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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:15

 

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Ségolène Royal vs. Audrey Pulvar (@salam93)

"Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012", a répondu Ségolène Royal à Audrey Pulvar à la fin de leur échange sur la réforme fiscale, la gestion de la dette et des déficits dans cette troisième partie de l’émission animée par un Laurent Ruquier flanqué du nouveau couple de journalistes Natacha Polony/Audrey Pulvar, samedi soir tard.

Une Audrey Pulvar particulièrement agressive envers Ségolène Royal, puisque la réaction de Ségolène Royal faisait suite à un commentaire lancé en rigolant par Audrey Pulvar tandis que Ségolène Royal parlait des gaspillages dus à la superposition des compétences de l’Etat, des Régions, des départements, des pays, des communautés de communes et des communes : "On aurait dit Nicolas Sarkozy" ; ce qui répondait en écho à l’assertion lancée sans preuve et en jouant sur les mots au début de la partie : "Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes [dans votre livre-programme]".

Après avoir gaiement attaqué à la hache ce premier pilier du livre-programme de la candidate, Audrey Pulvar s’est attaquée au second, aidée en chemin par un Laurent Ruquier en mal de phrase facile - "Un petit côté méthode Coué, on va dire" : "Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret … […] J’aimerais bien … j’aimerais bien qu’on soit un petit peu dans le concret".

Ce à quoi Ségolène Royal a répondu : "Pas du tout. Pas du tout dans l’incantation. Pas du tout. Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets, et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société".

Bien sûr, il y a eu bien des piques et des insolences, des moues désapprobatrices de maîtresse d’école de la part d’Audrey Pulvar : "Et comment je fais ? Je relance l’activité économique" - "D’un coup de baguette magique ?", n’a pas pu s’empêcher de rétorquer la journaliste ; ou encore après sa propre question : "Vous allez demander aux riches combien ils veulent payer sur heu … d’impôt en plus c’est ça ?", elle a rajouté pendant que Ségolène Royal parlait et passait sans difficulté à autre chose : "1%" ; pour ne donner que deux exemples.

Alors qu’Audrey Pulvar et Ségolène Royal s’étaient parlées au téléphone après l’éviction de la journaliste d’Audrey Pulvar Soir (APS) sur i>TELE le 19 novembre 2010, comme Ségolène Royal le racontait lors d’une UPP le 23 novembre (article ici), en prenant la défense de la journaliste, Ségolène Royal ayant été l’invitée d’APS le 15 novembre, Audrey Pulvar est constamment revenue à la charge contre la candidate lors de l’émission de samedi soir. Cette agressivité a étonné, même dans les rangs des soutiens de François Hollande (tweets ici et ici).

Beaucoup de commentateurs de l’émission (voir article ici) ont du coup souligné le problème d’éthique et de déontologie soulevé par l’attitude de la journaliste, qui est la compagne d’Arnaud Montebourg à la ville, autre candidat à la primaire, et qui a pris pour référence, coïncidence ou pas, Jean-Luc Mélenchon pour essayer de droitiser l’image de Ségolène Royal, alors que Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal ont constaté leur convergences récemment à la fête de l’Humanité.

Finalement, Natacha Polony, journaliste au Figaro, jouant le pendant de droite d’une Audrey Pulvar attaquant à gauche, a présenté un angle d’attaque plus classique, même si son insistance certains faits divers et personnages glauques sur le thème de l’éducation plus tôt dans l’émission a été un peu pénible pour tous, y compris pour Laurent Ruquier à la fin ; Ségolène Royal coupant court farouchement aux insinuations qui voulaient l’impliquer en tant que ministre dans ces affaires.

Ben sûr, plus tard dans l’émission devait aussi subir les clichés d’un jeune écrivain de 19 ans, Marien Defalvart, sur la prétendue subordination inéluctable du politique à l’économique et sur la pédagogie du peuple "infantilisante" selon lui, alors que c’est tout le contraire, comme nous le rappelle @profencampagne (article ici).

