés avec de l’argent, sondage par internet qui introduisent des biais, etc.

Mais c’est Jean-Michel Apathie lui-même qui a sapé la crédibilité de ce sondage en avouant que l’échantillon sondé n’était pas fiable : « C’est les sondages faits auprès de sympathisants de gauche, on ne sait pas quelle est la valeur des chiffres » : 974 « sympathisants de gauche » – le sondage détaillé ne donne pas plus de détail sur la détermination de cette population – dont 20% seulement ont aujourd’hui l’intention d’aller voter (195 sondés).

OpinionWay-2-b.jpg

OpinionWay-2-a.jpg

Si Michel Denisot s’est bien gardé de le dire, OpinionWay lui-même écrit : « Les personnes qui déclarent être certaines d’aller voter lors de ces primaires (appelés dans ce rapport « électeurs potentiels »). Compte tenu de la faiblesse des effectifs, les résultats auprès des « électeurs potentiels » ne doivent pas être considérés comme une intention de vote autonome »

OpinionWay-a.jpg

OpinionWay-b.jpg

Bref, beaucoup de tapage pour pas grand-chose, sauf de jolies images creuses.

Le pire était à venir : le Crash Test. Trois journalistes donnent leur avis, dont le très impartial, dans la primaire socialiste, rédacteur en chef du Figaro Magazine, et on en tire les chances de Ségolène Royal de remporter la primaire socialiste !

La méthode est amusante mais complètement biaisée : on pose des questions aux 3 journalistes, qui répondent sans justifier en aucune manière leurs affirmations péremptoires, pour corser l’affaire, on entrelarde le tout de phrases d’interviews passées de la candidate à la primaire socialiste pour fournir un semblant de réponse aux assertions des trois « experts » - alors qu’en fait ce que Ségolène Royal dit n’a rien à voir avec le sujet – on mélange bien et on sert chaud. On range aussi le « plutôt non » de Patrick Cohen dans la catégorie des « non » fermes et définitifs. La République et la démocratie en France réduite à l’avis de 3 personnes ! Qui dit mieux ?

Ségolène Royal ira droit au but : « C’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ? »

Et les animateurs de se dégonfler devant leur propre jouet !

Michel Denisot : « Non, c’est leur point de vue, ça n’engage qu’eux, ça n’engage qu’eux. »

Jean-Michel Apathie : « C’est pas un constat qui traduit une hostilité à votre égard, c’est un regard d’aujourd’hui qui peut être démenti demain, bien sûr. »

Et Ségolène Royal de conclure magistralement : « … un regard sur quoi, d’ailleurs ? »

Oui, sur quoi ?

Frédérick Moulin

 

Lien: S.Royal était l'invitée du "Grand Journal" de canal+ 21/06/11

 

  

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Michel Denisot, sous les applaudissements : bonsoir à tous, bonsoir Ariane, Ali et Jean-Michel. Au sommaire de Canal+ ce soir, la révélation de l’année et l’un des hommes les plus drôle du moment, Leïla Bekhti et Fred Testot réunis à l’écran pour une comédie romantique, Itinéraire bis, et l’artiste français qui s’exporte le mieux dans le monde, David Guetta.

Et tout de suite, celle qui a réuni près de 17 millions de voix en 2007, mais qui est aujourd’hui un peu oubliée des sondages, la candidate à la primaire socialiste Ségolène Royal.

(Entrée de Ségolène Royal sous les applaudissements et en musique)

Michel Denisot, venu à la rencontre de Ségolène Royal : bonsoir.

Ségolène Royal, serrant la main de Michel Denisot et allant s’asseoir : bonsoir.

Michel Denisot : est-ce que vous savez ce que vous ferez le 16 octobre au soir ?

Ségolène Royal : ça dépend des électeurs. (Rire de Ségolène Royal)

Michel Denisot : deuxième tour de la primaire du Parti socialiste. Est-ce que vous pensez encore que vous pouvez gagner ?

Ségolène Royal : bien sûr, sinon je ne serais pas engagée comme je le suis aujourd’hui. Bien sûr je suis là pour convaincre. Pas pour vaincre, mais pour convaincre, parce que je pense pouvoir porter des idées fortes dont la France a besoin aujourd’hui, une France qui désespère d’elle-même, qui a besoin de retrouver sa confiance, et des Français…

Jean-Michel Apathie, lui coupant la parole : il y a un côté indestructible chez vous, hein ?

