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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:50

Ségolène Royal et Ariane Mnouchkine au Théatre du Soleil par Ségolène Royal  Contribution de Patrice Marie, metteur en scène. 

 

Pour que la culture soit l’affaire de tous

 

C’est grâce à la gauche que la France occupe aujourd’hui la première place dans le domaine culturel : premier réseau d’équipements culturels, musées rénovés, dispositifs performants d’aides aux artistes, à l’édition, au cinéma, la liste serait longue de nos réussites. L’impulsion de Jack Lang dans les années 80 a été suivie par les collectivités territoriales, qui ont relayé l’élan tout en l’amplifiant : l’idée culturelle s’est durablement imposée en France.

 

Mais qu’en fait-on aujourd’hui ?

 

  • Le démantèlement annoncé de la culture

 

Avec habilité, Nicolas Sarkozy n’a pas pris le milieu culturel de front. Mais en réalité, c’est toute la politique culturelle, construite pierre par pierre depuis des années, qui est menacée. Le ministère de la culture est peu à peu vidé de sa substance. La politique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite y fait, dans l’ombre, des ravages, car le ministère de la culture, qui avait doublé ses crédits en 1982, a beaucoup embauché à cette époque, et les départs à la retraite sont nombreux dans ses rangs. La restructuration du ministère fait de celui-ci une administration de gestion, d’où toute idée de projet est évacuée, à tel point qu’il a fallu créer la commission Karmitz pour donner l’illusion qu’on voulait encore innover.

 

Les directions régionales des affaires culturelles se désespèrent des baisses de subventions pour la vie culturelle locale, et de l’absence d’orientations, au point qu’elles craignent leur suppression prochaine. La politique de la ville, l’éducation artistique à l’école, l’éducation populaire sont des secteurs non seulement sinistrés, mais en voie de disparition. Et cela dans l’indifférence générale car ce qui est modeste et local ne se voit pas.

 

Les coups annoncés contre les collectivités territoriales – notamment la suppression de la taxe professionnelle – vont pénaliser de façon massive les acteurs culturels. L’action en faveur du mécénat, pourtant prometteuse, a été stoppée. Et le développement de la pauvreté exclut de plus en plus de personnes de la fréquentation culturelle, jugée, parfois à juste titre, trop chère. 

 

Le démantèlement massif de la culture s’annonce. L’idée du gouvernement est de ne réserver à l’Etat que la culture institutionnelle et de prestige, et de laisser aux collectivités l’action de terrain : sauf que, privées de moyens, celles-ci ne pourront pas prendre le relais.

Et ce serait priver l’Etat de ses responsabilités en matière d’innovation. C’est tout le tissu culturel et artistique local qui risque ainsi de s’effondrer.  

 

Face à une attaque d’une ampleur sans précédent, il s’agit de faire des propositions qui aillent au-delà du seul discours sur l’indispensable restitution des marges de manœuvre financières. Les grands changements espérés après l’ère Sarkozy sont l’occasion de réfléchir à un nouvel élan pour la culture en France.

 

 

  • Ouvrir la culture au plus grand nombre

 

Il est temps d’agir : malgré l’augmentation considérable de l’offre culturelle depuis trente ans, rien n’a vraiment changé en termes de fréquentation : c’est toujours à une minorité de la population (seulement 22% des Français ont une pratique au moins occasionnelle de la culture, par exemple aller au théâtre une fois par an) que profitent les quelques 10 milliards de budgets publics consacrés à la culture.

 

Pourquoi ? Tout simplement parce que les politiques publiques de la culture se préoccupent de l’offre, non de la demande. La question des publics a toujours été une question marginale.

 

Proposer un nouvel élan culturel, c’est réfléchir à la façon dont l’offre culturelle peut profiter à la population dans son ensemble. C’est se demander comment les citoyens peuvent y participer directement, et non seulement comme un public passif, voire comme une clientèle.

 

En période de crise, et pour que la population accepte une augmentation des budgets culturels, il est indispensable de travailler à une culture plus accessible, plus partagée, qui soit l’affaire de tous, en un mot à une culture démocratique. Pour cela, quelques propositions, simples, peu coûteuses, pourront constituer les axes forts d’une politique de la culture réellement participative :

 

  • Redonner à la culture sa dimension sociale

 

Proposition n°1 : systématiser les résidences afin de permettre aux artistes qui le souhaitent de créer en lien avec la population.