D’autres invités ont participé à des degrés divers à l’émission pendant l’interview de Ségolène Royal, qui a duré plus d’une heure : Gérard Darmon, Franck Dubosc, Christophe Hondelatte et Tony Parker, les réactions des deux premiers à l’intervention de Ségolène Royal étant plutôt favorables, et Christophe Hondelatte finissant même, après une bonne dose de pessimisme sur la politique, sur une note optimiste, rien ne lui paraissant joué, et pronostiquant un juste retour des choses pour les deux candidates des primaires, malmenées à ses yeux.

 Frédérick Moulin

 

Vidéo à voir sur le site de l'émission jusqu'au dimanche 2 octobre 2011 à midi en cliquant ici

 3ème partie de 1 heure 16 minutes à 1 heure 27 minutes et 5 secondes

 

Royal Vs Polony & Pulvar 2 [Pol] Ruquier 240911... par peanutsie

3ème partie à partir de 13 minutes et 10 secondes

 

Royal Vs Polony & Pulvar 3 [Pol] Ruquier 240911... par peanutsie

3ème partie jusqu'à 3 minutes et 50 secondes

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Laurent Ruquier : Audrey Pulvar. Audrey Pulvar. (Applaudissements à la conclusion précédente de Ségolène Royal)

Audrey Pulvar : heu … donc dans ce livre, je vais ess… on va essayer d’aller … d’avancer un tout petit peu, parce qu’il n’y a pas que des questions d’éducation.

Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes, hein, vous parlez de … du fait que chacun doit répondre de ses actes, donc les gens ont des droits et des devoirs, j’ai eu l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, que la réponse n’est pas dans l’assistanat, mais dans la responsabilité individuelle.

 

S1 des accents très sarkozystes

Audrey Pulvar : "Moi j’ai trouvé qu’il y a des accents très sarkozystes, hein"

Vous parlez d’un principe de réciprocité, hein, on n’est pas loin du gagnant-gagnant, vous dites que vous voulez que tous les jeunes aient une bonne raison de se lever le matin, la France qui se lève tôt, que l’oisiveté ne mène à rien du tout. « On n’a rien sans effort, dites-le à vos frères et sœurs. », ça aussi ça m’a rappelé quelque chose, mais tant mieux, hein, c’est pas …

Natacha Polony, interrompant Audrey Pulvar : les Français ont voté pour ça, dans un sens, c’est pas …

Ségolène Royal, interrompant aussi Audrey Pulvar : le problème avec lui, c’est qu’il demande … attendez … le problème avec lui c’est qu’il demande des efforts …

Audrey Pulvar, tâchant de continuer : … Nicolas Sarkozy n’a pas le monopole … je vais au bout, s’il vous plait, s’il vous plait … j’aimerais aller au bout de ma phrase, s’il vous plait, et vous dites aussi …

 

S2 le pb avec lui c'est qu'il demade

"Le problème avec lui, c’est qu’il demande des efforts à tous les autres, sauf à lui-même, et sauf aux plus privilégiés, c’est ça le problème" (Applaudissements nourris du public)

Ségolène Royal, poursuivant sans s’arrêter : … à tous les autres, sauf à lui-même, et sauf aux plus privilégiés, c’est ça le problème. (Applaudissements nourris du public)

Audrey Pulvar : vous dites aussi, Ségolène Royal, et j’en suis assez étonnée … (Pause d’Audrey Pulvar qui attend que les applaudissements cessent) Vous dites aussi, Ségolène Royal, et j’en suis assez étonnée, que le socialisme ne doit pas rimer avec plus d’impôt. Vous voulez pas augmenter les impôts vous ?

Ségolène Royal, se tournant vers Franck Dubosc, Gérard Darmon, Christophe Hondelatte et Marien Defalvard : vous n’êtes pas d’accord, vous ?