 

S3-Indestruct-eh-bien-ecoutez-au-moins.jpg

Ségolène Royal : "Il y a un côté indestructible ? Eh bien écoutez, les Français sauront à qui se raccrocher lorsque je serai élue présidente de la République, ils sauront, lorsqu’il y a des coups durs, qu’ils ont quelqu’un sur qui ils peuvent compter"

Ségolène Royal : il y a un côté indestructible ? Eh bien écoutez, les Français sauront à qui se raccrocher (Rire de Jean-Michel Apathie) lorsque je serai élue présidente de la République, ils sauront, lorsqu’il y a des coups durs, qu’ils ont quelqu’un sur qui ils peuvent compter.

Ariane Massenet : est-ce qu’il y a des grosses…

Michel Denisot, lui coupant la parole : vous et les sondages… (À Ariane Massenet) pardon, oui.

Ariane Massenet : est-ce qu’il y a des grosses différences entre… parce que ces primaires, quelques fois, on se dit, ouh là là, ils sont en train de s’écharper, pour finalement ensuite marcher tous dans les pas les uns des autres. Est-ce qu’il y a des grosses différences ? La plus grosse différence que vous pouvez avoir avec Martine Aubry, et avec François Hollande ?

Ségolène Royal : je vais un peu vous décevoir, parce que je ne me compare pas aux autres, le problème ce n’est pas …

Ariane Massenet, lui coupant la parole : mais vous devez savoir ?

Ségolène Royal : ça, ce sont les électeurs qui vont nous comparer. Moi je ne me compare pas aux autres, d’abord parce que ensuite nous devons nous rassembler, donc je veux que les choses se passent bien, et ce qui est très important, c’est ce que nous avons à dire.

 

S5-regles-justes.jpg

Ségolène Royal : "Et moi je considère aujourd’hui que les Français sont en demande de règles, de règles justes, et ce que je veux pour la France, c’est un ordre social juste, un ordre éducatif juste, un ordre économique juste"

Et moi je considère aujourd’hui que les Français sont en demande de règles, de règles justes, et ce que je veux pour la France, c’est un ordre social juste, un ordre éducatif juste…

Ariane Massenet, lui coupant la parole : ça rappelle quelque chose, ça

Ségolène Royal, poursuivant : … un ordre économique juste. En effet, c’est une conviction que j’ai de longue date, et je pense que si la France a des règles plus justes, elle sera également plus efficace.

 

S6-50-prod-prem-nec.jpg

Ségolène Royal : "Par exemple le pouvoir d’achat, avec la proposition de bloquer le prix de 50 produits de première nécessité, pour que les gens puissent continuer à faire leurs courses sans être angoissés sur la fin de mois"

Et ça je le décline, et j’en fais des propositions dans l’ensemble des domaines qui concernent non seulement la vie quotidienne des Français, par exemple le pouvoir d’achat, avec la proposition de bloquer le prix de 50 produits de première nécessité, pour que les gens puissent continuer à faire leurs courses sans être angoissés sur la fin de mois, et puis dans l’ensemble des domaines, mais ça je suis prête à répondre à vos questions.

Michel Denisot : alors on va pas faire toute l’émission sur les primaires, on va quand même terminer ce dossier. Pour l’instant, les sondages ne vous sont pas du tout favorables, vous le savez, vous dites que ça n’a pas grande signification je crois, parce que les gens qui votent, on sait pas qui ça va être, ça va être les sympathisants socialistes, les sympathisants de gauche, vous êtes à 13%, donc assez loin de François Hollande et de Martine Aubry. Comment vous pouvez remonter ça ?

 

S10-sond.jpg


Ségolène Royal : d’abord ce n’est pas un sondage sur les primaires. Donc j’en profite, d’ailleurs puisque vous m’invitez à dire à tous les Français devenir, on ne sait pas qui va venir voter actuellement, on ne sait pas s’il y aura 500 000, 1 million, 4 millions d’électeurs.

Jean-Michel Apathie : c’est les sondages faits auprès de sympathisants de gauche, on ne sait pas quelle est la valeur des chiffres, mais…

Ségolène Royal : oui, c’est ça. Donc, à la limite, peut importe les sondages, de toute façon, à un an d’une élection…

Michel Denisot, lui coupant la parole : ah, quand ils sont bons, vous les trouvez bien.