                                                                                             

S’impliquer dans des projets avec des artistes confirmés, participer à un processus de création, se « frotter » aux œuvres d’art avec les outils pour les comprendre, de telles activités sont extraordinairement puissantes pour construire chez l’individu la confiance en soi, la sociabilité, la compréhension du monde.

 

Il faut permettre à chacun de s’impliquer dans une démarche culturelle et artistique en multipliant, sur tout le territoire, les occasions de collaboration entre artistes et citoyens, à travers un programme de résidences d’artistes dans les lieux de la cité : centres culturels, écoles, universités, hôpitaux, prisons…

 

Exemple :

Un plasticien, artiste reconnu, réalise des statues monumentales en plâtre. Il s’installe pendant un mois dans le centre culturel d’une petite ville. Il propose aux artisans de la ville qui utilisent le plâtre dans leur travail, de s’associer avec lui. Une équipe d’une dizaine de personnes se forme. L’œuvre se construit peu à peu, les artisans apportent au plasticien leur connaissance du maniement du plâtre, le plasticien reste pleinement l’artiste. Le jour de l’inauguration, les artisans sont fiers du travail accompli, et sont en mesure d’expliquer la démarche de l’artiste, alors que l’œuvre aurait peut-être été rejetée si elle avait été simplement installée dans l’espace public, sans ce travail de médiation. Les artisans sont également mieux reconnus dans leur profession, car les métiers manuels sont souvent dévalorisés. L’artiste, les artisans, la population : tout le monde y gagne.

 

 

  • Valoriser la pratique amateur

 

Proposition n°2 : Doter la pratique amateur d’un vrai statut, et encourager les relations artistiques entre la pratique amateur et la pratique professionnelle.

 

C’est un problème franco-français : la pratique amateur est dévalorisée en France. Elle n’a pas de statut et la frontière entre amateurs et professionnels est floue, ce qui ne favorise pas la collaboration entre les deux secteurs. Pourtant, alors que la fréquentation culturelle stagne, la pratique amateur est en plein essor : nous avons tous, autour de nous, quand ce n’est pas nous-mêmes, des amis qui écrivent, dansent, font de la photo, de la musique, du théâtre…

 

La pratique amateur est un vecteur essentiel d’apprentissage de la sociabilité, et elle constitue aussi un chemin vers la fréquentation des œuvres, à condition que des passerelles existent entre pratique amateur et pratique professionnelle.

 

Le ministère de la culture, qui a axé son action sur le tout professionnel, doit s’intéresser à la pratique amateur, d’abord en lui donnant enfin un statut, ensuite en multipliant les lieux et les moments de relations entre praticiens professionnels et praticiens amateurs, dans le respect de l’identité de chacun.

 

Exemple :

Une compagnie de théâtre professionnelle souhaite monter « Comme il vous plaira » de Shakespeare… dans les Ardennes (la pièce se passe en effet dans cette région). Il faut 20 comédiens : la compagnie ne peut pas les payer tous. Elle décide alors de confier les rôles les plus importants à des professionnels, qu’elle rémunère, et les autres rôles à des amateurs, bénévoles. Le groupe d’amateurs participe ainsi à une expérience théâtrale de haut niveau. Sans le recours aux amateurs, le projet ne pouvait pas se faire : les artistes professionnels sont donc heureux de pouvoir travailler, sans pour autant que le projet artistique soit amoindri.

La pièce est donnée, en plein air pendant l’été, dans la forêt des Ardennes. La population locale vient, nombreuse, assister à un spectacle qu’elle ne serait peut-être pas allé voir dans le théâtre municipal : tout le monde y gagne.

 

 

  • Développer la culture à l’école :

 

Proposition n°3 : Convaincre l’éducation nationale de s’ouvrir enfin à l’éducation artistique, afin que chaque enfant ait reçu une sensibilisation approfondie aux arts et aux pratiques artistiques au cours de sa scolarité.