Audrey Pulvar : vous ne voulez pas augmenter les impôts ?

 

S3 vs voulez plus d'impôt

"Vous voulez plus d’impôt ?"

Ségolène Royal, tournée vers les mêmes : vous voulez plus d’impôt ?

Franck Dubosc : je préfèrerais qu’on en reste là, moi, heu … (Rires du public) personnellement, heu …

Laurent Ruquier : ben, si, il y a quand même une réforme fiscale indispensable.

Ségolène Royal, tout de suite : oui. Il faut que l’impôt soit plus juste. Voilà. Il faut que l’impôt soit plus juste.

Laurent Ruquier : c’est-à-dire ?

Audrey Pulvar : est-ce que vous allez augmenter les impôts, ou pas, et pour quelle catégorie de la population ?

Ségolène Royal : non, je ne veux pas augmenter les impôts globalement. D’abord, il faut globalement prendre les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts et les charges. En revanche il est évident qu’il faut les répartir plus équitablement, ça c’est évident.

Audrey Pulvar : donc vous n’augmenterez pas les impôts des heu … des contribuables les plus aisés ?

Ségolène Royal : je ne veux pas reprendre …  (Laissant Audrey Pulvar finir sa phrase) si, mais j’abaisserai du coup sur les autres.

Audrey Pulvar : d’accord. Mais vous augmenterez quand même les impôts pour certaines personnes ?

 

S6 c'est évident ils le demandent eux m

"Donc vous n’augmenterez pas les impôts des heu … des contribuables les plus aisés ? [...] Mais vous augmenterez quand même les impôts pour certaines personnes ?" "C’est évident, ils le demandent eux-mêmes, alors on ne va pas les priver de ce plaisir !" (Rires puis applaudissements nourris du public)

Ségolène Royal, en même temps qu’Audrey Pulvar : si on augmente les impôts sur les contribuables … (Répondant à Audrey Pulvar) C’est évident, ils le demandent eux-mêmes, alors on ne va pas les priver de ce plaisir ! (Rires puis applaudissements nourris du public)

Laurent Ruquier : oui mais attention …

Franck Dubosc : moi j’ai rien demandé, hein !

Laurent Ruquier, poursuivant : … il n’y a pas que Madame Bettencourt, quand même. Ça veut dire : qui ? Lesquels seront le plus taxés ?

Audrey Pulvar : ouais.

Laurent Ruquier, sans s’arrêter : c’est pour être plus précis.

Audrey Pulvar : à partir de quel niveau de revenu [Laurent Ruquier : « Exactement. »] dans un foyer fiscal, heu, il faut s’attendre à des augmentations d’impôt ?

Ségolène Royal : d’abord, la réforme fiscale globale, on va mettre tout à plat. Donc c’est compliqué de répondre au cas par cas ou point par point …

Audrey Pulvar : oui mais y’a des … y’a des programmes, y’a des programmes dans lesquels y’a des réponses très précises. On a reçu la semaine dernière Monsieur Mélenchon, qui a des réponses très précises. Il sait exactement à partir de quand, à partir de quel seuil il va augmenter les impôts, les passer à 60, 70, 90, voire 100%. Il parle évidemment, comme vous, je pense, d’une harmonisation entre l’impôt sur le revenu, et l’impôt sur les revenus du capital, il dit des choses très précises.

Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret …

 

S8 pas du tt pas du tt ds l'incanta°

"Moi, si vous voulez, votre livre, j’ai trouvé qu’il était très heu … on était beaucoup dans l’incantation, et beaucoup moins dans le concret" "Pas du tout. Pas du tout dans l’incantation."

Ségolène Royal, l’interrompant : pas du tout.

Laurent Ruquier, interrompant à son tour Audrey Pulvar : un petit côté méthode Coué, on va dire.

Ségolène Royal : pas du tout dans l’incantation …

Audrey Pulvar : j’aimerais bien … j’aimerais bien qu’on soit un petit peu dans le concret.