Ségolène Royal, poursuivant : … ils se sont toujours trompés. Eh bien écoutez, il vaut mieux qu’ils soient bons que mauvais, mais quand ils sont mauvais ça ne me trouble pas…

Michel Denisot, pendant que Ségolène Royal parle : mais quand ils ont mauvais, c’est pas juste, voilà, d’accord.

 

S11-fermement-det-a-.jpg

Ségolène Royal : "Et je suis fermement déterminée à convaincre les Français d’abord de venir voter, donc je dis à tous les Français qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, parce qu’il y a encore un doute sur les règles. Les règles sont très simples, tout le monde peut venir voter les 9 et 16 octobre"

Ségolène Royal : …outre mesure parce que je considère que les sondages ne font pas l’élection, c’est le peuple français qui va faire l’élection, et donc, c’est à moi de convaincre lors de cette campagne des primaires, et je suis fermement déterminée à convaincre les Français d’abord de venir voter, donc je dis à tous les Français qu’il n’y a pas besoin d’être adhérent du Parti socialiste, parce qu’il y a encore un doute sur les règles.

Les règles sont très simples, tout le monde peut venir voter les 9 et 16 octobre, c’est très important que ce soit redit, parce qu’on voit sur internet beaucoup de questions de citoyens qui se demandent s’ils peuvent venir voter, oui, bien sûr.

Michel Denisot : alors vous avez été très discrète médiatiquement pendant des semaines, là vous revenez, donc, euh, dans la lumière, des médias, en tout cas. Et donc la primaire socialiste, la question qui se pose, c’est Ségolène Royal peut-elle encore inverser la tendance, Damien Cabrespines a posé la question à trois experts.

-oOo-

Le Crash Test

 

S12-crash-tst.jpg

 

Mathieu Croissandeau, rédacteur en chef au service politique du Parisien-Aujourd’hui en France, Patrick Cohen, présentateur de la Matinale sur France Inter et Carl Meeus, rédacteur en chef au Figaro Magazine

Montage d’affirmations péremptoires, et de courts morceaux d’interviews de Ségolène Royal sortis de leur contexte comme « réponses » aux affirmations à l’emporte-pièce des journalistes.

Résultat du Crash Test : 3 « non », à l’unanimité. [Patrick Cohen ayant dit « Plutôt non »]

Extrait d’interview de Frédéric Lefebvre : « C’est toujours facile de caricaturer. »

-oOo-

 

S13-Rires-Eh-bien-je-vais-les-dementir.jpg


Michel Denisot : voilà.

Jean-Michel Apathie : voilà (Ricanement soft de Jean-Michel Apathie).

Ségolène Royal : eh bien je vais les démentir, vous allez voir. Voilà.

Michel Denisot : ouais.

Jean-Michel Apathie : il y a un argument, les Français, c’est Patrick Cohen qui disait ç…

 

S14-ces-pseudos-spec.jpg

Ségolène Royal : "C’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ?"

Ségolène Royal, lui coupant la parole : c’est étonnant, c’est quand même très étonnant, ces pseudo-spécialistes, qui vont décider à la place des Français. Non, ça ne vous surprend pas ?

Jean-Michel Apathie : naaaaaaaannnn, ça ne nous surprend pas…

Michel Denisot : non, c’est leur point de vue, ça n’engage qu’eux, ça n’engage qu’eux.

Ségolène Royal : ça n’engage qu’eux ?

Jean-Michel Apathie : c’est pas un constat qui traduit une hostilité à votre égard, c’est un regard d’aujourd’hui qui peut être démenti demain, bien sûr…

Ségolène Royal : oui, voilà…

Jean-Michel Apathie : … bien sûr.

Ségolène Royal : … un regard sur quoi, d’ailleurs ?

Jean-Michel Apathie : les Français ne veulent pas d’un match retour, selon Patrick Cohen, dans le Crash Test. Ils veulent pas d’un match retour, ils veulent pas recommencer 2007. C’est, c’est quelque chose auquel vous êtes sensible ou pas ?

Ségolène Royal : bien sûr. Moi non plus je ne veux pas de match retour. Ce ne sera pas le même jeu, je vous assure

Jean-Michel Apathie : pourquoi ? Parce que vous avez changé … ?

Ségolène Royal : c’est comme au sport, on fait des matchs retour mais ce n’est pas le même jeu. Parce que j’ai changé, bien sûr j’ai changé.