 

L’éducation artistique à l’école est un serpent de mer : toujours annoncée, jamais réellement mise en place. C’est dommage : c’est un vecteur extraordinaire de développement pour l’enfant, quelle que soit son origine sociale.

 

A condition qu’il ne s’agisse pas d’enseigner la culture comme une matière parmi d’autres, mais bien de permettre à l’enfant de participer concrètement à un projet culturel. Il faut développer sur tout le territoire, et même systématiser, les jumelages entre établissements scolaires et établissements culturels, et développer à grande échelle les résidences d’artistes dans les écoles.

 

 

Exemple :

Une pièce de théâtre est montée au cours de l’année scolaire dans une classe de CM2 d’un établissement culturel d’une banlieue difficile, avec une compagnie professionnelle locale. Parmi les élèves participants, un enfant d’une famille immigrée, mal intégrée. Les résultats scolaires de cet enfant sont mauvais : mais voilà que le jour de la représentation, il est excellent dans son rôle : il est le meilleur ! Pour lui qui ne connaît que l’échec, c’est un vrai moment de réussite, d’autant plus valorisant qu’il s’agit de culture. Il est fondamental, pour un enfant, que le regard que portent sur lui les autres, et qu’il porte sur lui-même, ne soit pas toujours négatif. La pratique artistique est un outil de premier plan pour y parvenir. Et tout le monde y gagne.

 

  • Favoriser la participation des habitants

 

Proposition n°4 : Amener les établissements culturels à ouvrir leurs conseils d’administration aux habitants de la cité, dont certains faisant partie du «non-public.

 

La culture apparaît à beaucoup comme quelque chose « qui n’est pas pour moi » : combien de personnes passent chaque jour devant un musée, un théâtre, sans jamais y entrer, ni même penser à le faire. Il s’agit pourtant d’équipements publics, financés par tous. Il est vrai que les codes utilisés par la plupart des établissements culturels laissent à penser que ceux-ci sont réservés à la couche la plus cultivée de la population. Le résultat est une culture qui risque de fonctionner « entre soi ».

 

Pour casser cela, il faut permettre aux habitants de s’associer de façon concrète et active à la vie des établissements culturels. Il ne s’agit pas d’intervenir sur les choix artistiques : ceux-ci sont de la responsabilité des équipes dirigeantes, dont c’est le métier. Mais les habitants participants peuvent, par leurs conseils, rendre ces équipes plus attentives à l’accueil de leur public réel et potentiel.

 

Ainsi, un panel diversifié d’habitants pourrait siéger au CA des établissements culturels, et être ainsi source de conseils sur la politique à mener, sur l’administration de la structure, sur les stratégies de développement, et sur toutes les questions concernant l’organisation des activités.

 

Exemple :

Le musée d’une ville moyenne constate une fréquentation insuffisante et ne parvient pas à intéresser une grande partie de la population, que l’idée même de musée n’attire pas.

 

Il propose alors à une dizaine de personnes, dont certaines ne sont jamais entrées dans ses locaux, de rejoindre le conseil d’administration. On demande à ces personnes de parcourir le musée et de noter tout ce qui, à leurs yeux, « ne va pas ». Le résultat : une mine d’information pour l’équipe du musée, et l’obligation de tenir compte, dans le mesure du raisonnable bien sûr, des propositions faites. Peu à peu, même le programme d’expositions temporaires évolue : sans perdre en qualité et en innovation, il s’enrichit des remarques et des propositions des habitants. La fréquentation augmente et se diversifie. Tout le monde y gagne.

 

 

  • Développer le mécénat de proximité

 

Proposition n°5 : Développer le mécénat de proximité sur les territoires, en favorisant l’implication des PME dans la vie culturelle locale.

 

Longtemps un thème « de droite », le mécénat commence à se répandre au sein du milieu culturel, encore modestement cependant.

 

Développer davantage le mécénat (des entreprises et des particuliers), c’est ouvrir la culture à un cercle plus large. En pratiquant le mécénat, un établissement culturel crée des liens entre le public, le milieu artistique, le milieu économique et beaucoup d’autres.