 

S7 les propositions st très concrètes

"Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … pas du tout. Les propositions sont très concrètes, au contraire, sur tous les sujets, et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société.

 

S9 l'mpôt ciment soc

"Et sur la réforme fiscale, ce que je dis, c’est que nous ferons des Etats généraux de la réforme fiscale, parce que l’impôt, c’est ce qui fait le ciment d’une société, c’est la contribution au fonctionnement d’une société. Eh bien, cette contribution, elle doit être débattue démocratiquement. Vous savez que moi je crois à la démocratie participative"

Eh bien, cette contribution, elle doit être débattue démocratiquement. Vous savez que moi je crois à la démocratie participative, et donc j’ai dit, et donc j’ai dit, c’est assez simple …

Audrey Pulvar, parlant en même temps qu’elle : vous allez demander aux riches combien ils veulent payer sur heu … d’impôt en plus c’est ça ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … c’est assez simple. Oui, bien sûr.

Audrey Pulvar : d’accord.

Ségolène Royal : nous ferons [Audrey Pulvar : « 1% »] des Etats généraux de la fiscalité pour que les Français puissent, à partir des propositions concrètes, calculer leur impôt, voir si les choses sont justes, puisqu’aujourd’hui on a le système fiscal le plus compliqué, les Français ne savent pas exactement combien d’impôt ils payent, sauf les riches, puisque grâce, à cause du bouclier fiscal, grâce au bouclier fiscal pour les riches, c’étaient les seuls, les très riches, les grandes fortunes, qui avaient le droit de savoir et d’avoir le calcul par les services fiscaux, de l’impôt qu’ils payaient, puisqu’au-dessus de 50%, les pauvres chéris, on leur remboursait, on leur rendait un chèque qui coûtait à tous les autres Français deux milliards …

Audrey Pulvar, essayant de l’interrompre : et pareil pour les entreprises ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … 2,5 milliards d’euros. Donc nous ferons les Etats généraux  …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : pareil pour les entreprises, vous allez leur demander leur avis aussi pour savoir à quelle imposition elles seront taxées ?

 

S10 la fisca entr fera partie ETats géné

"Mais la fiscalité des entreprises fera partie des Etats généraux de la fiscalité. Ces Etats généraux se concluront 3 ou 4 mois après mon élection et il y aura un référendum sur la réforme fiscale"

Ségolène Royal : mais la fiscalité des entreprises fera partie des Etats généraux de la fiscalité. Ces Etats généraux se concluront 3 ou 4 mois après mon élection et il y aura un référendum sur la réforme fiscale. Comme ça, il y aura l’émergence d’une majorité de Français autour de la justice fiscale et de l’efficacité fiscale, parce que l’impôt, l’impôt c’est  …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : donc vous n ‘avez pas encore une petite idée de qui doit faire des efforts pour qu’on sorte de la situation dans laquelle on est ?

Ségolène Royal : mais puisqu’il y aura …

Audrey Pulvar, lui coupant à nouveau la parole : qui dans la société doit fournir des efforts ? (Bref silence)

Ségolène Royal : vous savez aujourd’hui il y a 10% des Français qui possèdent 60% du patrimoine. Donc la question qui devra être prise en considération, ce n’est pas seulement le revenu …

Audrey Pulvar, parlant en même temps qu’elle : oui, c’est ce dont je vous parlais tout à l’heure.

Ségolène Royal, sans s’interrompre : … c’est aussi le patrimoine, [Audrey Pulvar : « Absolument. »] et notamment le patrimoine reçu en succession, le patrimoine au contraire acquis par le travail des Français, les gens qui arrivent de moins en moins à accéder à la propriété. Monsieur Sarkozy avait promis de faire des Français une société de propriétaires, vous avez vu maintenant comme c’est difficile pour les jeunes, et pas seulement pour les jeunes d’ailleurs, d’aller se loger et d’espérer pouvoir être un jour propriétaire de son logement ? C’est devenu très, très difficile.

