Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 16:49

 

5964208407_9e368ae284_z.jpg

(@Razak)

"Qu’est-ce que vous voulez dire par ‘collusion entre les banques et Nicolas Sarkozy’ ?", a demandé la journaliste. "Vous le savez bien, c’est les visiteurs du soir, les dirigeants du système bancaire. Est-ce que vous avez vu une seule décision, en France, imposée au système bancaire ? On a renfloué les banques, et l’Etat n’est même pas rentré au capital des banques. Donc oui, il y a une collusion, entre le système financier et le système bancaire, et les dirigeants actuels du pays, on le sait. Ils ne se laisseront rien imposer",  a analysé Ségolène Royal dans cette dernière partie de la conférence de presse qu’elle a tenue à Solferino vendredi.

La candidate est partie d’un triple constat pour arriver à cette conclusion :

-d’abord, Ségolène Royal constate que dans la crise de l’euro, le couple franco-allemand tirait à hue et à dia, Nicolas Sarkozy ayant clairement choisi le camps des banques et du pouvoir financier : « on sent deux dirigeants qui ont d’ailleurs divergé, pendant de longues semaines ». Pourquoi ont-ils divergé ? À cause de la contribution des banques à la dette grecque, Angela Merkel étant pour au nom du principe de responsabilité, Nicolas Sarkozy contre :

« Vous aviez le président français qui ne voulait pas en entendre parler, sans doute parce qu’il est très proche, en France, du système bancaire, et qu’il y a une vraie collusion en France entre, malheureusement, le système politique et le système financier. »

-ensuite, Ségolène Royal démontre que, au sujet des réformes structurelles de l’Europe, sur la table depuis 2008, Nicolas Sarkozy n’a pas eu « l’ombre du début d’une discussion technique sur le sujet. Rien ! » :

« Et pourquoi ça ne se fait pas ? Parce que ce sont des décisions courageuses qu’il faut prendre. Il faut tenir tête au système bancaire, et on sait que dans certains pays, comme en France, il y a une collusion entre les dirigeants des banques et le pouvoir sarkozyste. Et donc rien ne leur sera imposé, surtout juste avant les échéances électorales. Et ça, ce n’est pas acceptable, parce que c’est un manque de vision à long terme. »

-enfin, Ségolène Royal pointe la réforme des tarifications bancaires, notamment celles qui sont « irrégulières », sans cesse promise par Christine Lagarde, et jamais réalisée, et l’absence de sanction prise alors même qu’a été publié un « rapport européen pour dire qu’il y avait une entente illégale » sur les retraits d’espèces faits à l’étranger notamment :

« Pourquoi est-ce qu’on ne leur demande pas de rembourser ? À tous ceux à qui ils ont pris de l’argent de façon irrégulière ? […] Non, ni vu ni connu. C’est juste une déclaration d’intention des banques : « Oui, oui, on va être sages maintenant, on va obéir à la réglementation. ». Aucune sanction, alors que les plus-values ont été fixées.

Voilà un exemple très concret qui permettrait à l’Etat de reprendre les centaines de millions d’euros qui ont été indûment perçus par les banques. […] On pourrait en faire quelque chose de cet argent. Eh bien non. Rien ne se passe. Donc j’en déduis en effet qu’il y a une collusion entre le pouvoir bancaire et le pouvoir politique. »

 

S6-nos-seulemt-5-annees-ms-on-est-repons-sur-ce-qu-on-inst.jpg


Et Ségolène Royal d’en tirer la conclusion logique : comme il y a collusion entre le système bancaire et financier d’une part et le pouvoir sarkozyste d’autre part, qui implique une soumission du pouvoir politique, et donc de l’économie réelle, au pouvoir financier des banques et des fonds de pension, il faut qu’avec le changement en 2012, le pouvoir politique en Europe, les dirigeants politiques européens puissent « décider ensemble que la puissance financière sera assujettie au pouvoir politique ».