Jean-Michel Apathie : en quoi c’est différent, votre jeu ?

 

S15-convictions-corr-a-ce-dt-la-France-a-bes-auj.jpg

Ségolène Royal : "Ces convictions, je vais continuer à les défendre parce que je crois qu’elles correspondent à ce dont la France a besoin aujourd’hui"

Ségolène Royal : d’abord je ne suis plus la même qu’en 2007, même si je suis fidèle aux convictions qui sont les miennes depuis des années, je suis engagée dans la vie politique depuis 25 ans. Et j’ai des convictions, vous disiez tout à l’heure que ce que je disais vous rappelait quelque chose, donc ces convictions, je vais continuer à les défendre parce que je crois qu’elles correspondent à ce dont la France a besoin aujourd’hui. Mais depuis 2007, je ne suis plus la même, bien sûr. D’abord j’ai appris de mes échecs…

Ariane Massenet, lui coupant la parole après 2 essais : mais ça veut dire… ça veut dire… ça veut dire quoi, plus la même ?

Ségolène Royal : eh bien j’ai changé en bien, voilà. Puisque vous me demandez. (Rires de Ségolène Royal)

Ariane Massenet : oui, non, mais certainement, mais par exemple, quelles erreurs, quelles erreurs, euh, vous avez faites en 2007, [que] vous ne referiez pas aujourd’hui ?

 

S16-les-gens-qui-me-voient-cap-a-rassembler.jpg

Ségolène Royal : "Les gens qui me voient en proximité, au travail, dans l’efficacité de l’action quotidienne, dans la morale qui m’anime, dans la capacité à rassembler les équipes, contrairement à ce qui est dit, et la capacité à rassembler, de la gauche extrême jusqu’aux centristes humanistes, dans la Région que je préside, les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi"

Ségolène Royal : j’ai beaucoup appris de cet échec, de ces échecs successifs, mais aussi de mes réussites successives, puisque j’ai quand même été réélue à la tête de ma Région avec plus de 60% des voix, donc ça veut dire quelque chose, ça veut dire que les gens qui me voient en proximité, au travail, dans l’efficacité de l’action quotidienne, dans la morale qui m’anime, dans la capacité à rassembler les équipes, contrairement à ce qui est dit, et la capacité à rassembler, de la gauche extrême jusqu’aux centristes humanistes, dans la Région que je préside, les gens qui me voient en direct me font confiance et votent pour moi, donc c’est ça l’enjeu d’une campagne, c’est, petit à petit, démontrer que je suis à même de présider la France demain, donc les Français ont besoin de…

 

S17-pourquoi.jpg

Ali Baddou : "Pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ?"

Ali Baddou : pourquoi ? Très bêtement, puisqu’on vous sait ancrée dans un territoire, on vous sait très attachée à l’action que vous menez dans votre région, (d’un air excédé) quel besoin de la présidentielle, quel besoin de passer à la présidence de la République ? C’est par épanouissement personnel, c’est … ?

 

S18-que-je-ne-les-abandonnerai-pas.jpg

Ségolène Royal : "J’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer"

Ségolène Royal : c’est un engagement, d’abord à l’égard des 17 millions de Français qui ont voté pour moi, et auxquels j’ai dit le soir du second tour de l’élection présidentielle que je ne les abandonnerai pas, donc mon devoir, c’est de continuer. Puis c’est aussi une passion, c’est peut-être un destin, en tout cas, les Français auront la liberté de choix.

 

S18-en-tt-cas-beaucoup-verite-trasmp-deter.jpg

Ségolène Royal : "J’espère que je vais gagner cette primaire, que je gagnerai ensuite l’élection présidentielle. En tout cas je suis engagée dans ce chemin avec beaucoup de détermination, de droiture, de transparence, de vérité, de volonté, et de conviction"

Et puis ensuite, nous nous rassemblerons, j’espère que je vais gagner cette primaire, que je gagnerai ensuite l’élection présidentielle. En tout cas je suis engagée dans ce chemin avec beaucoup de détermination, de droiture, de transparence, de vérité, de volonté, et de conviction.