 

S12 la question permettre aux Frcs accéeder logt

"Et donc je ne veux pas déconnecter la question du patrimoine, la question de la fiscalité, la question de la protection de l’épargne, la question de la protection des fruits du travail, la question qui va permettre aux Français en effet d’accéder à la propriété de leur logement, parce que ça je crois que c’est une sécurité fondamentale dans la vie"

Et donc je ne veux pas déconnecter la question du patrimoine, la question de la fiscalité, la question de la protection de l’épargne, la question de la protection des fruits du travail, la question qui va permettre aux Français en effet d’accéder à la propriété de leur logement, parce que ça je crois que c’est une sécurité fondamentale dans la vie …

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : donc tout ça, tout ça dans les Etats généraux. Vous parliez tout à l’heure de marge de manœuvre, on est dans une situation où la dette représente 88% du PIB, où le déficit, plus de 7%, la France ne paye pas ses fonctionnaires, elle ne paye pas sa Sécurité sociale, elle est obligée d’emprunter pour payer ses fonctionnaires, en ayant une situation, quand même, assez complexe, il faut dégager, comme vous dites, des marges de manœuvre, comment on fait. Quel est, quelles sont les principales mesures à part ces Etats généraux de la fiscalité ?

 

S13 on fait 3 choses 3

"On fait 3 choses, 3"

Ségolène Royal : on fait 3 choses, 3. D’abord la lutte contre la fraude fiscale des grandes fortunes, 40 milliards d’euros. Donc déjà si tous les Français obéissent aux règles, qu’ils soient riches, qu’ils soient moyens ou qu’ils soient petits, parce que les petits et les moyens, ils ne passet pas entre les mailles du filet, hein, donc 40 milliards d’euros, on les récupérera.

Aujourd’hui, le déficit, c’est 100 milliards, donc vous avez déjà presque la moitié du déficit qui est couvert.

 

S14 presque la moitié du déficit qui est couvert

"Aujourd’hui, le déficit, c’est 100 milliards, donc vous avez déjà presque la moitié du déficit qui est couvert"

Ensuite, je fais rembourser le bouclier fiscal, 2,5 milliards d’euros.

Ensuite je supprime un certain nombre de niches fiscales, qui profitent notamment aux entreprises du CAC 40. Est-ce que vous trouvez équitable que les entreprises du CAC 40, dont Total, qui ne paye pas 1 euro d’impôt sur le territoire français, ne payent que 9% d’impôt alors que n’importe quelle petite entreprise, commerçant, artisan, en paye plus de 30% ?

Audrey Pulvar : et justement, d’où ma question tout à l’heure.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : eh bien elles payeront les impôts comme les PME, voilà. Et donc on prendra là …

Audrey Pulvar : vous voyez que vous avez déjà une petite idée de la situation.

Ségolène Royal : et en plus, et en plus les profits et des banques, et des entreprises du CAC 40, ont quasiment doublé au cours de l’année 2009-2010. Et ces gens-là ne payent pas d’impôt en France, et délocalisent à tour de bras les entreprises sous-traitantes ? Eh bien moi je remettrai de l’ordre dans tout cela, [Audrey Pulvar : « Alors là, là, vous a… »] et donc, et nous récupérerons donc une marge de manœuvre.

 

S15 et ces gens là pas d'IS en Frace

"Et ces gens-là ne payent pas d’impôt en France, et délocalisent à tour de bras les entreprises sous-traitantes ? Eh bien moi je remettrai de l’ordre dans tout cela, et donc, et nous récupérerons donc une marge de manœuvre"

Audrey Pulvar : vous avez donné des solutions pour le déficit, mais pas pour la dette, qui à un peu plus de 100 milliards, hein, elle est 10 fois, quasiment 10 fois plus élevée que 100 milliards. Comment on fait pour réduire l’endettement de la France, est-ce que c’est une priorité pour vous, de réduire l’endettement de la France ?