Comment ? En mettant en place un fonds souverain européen, une source de financement enfin indépendante des banques, qui actuellement financent la dette de la Grèce. Et de dévoiler son projet, articulé et réfléchi, très cohérent financièrement :

« L’Europe n’a aucune dette, elle a donc une capacité d’emprunt, à des taux d’emprunt très bas, sans dépendre du système financier. […]

Le fonds souverain, on l’alimente soit par une taxe sur les banques, par exemple, soit par une capacité d’emprunt, les eurobonds. Donc si le fonds souverain, si l’Europe décide d’émettre des eurobonds, vous savez très bien que ce serait extrêmement rapide, pratique et efficace. Tout le monde les réclame, ces eurobonds. […] Et la taxe sur les banques, elle pourrait être prise sur la base des profits bancaires, puisque les banques font des profits sur la dette ! […] Il y a cette taxe sur les transactions financières, ou la taxe sur les profits bancaires. L’une n’est pas exclusive de l’autre. Ça prouve qu’il y a même plusieurs possibilités de cofinancement du fonds souverain. […]

Pourquoi ce n’est pas fait ? Parce qu’il n’y a pas un ministre commun de l’Economie et des Finances. […] Donc ce qui est incompréhensible, c’est que ce problème-là qui est posé sur la table depuis 2008 n’ait pas reçu l’ombre du début d’une discussion technique sur le sujet. Rien ! C’est pour ça que je demande que les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent cet été, pour qu’à la rentrée ce problème soit réglé. »

Frédérick Moulin

 

<span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;" _mce_style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times;"><br> <span style="font-size: 10pt;" _mce_style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xk2mqk_conf-de-presse-integrale-sortir-durablement-l-europe-de-la-crise_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xk2mqk_conf-de-presse-integrale-sortir-durablement-l-europe-de-la-crise_news" target="_blank">Conf. de Presse intégrale : sortir durablement...</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" _mce_href="http://www.dailymotion.com/segolene-royal" target="_blank">segolene-royal</a></em></span></span></span></span></span>

Conf. de Presse intégrale : sortir durablement... par segolene-royal

 


Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Une journaliste : alors moi je voulais juste revenir, pardon, sur l’Union Européenne. Vous avez insisté sur le couple franco-allemand. Est-ce que pour vous ça veut dire que ce couple-là ne fonctionne pas, et que le couple Sarkozy-Merkel aurait freiné, quelque part, des décisions qui auraient pu être prises avant ?

Ségolène Royal : oui, je pense que ce couple ne fonctionne pas suffisamment. Il ne fonctionne pas aussi bien en tout cas que fonctionnait le couple Mitterrand-Kohl – et les couples précédents d’ailleurs, que ce soit Giscard-Schmidt, ou de Gaulle-Adenauer – on avait là un couple franco-allemand qui avait la capacité de voir loin, et de passer au-dessus des échéances électorales.

Là, on sent deux dirigeants qui sont pris par leurs échéances électorales, et qui ont d’ailleurs divergé, pendant de longues semaines, puisque d’un côté, vous avez Angela Merkel qui était favorable, au nom du principe de responsabilité, à l’intervention des banques dans la contribution à la dette grecque, et de l’autre côté, vous aviez le président français qui ne voulait pas en entendre parler, sans doute parce qu’il est très proche, en France, du système bancaire, et qu’il y a une vraie collusion en France entre, malheureusement, le système politique et le système financier, qui ne voulait pas en entendre parler, et qui avançait plutôt l’idée de solidarité, un peu floue d’ailleurs, entre tous les Etats pour contribuer à la dette grecque.

Et donc, dès lors qu’il y a une divergence de points de vue, et que ces deux dirigeants ne font pas un effort pour faire converger leurs vues, les autres pays européens sont déstabilisés.

Donc, c’est pourquoi la convergence de point de vue entre la France et l’Allemagne est si cruciale, c’est parce que s’il y a une solidité dans le couple franco-allemand, et c’est pour ça que je propose, depuis longtemps d’ailleurs, un ministère commun de l’Economie et des Finances entre la France et l’Allemagne qui sera capable de porter, au nom des deux pays, une cohérence dans la gestion économique et financière de l’Europe.

Mais dès lors que jusqu’au dernier moment, jusqu’à hier, il y avait des divergences entre le président français et la chancelière allemande, à ce moment-là, c’était très difficile de sortir quelque chose de cohérent.

Et d’ailleurs on est dans un entre-deux, dans les décisions qui sont prises. On a une vague intervention des banques sans qu’il y ait de taxation des banques, on ne sait pas comment ce principe d’intervention des banques, qui a dû être mis dans le communiqué pour faire plaisir à Angela Merkel, mais de façon suffisamment floue pour ne pas faire un déplaisir à Nicolas Sarkozy, on voit bien qu’on est dans un entre-deux.