Michel Denisot : alors on va se retrouver dans 2 minutes avec Ségolène Royal qui est notre invitée pour toute cette première partie du Grand Journal, à tout de suite.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

LEGITIMITE 2011 ? 27/06/2011 23:54





En matière d' adhésion aux idées de la dame aux caméras, la population du Poitou Charentes ne lui appartient pas, contrairement ce qu' elle
essaie d' accréditer. Car vous devriez savoir que le 21 mars 2010 sur 1 284 411 électeurs
potentiels inscrits ( source WIKIPEDIA  ) seuls 240 885 votants

tous courantsdu PS ont votés pour elle, et 73 644 écologistes  par discipline républicaine et 
pour avoir des strapontins au conseil Général ...

Les écolos étant la béquille du PS !


Je suis d' accord que les sondages ne font pas le printemps, mais des résultats officiels, oui !


En ce qui concerne les erreurs de communication interne, on retrouve une continuité dans la
désaffection de ses proches depuis 2007, commençant avec
Hollande ...





Dés lors, il est légitime de se poser la question sur le pourquoi des propos de ses collègues du P.S. ( DSK, Fabius, Peillon, Lang, Collomb, Emmanuelli,
Minc ...) puisque Martine AUBRY, une autre femme au pays des machos, n' est pas autant détestée ?


On peut vraisemblablement en trouver la cause sur ses thèmes de campagnes dérangeants, où elle c'est
mise à dos les éléphants cumulards , les jeunes lions qui veulent le devenir et les présidents
de fédérationsqui veulent que rien ne change.


Pour les autres, sa croisade de l' irréprochabilité et de courtoisie au P.S. discrédite le sérieux de son programme. Depuis l' affaire DSK, et le casier d' Harlem Désir, la bataille de la morale désormais est perdue ...


  


En ce qui concerne les erreurs de communication externe :  la
saturation médiatique des très nombreuses déclarations opportunistes, tout azimuts mais toujours démagogiques, parfois vulgaires comme a Pau
ou empruntées à l’ extrême droite sur l' immigration, retournent contre elle une partie des électeurs de 2007.


La précision de ses déclarations empéche tout dialogue et la discrédite lors de ses nombreux revirements.


Elle n’ est plus dans le débat d’ idées mais dans un monologue
narcissiste, où le Poitou Charentes est sensé, ces derniers temps, étre le " laboratoire " de la France !


De fait, les électeurs actuels la devine prête à tout promettre pour assouvir son égo.


  


En ce qui concerne les erreurs de stratégie : ne pas être dans le
moule et démarrer sa campagne trop tôt ( hors des clous ) à crée un malaise au P.S. par l' image d' une tricheuse, d' autant que les frasques du congrès de Reims avaient marqués les
mémoires. Elle divise plus qu' elle ne rassemble la Gauche puisque elle joue personnel avec son propre programme, ( où elle prêche pour le
F.N. ) et non le programme officiel du Parti.


Elle est dans l'incapacité à fédérer dans son propre parti et les autres courants de la Gauche, mais plutot d'
embarasser l' hydre de Solferino.


 


Je tiens a vous faire remarquer que depuis qu' elle a  " inspiré Obama " , je vous dit avec franchise qu'elle à choqué beaucoup d'
électeurs potentiels par son manque de modestie avec, DSK premier ministre, se voir succéder à Mitterand,
Jaurès ( vous aviez vu le résultat au congrès de Reims ), le "je serais un bon président " et sa manie de s' " excuser au nom de la France " alors
qu' elle n' est pas mandatée pour le faire.


 


Ce que vous ne percevez pas encore concerne son culte de la personnalité et sa dérive médiatique " maoïste "  ( toutes proportions gardées ) avec son portrait " peace and love "en buste omniprésent qui entraine une
saturation visuelle.


Mais, on peut toujours s' amuser du fait qu' elle ai abandonné sa tenue de soixante huitarde attardée du Zénith et le tailleur noir de Mme de Fontenay
pour la couleur rouge ( comme Aubry ) de ses tenues actuelles, et ses variations de coiffures ou de photographies rayonnantes retouchées.


Et bien qu' unique en son genre, on a l'impression qu' il y en à plusieurs !


 


Ce qui me géne est le fait que Ségolène à un avis sur tout, voit tout, sait tout, peut tout, et qu'en prime est la descendante de Miterrand , de Jaurès et inspiratrice d'
Obama.


 


Mais si elle sombre dans les primaires, je pense qu' elle pourra alors créer son propre parti en dehors du P.S. pour se postuler une troisième fois en 2016 et faire jouer son droit d'anesse comme elle se dit du
Poitou.



Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link