Ségolène Royal : bien sûr ! Pourquoi c’est une priorité ? Parce qu’il n’est pas acceptable de faire peser la dette sur la génération qui vient et celle d’après. Ce n’est pas à eux de payer le train de vie d’un Etat impécunieux qui n’a pas été capable de gérer correctement la dépense publique.

Et c’est si vrai que dans le Contrat avec la Nation que j’ai présenté en 10 engagements, moi j’inscris dans la Constitution la bonne gestion des fonds publics.

Audrey Pulvar, cherchant à l’interrompre : et où est-ce qu’on fait des économies ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : et comment je fais ? Je relance l’activité économique.

Audrey Pulvar, lui coupant la parole : d’un coup de baguette magique ?

 

S17 d'un coup de bag mag je réduis déficits

"Et comment je fais ? Je relance l’activité économique" "D’un coup de baguette magique ?" "Donc je réduis, je réduis le déficit comme je viens de vous le dire. Ensuite, chaque dépense nouvelle sera gagée par une économie sur autre chose. Chaque euro dépensé sera un euro utile"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : donc je réduis, je réduis le déficit comme je viens de vous le dire. Ensuite, chaque dépense nouvelle sera gagée par une économie sur autre chose. Chaque euro dépensé sera un euro utile.

 

S20 superposition enter l'Etat ...

"Nous économiserons des gaspillages dans la superposition des compétences entre l’Etat, les régions, les départements, les pays, les communautés de communes, les communes, plus personne ne s’y retrouve, et il y a beaucoup de gaspillages dans cette organisation administrative dans laquelle je remettrai de l’ordre, de l’ordre juste"

Nous économiserons des gaspillages dans la superposition des compétences entre l’Etat, les régions, les départements, les pays, les communautés de communes, les communes, plus personne ne s’y retrouve, et il y a beaucoup de gaspillages dans cette organisation administrative dans laquelle je remettrai [Audrey Pulvar, avec un petit rire : « On aurait dit Nicolas Sarkozy. »] de l’ordre, de l’ordre juste.

Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012.

 

S21 et c'est pr ça que je veux gagner 2012 applause

"Mais le problème, c’est qu’il n’a rien fait ! Il a enrichi les riches et c’est tout. Et il a dégradé l’image de la France avec l’accumulation d’affaires de corruption. Eh bien si c’est ça que l’on veut reproduire, allons-y. Moi, je ne veux pas de ça pour mon pays et c’est pour ça que je veux gagner l’élection présidentielle de 2012" (Applaudissements nourris du public)

Laurent Ruquier : alors, autre mesure concrète … (Applaudissements nourris du public pour la réplique de Ségolène Royal) (En même temps que es applaudissements) Moi j’aime bien aller dans le concret, et après je donne la parole à Natacha pour sa dernière intervention.

(Après la fin des applaudissements) Heu, sur la délinquance, et même sur la prévention de la délinquance, ça c’est pareil, je me dis : mais est-ce que c’est possible ? Vous avez demandé, et vous vous inspirez, je crois, de ce qui se fait au Canada, vous avez demandé aux retraités de prendre en charge les jeunes dont on pourrait imaginer qu’ils pourraient devenir délinquants parce qu’ils sont soit mal orientés, soit délaissés par les parents, soit des primo-délinquants ?