 

S1-alors-on-va-etre-dans-la-relance-de-la-speculation-fi.jpg

"Quand on n’est pas dans la puissance politique d’une décision claire, ferme, alors on va être dans la relance de la spéculation financière, et c’est ce qui se passe dès aujourd’hui"

Et quand on n’est pas dans la puissance politique d’une décision claire, ferme, qui donne un signe fort à tous les opérateurs financiers, alors on va être dans la relance de la spéculation financière, et c’est ce qui se passe dès aujourd’hui.

 

S2-bien-serres-main-dans-la-main-pr-decide-ens.jpg

"Dès lors que les opérateurs financiers, les banques et les fonds de pension, sentent qu’il y a une faille entre les dirigeants politiques, qui ne sont pas comme ça, bien serrés, main dans la main, pour décider ensemble que la puissance financière sera assujettie au pouvoir politique, alors c’est un signe de retour à la puissance financière"

Dès lors que les opérateurs financiers, les banques et les fonds de pension, sentent qu’il y a une faille entre les dirigeants politiques, qui ne sont pas comme ça, bien serrés, main dans la main, pour décider ensemble que la puissance financière sera assujettie au pouvoir politique, alors c’est un signe de retour à la puissance financière, qui va imposer une nouvelle fois ses vues aux responsables politiques, et donc à l’économie réelle.

Et donc, une fois de plus, ça va se faire aux dépens des citoyens, et parmi eux les plus modestes et les catégories moyennes.

Puisque dès lors que les banques ne participent pas très clairement et très fortement à la gestion de la dette, et qu’on leur donne une nouvelle fois une liberté de manœuvre quant à la spéculation sur la dette, ils spéculent même sur les assurances sur la dette, vous imaginez, avec des taux d’intérêt de 15%. Et ça, ça n’a pas été arrêté ? Mais ça va recommencer !

 

S3 mais ça va recommencer dc tant que vs n'avez pas fds so

"Et ça, ça n’a pas été arrêté ? Mais ça va recommencer ! Donc tant que vous n’avez pas la mise en place d’un fonds souverain, avec la capacité pour l’Europe d’emprunter elle-même ..."

Donc tant que vous n’avez pas la mise en place d’un fonds souverain, avec la capacité pour l’Europe d’emprunter elle-même, l’Europe n’a aucune dette, elle a donc une capacité d’emprunt, à des taux d’emprunt très bas, sans dépendre du système financier.

Pourquoi est-ce que ça ne se fait pas ? Pourquoi est-ce que ça ne se fait pas, pourquoi il n’y a pas le courage politique de faire ça, et de tenir tête, à un moment, au système bancaire ? Que les Etats et le contribuable ont renfloué, quand même, je le rappelle.

 

S4-il-y-a-dc-1-deeq-il-n-y-a-pas-de-sym.jpg

"Il y a donc un déséquilibre, il n’y a pas de symétrie dans ces règles financières. Et c’est là où ça ne va pas"

S’il y a un krach financier, ce sont l’Etat et les contribuables qui vont renflouer. Et s’il y a des profits financiers, ce sont les banques qui empochent les profits financiers, aux dépens des Etats, et donc des peuples qui habitent les pays européens. Il y a donc un déséquilibre, il n’y a pas de symétrie dans ces règles financières. Et c’est là où ça ne va pas.

 Et pourquoi ça ne se fait pas ? Parce que ce sont des décisions courageuses qu’il faut prendre. Il faut tenir tête au système bancaire, et on sait que dans certains pays, comme en France, il y a une collusion entre les dirigeants des banques et le pouvoir sarkozyste. Et donc rien ne leur sera imposé, surtout juste avant les échéances électorales. Et ça, ce n’est pas acceptable, parce que c’est un manque de vision à long terme, et quand on est président de la République, on est responsable non seulement d’un pays sur les 5 années, mais on est responsable de ce qu’on installe, structurellement, pour assurer un avenir du pays au-delà des échéances électorales.

 

S7-au-dela-des-ech-elect.jpg

"En France, il y a une collusion entre les dirigeants des banques et le pouvoir sarkozyste. [...] Quand on est président de la République, on est responsable non seulement d’un pays sur les 5 années, mais on est responsable de ce qu’on installe, structurellement, pour assurer un avenir du pays au-delà des échéances électorales"

Un journaliste : le fonds souverain, vous l’alimentez comment ?