 

S22 soit des primo délinquants

"Vous avez demandé aux retraités de prendre en charge les jeunes dont on pourrait imaginer qu’ils pourraient devenir délinquants parce qu’ils sont soit mal orientés, soit délaissés par les parents, soit des primo-délinquants ?" "Oui. Ça existe déjà d’ailleurs, hein. Il y a des associations qui s’appellent des associations de grands-parents d’adoption, qui s’organisent autour des écoles, notamment des écoles qui sont dans les quartiers sensibles"

Ségolène Royal : oui. Ça existe déjà d’ailleurs, hein. Il y a des associations qui s’appellent des associations de grands-parents d’adoption, qui s’organisent autour des écoles, notamment des écoles qui sont dans les quartiers sensibles, là où il y a beaucoup de mères célibataires qui ont du mal à éduquer les adolescents, en particulier, ce n’est pas facile, ce sont des femmes seules …

Laurent Ruquier, lui coupant la parole : ce seront des retraités volontaires, j’imagine ?

Ségolène Royal : oui, oui …

Laurent Ruquier : ah bon.

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … ce sont des associations de retraités.

Laurent Ruquier : mais vous, ce que vous voulez faire …

 

S23 solidairs où ceux qui on pas la chance de

"Et moi je trouve formidable de construire des sociétés un peu solidaires"

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … qui viennent à la sortie des écoles, qui prennent en charge les enfants, qui font du soutien scolaire, en partenariat avec des étudiants, et moi je trouve formidable de construire des sociétés un peu solidaires, où ceux qui n’ont pas la chance d’avoir l’encadrement de leurs parents, qui n’ont pas cette chance, et qu’en effet on peut repérer très tôt à l’école, qui sont en rupture scolaire, qui sont en absentéisme scolaire, eh bien à un moment, soit il y a des familles qui ont les moyens, et qui arrivent à recadrer leurs enfants, à les faire accompagner, et puis il y a en a qui n’ont pas ces moyens-là, qui sont totalement perdues, eh bien moi je préfère faire de la prévention, repérer très tôt les enfants, pour leur donner soit un internat scolaire de proximité, où ils sont accompagnés, soit en effet un travail avec les associations, de façon précoce, que d’assister à cette dérive et de les voir un jour prédélinquants, puis délinquants, et puis ensuite finir en prison. Bien non, ce n’est pas l’image que je me fais de la société, et je pense qu’en anticipant les choses, en faisant de la prévention, eh bien on doit être capable de faire réussir tous les enfants.

 

S24 prédélinqts puis délinqts

"Eh bien moi je préfère faire de la prévention [...] que d’assister à cette dérive et de les voir un jour prédélinquants, puis délinquants, et puis ensuite finir en prison. Bien non, ce n’est pas l’image que je me fais de la société, et je pense qu’en anticipant les choses, en faisant de la prévention, eh bien on doit être capable de faire réussir tous les enfants"

Laurent Ruquier : Franck ?

 

S26 élargir

Franck Dubosc : "Il va falloir élargir les trottoirs, parce que ça va faire du monde devant les écoles, hein, déjà quand on attend un enfant à l’école, il y a du monde …"

Franck Dubosc : il va falloir élargir les trottoirs, parce que ça va faire du monde devant les écoles, hein, (Rire de Ségolène Royal) déjà quand on attend un enfant à l’école, il y a du monde …

 

S25 Royal Dubosc


Laurent Ruquier : c’est pas ça, c’est surtout que je me dis : mais est-ce que les retraités vont vraiment avoir envie de ça, parce que parfois, quand on est à la retraite, on se dit : ça y est, je suis tranquille, les enfants sont casés, les petits-enfants aussi, et vous, vous allez leur redemander de s’occuper de ceux des autres.

Ségolène Royal : non, mais c’est une solut… mais c’est une solution parmi d’autres, mais l’idée, c’est de …

Laurent Ruquier, lui coupant la parole : donc c’est pas très sérieux.

 

S26 là où ça se fait C T efficace

"Donc c’est pas très sérieux" "Ah, pas du tout ! (Rires du public) Pas du tout ! Là où ça se fait, c’est très efficace"

Ségolène Royal, du tac au tac : ah, pas du tout ! (Rires du public) Pas du tout ! Là où ça se fait, c’est très efficace.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

mirjossbom 28/09/2011 12:33



Bonjour Pot à SR


Juste un mot : je pense que faire encore référence à quelqu'un qui, aujourd'hui encore, se réclame d'une immunité internationale pour fuir les tribunaux -
prsonnellement, si j'étais innocente d'une injuste accusation, je ferai tout pour prouver ma bonne foi, mais c'est un autre débat - c'est encore lui faire trop d'honneur car il aime la notoriété
quelle qu'elle soit et donc la meilleure des punitions, à notre mesure, serait de l'ignorer!


Nous avons beaucoup à faire pour faire savoir à tous qu'il y a parmi les candidats à la primaire une personne qui a un VRAI PROGRAMME, de VRAIES SOLUTIONS,
qui rencontre les Français de tous les milieux, qui n'a de cesse de nous rendre enfin une république JUSTE et un pouvoir SAIN alors gardons nos forces pour aider enfin SEGOLENE ROYAL à rendre à
la France un statut digne de son histoire!



Pote à SR 26/09/2011 17:25



Des gens posait la question : Qu’a fait François Hollande (de notable ou de bien) en 30 ans de vie politique ? Rien ? Oui. Et puis non.


Une chose de notable qu’il aura faite, c’est de bousiller le PS, le parti que Mitterrand aura fondé avec quelques autres à Epinal ! A part ça, je vois rien d’autre. Et je suis pas bigleux ! UN
BLOB !!!!


(et non un ZOB. Le ZOB, c’est le client du Sofitel et on peut se poser la question : qu’est-ce qu’il foutait là ! Pas dans la suite luxueuse, mais au Parti Socialiste, parti héritier de Jaurès.)


BLOB : Monstre informe et gélatineux, amas visqueux rougeâtre, dans le film horrifique et éponyme de Steve Mc coin, qui dévore tout ce qui vit sur son passage. Une vraie confiture nanardesque !


Pour Aubry, elle se contente de flotter au gré du vent.


Mme Royal est honnête, courageuse et la vraie politique de la bande. Vitalité chez SR, optimisme sérieux, avenir concret. Et la joie incarnée. Dans l’émission de RURU, on en a eu une flagrante
preuve et pour conduire une campagne présidentielle de longue haleine, il faut mieux avoir du plaisir communicatif, ça aide !


La Boulevard (Pulvar), quelle scandale ! Juge et partie avec la hargne d'une collégienne, surjouée. Le journalisme à la française :  du nimporte quoi ! Je pense que Mme royal lui aurait
bien fait panpan culcul entre quat'-z-yeux !



mirjossbom 26/09/2011 15:32



QUELLE CLASSE! Dans cette cours de la maucaise foi et de l'attaque insidieuse plus que celle de la juste et intelligente curiosité quelles que soient
les idées...


Ruqier n'a pas donné de lettres de noblesse à son émission en acceptant de tels comportements! Bravo Ségolène! Mais, bien sûr, ce n'est pas dans une émission
comme celle-là que l'on peut faire comprendre du mieux possible ses objectifs et, pourtant!...


Vous aurez su, avec le sourire, la bonne humeur, l'humour, la gravité, faire passer un certain nombre de messages, espérons qu'ils auront été saisis au
vol!


Et soulignons la façon dont vous avez su faire face de cette belle manière aux Cerbères de Ruquier quand d'autre(s) ont eu ou auront sans doute beaucoup de
mal!


MERCI FREDERICK car cette transcription n'a pas dû être aisée quand on se remémore les impatiences des deux Pies-grièches qui ne trouvaient pas assez de
mensonges pour l'une et d'incongruités pour l'autre pour précipiter leur invitée dans l'arène...


Certaine devrait bien penser à rejoindre le monde dans lequel elle était souvent intellectuellement remarquable... au lieu de ne l'être que par sa plastique
apparence et la triste expression de sa mauvaise foi!


Quand au dernier des génies!...



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