Ségolène Royal : le fonds souverain, on l’alimente soit par une taxe sur les banques, par exemple, soit par une capacité d’emprunt, les eurobonds.

 

S8-soit-par-une-taxe-sur-les-bq.jpg

"Le fonds souverain, on l’alimente soit par une taxe sur les banques, par exemple, soit par une capacité d’emprunt, les eurobonds"

Donc si le fonds souverain, si l’Europe décide d’émettre des eurobonds, vous savez très bien que ce serait extrêmement rapide, pratique et efficace. Tout le monde les réclame, ces eurobonds.

Le journaliste : et la dette ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : on en entend parler depuis 2008, donc tout le monde les réclame ces eurobonds. Pourquoi est-ce que ça n’est pas mis en place ?

Parce que ça consisterait à retirer aux banques une forme de pouvoir, puisqu’aujourd’hui ce sont elles qui financent la dette grecque. (Silence)

Et la taxe sur les banques, elle pourrait être prise sur la base des profits bancaires, puisque les banques font des profits sur la dette !

Le journaliste : sur les banques européennes ?

Ségolène Royal : sur l’ensemble des banques européennes, oui bien sûr …

Le journaliste : de combien ?

Ségolène Royal, sans s’arrêter : … il pourrait y avoir un pool bancaire. Ça, ça reste à discuter, mais en fonction des profits bancaires qu’elles ont fait, y compris en spéculant, y compris en spéculant sur la dette grecque, il peut y avoir un prélèvement.

 

S10-mais-votre-question-prve-meme-pas-aborde.jpg

"Mais, votre question prouve même, est la démonstration que le sujet n’a même pas été abordé"

Mais, votre question prouve même, est la démonstration que le sujet n’a même pas été abordé. Parce que si le sujet avait été abordé, la question du taux que vous posez, elle aurait pu être discutée, en concertation avec les banques, on les rassemble, on leur dit : « Voilà ce qu’on imagine, ce qu’on a l’intention de faire, et voilà le taux, nous, chefs d’Etat et de gouvernement. ».

Pourquoi ce n’est pas fait ? Parce qu’il n’y a pas un ministre commun de l’Economie et des Finances. C’est le rôle d’un ministre commun de l’Economie et des Finances de voir qu’est-ce que l’Europe peut lever en terme d’eurobonds, quels sont les emprunt directs que l’Europe peut faire, qui ne seront donc pas soumis à a spéculation financière, et qui seront avec des taux d’intérêt très, très inférieurs à ceux du marché, premièrement.

Et deuxièmement, s’il y a besoin d’une taxe complémentaire sur les banques, eh bien alors à ce moment-là ça pourra être décidé, et alimenter ce fonds souverain. C’est très simple.

Le journaliste : et c’est une taxe sur les banques, qu’une taxe sur les transactions financières, comme le principe en a été adopté au Parlement européen, et puis ensuite …

Ségolène Royal, l’interrompant : il y a deux choses, parce que la taxe sur les transactions financières, c’est autre chose, ce n’est pas pour financer la dette grecque.

Le journaliste : ça pourrait. Ça pourrait alimenter le fonds souverain.

Ségolène Royal : c’est pour alimenter le fonds souverain, pour alimenter les fonds de relance, mais ce n’est pas pour [financer] la dette grecque.

Donc effectivement, il y a cette taxe sur les transactions financières, ou la taxe sur les profits bancaires. L’une n’est pas exclusive de l’autre. Ça prouve qu’il y a même plusieurs possibilités de cofinancement du fonds souverain.

 

S11-ce-qui-est-incomprehensible-.jpg

"Donc ce qui est incompréhensible, c’est que ce problème-là qui est posé sur la table depuis 2008 n’ait pas reçu l’ombre du début d’une discussion technique sur le sujet. Rien ! C’est pour ça que je demande que les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent cet été, pour qu’à la rentrée ce problème soit réglé"

Donc ce qui est incompréhensible, c’est que ce problème-là qui est posé sur la table depuis 2008 n’ait pas reçu l’ombre du début d’une discussion technique sur le sujet. Rien ! C’est pour ça que je demande que les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent cet été, pour qu’à la rentrée ce problème soit réglé.

(Blanc)

Une journaliste : qu’est-ce que vous voulez dire par ‘collusion entre les banques et Nicolas Sarkozy’ ?

Ségolène Royal : oh, je n’ai rien à ajouter, vous le savez bien, c’est les visiteurs du soir, les dirigeants du système bancaire.

 

S12-est-ce-que-vs-avez-vu-une-seule-decision.jpg

"Est-ce que vous avez vu une seule décision, en France, imposée au système bancaire ?"

Est-ce que vous avez vu une seule décision, en France, imposée au système bancaire ?

On a renfloué les banques, et l’Etat n’est même pas rentré au capital des banques. Donc oui, il y a une collusion, entre le système financier et le système bancaire, et les dirigeants actuels du pays, on le sait. Ils ne se laisseront rien imposer.

Comment est-ce qu’ils font ? Je vais vous dire, moi, comment est-ce qu’ils font pour ne se laisser rien imposer. Souvent, c’est un chantage aux licenciements.

Même la réforme des tarifications bancaires n’a pas été faite. Vous avez vu qu’il a fallu un rapport européen pour montrer qu’il y avait une collusion entre les banques sur les tarifs adoptés par les banques pour les retraits en argent liquide aux distributeurs de billets, vous avez vu ça, qu’il y a des prélèvements qui sont totalement illégaux, et qui relèvent de l’entente irrégulière entre systèmes bancaires ? On le sait.

 

S12-entente-irreguliere-on-le-sait-Chr-Lagarde.jpg

"Vous avez vu ça, qu’il y a des prélèvements qui sont totalement illégaux, et qui relèvent de l’entente irrégulière entre systèmes bancaires ? On le sait. Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, lorsqu’elle était encore à ce poste, avait, mais je ne sais pas, des dizaines de fois lancé qu’elle allait faire la réforme de la tarification bancaire"

Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, lorsqu’elle était encore à ce poste, avait, mais je ne sais pas, des dizaines de fois lancé qu’elle allait faire la réforme de la tarification bancaire, et notamment des abus des tarifications bancaires, et notamment des abus sur les retraits financiers, vous avez vu, vous êtes à l’étranger, vous retirez de l’argent, vous payez un euro à chaque fois. C’est des sommes d’argent considérables.

Et on apprend – on le savait ! – il a fallu un rapport européen pour dire qu’il y avait une entente illégale. Et tout de suite les banques ont dit : « Bon, bon, on va changer, on va changer nos tarifs. ». Sauf qu’entre temps, ils ont quand même prélevé, sur tous les consommateurs.

Pourquoi est-ce qu’on ne leur demande pas de rembourser ? À tous ceux à qui ils ont pris de l’argent de façon irrégulière ? Pourquoi tous ceux qui ont retiré de l’argent aux bornes de distribution d’argent liquide et qui se sont fait illégalement taxer ne se font pas recréditer de tout ce qu’ils ont payé de façon illégale ?

 

S13-pourquoi-on-leur-dde-pas-pourquoi--jpg

"Pourquoi est-ce qu’on ne leur demande pas de rembourser ?"

Non, ni vu ni connu. C’est juste une déclaration d’intention des banques : « Oui, oui, on va être sages maintenant, on va obéir à la réglementation. ». Aucune sanction, alors que les plus-values ont été fixées.

C’est déjà pas mal, tiens, donc, ne serait-ce que, (se tournant vers le journaliste précédent) pour répondre à votre question, que de reprendre aux banques toutes les plus-values irrégulières qu’elles ont faites sur les tarifications bancaires irrégulières que les Français ont supportées. Pas seulement les Français d’ailleurs, tous les citoyens européens. À cause d’une entente illégale entre les banques.

Où est la décision ? Où est la décision autoritaire qui devrait être prise, puisqu’ils sont infraction par rapport à la réglementation et il ne se passe rien, il n’y a aucune sanction ? Pourquoi les droits et les devoirs s’imposeraient à tous, sauf aux banques ?

Voilà un exemple très concret qui permettrait à l’Etat de reprendre les centaines de millions d’euros qui ont été indûment perçus par les banques. Et qu’on pourrait reverser, tenez, je ne sais pas, moi, à un fonds de mutation énergétique, à un fonds pour le logement des Français, etc. On pourrait en faire quelque chose de cet argent. Eh bien non. Rien ne se passe. Donc j’en déduis en effet qu’il y a une collusion entre le pouvoir bancaire et le pouvoir politique.

(Flashes)

(Souriante) Voilà. Merci beaucoup.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link