 

L’enthousiasme partagé donne une réelle dynamique : l’institution est plus forte, elle est davantage prête à prendre des risques. Un acte de mécénat réussi, c’est un échange qui ne se limite pas à un chèque, mais qui implique une réelle collaboration où les compétences du mécène deviennent bénéfiques pour l’établissement. C’est un véritable outil pour l’ouverture culturelle. C’est aussi, pour l’entreprise, un outil de développement économique.

 

  Exemple :

Un centre d’art tisse un lien avec une banque locale. La banque accorde une aide financière au centre d’art, et bénéficie d’une réduction d’impôt de 60%. Mais elle ne s’arrête pas là. Par des mailings, elle fait connaître à sa clientèle les activités du centre, Elle fait l’acquisition d’œuvres d’art contemporain pour ses locaux. De son côté, le centre d’art propose des activités (visites guidées, ateliers) pour le personnel de la banque et leur famille.

 

Ces opérations contribuent au rayonnement du centre d’art par des effets de relais de notoriété, grâce à la diffusion en réseau hors du champ culturel. Les résultats se traduisent par une augmentation de la fréquentation et une augmentation du rayonnement local, ce qui renforce l’intérêt des décideurs locaux et donc l’attribution de subventions publiques. Les services rendus à la population sont mieux identifiés. Tout le monde y gagne.

 

 

  • Faire de la culture un vecteur d’intégration.

 

Proposition n° 6 : Favoriser l’organisation d’évènements sur le thème des cultures immigrées, associant création contemporaine et expressions traditionnelles, et impliquer les associations d’immigrés dans l’élaboration de leur programmation.

 

Les personnes immigrées ne fréquentent guère nos équipements culturels, car ce qui y est proposé ne leur correspond pas. Pourtant, la culture doit être le lieu de la rencontre, de la curiosité partagée et de la tolérance.

 

Les équipements culturels doivent proposer de façon régulière des programmations susceptibles d’intéresser cette population, et contribuer à faire connaître leurs cultures d’origine.

 

 

 

 

 

 

Exemple :

Une scène nationale, implantée en banlieue parisienne, décide d’organiser un festival africain.

Le noyau dur de la programmation est constitué de productions contemporaines, africaines ou françaises sur l’Afrique, du niveau artistique correspondant aux exigences de ce type d’équipement. Mais à cela s’ajoutent divers événements qui vont donner une image d’ouverture à la manifestation : à l’extérieur du bâtiment, sur le parking, s’organise un marché africain géant. Au café du théâtre, on joue de la musique africaine. Des conférences de géopolitiques sont organisées afin de débattre du contexte politique des pays africains. Pour organiser l’événement, des associations africaines sont sollicitées. Des ateliers de danse africaine sont organisés. Le festival attire des familles africaines qui, jusqu’à présent, n’étaient jamais entrées dans le théâtre, et certaines personnes parmi elles assistent à des spectacles. Tout le monde y gagne.

 

 

 

  • En conclusion (provisoire) : créer un nouvel esprit

 

Ces quelques exemples montrent que la culture, sans se renier, peut avoir une dimension sociale de premier plan, sans pour autant qu’il s’agisse, comme on en brandit souvent la menace, du retour au « socioculturel ».

 

 

L’erreur serait de demander à l’artiste de jouer un rôle social : tel n’est pas notre propos. L’artiste doit rester fondamentalement indépendant de toute instrumentalisation. C’est le responsable culturel, le médiateur, qui a le rôle de créer le lien entre l’art et la population. Beaucoup peut être fait dans cet esprit : c’est un vrai changement de société qui devient alors possible.  

 

 

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans La parole aux militants
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commentaires

Prunier 10/05/2010 21:51



avant de développer la cultureà l'école ,il faudrait auparavant penser à la culture générale des enseignants qui est très lacunaire ! ( culture classique :beaux arts ,littérature, musique
classique,poésie , styles architecturaux et des élus aussi , ils ont des mandats et donc pas le temps de se cultiver !!


comment faire un atelier- poésie si on n'a soi-même aucun rapport avec la poésie ? les inciter à lire les journaux : les enseignants lisent-ils les journaux nationaux ? problème de la curiosité
intellectuelle de celui qui transmet : peut-on transmettre quelque chose qu'on n' a pas ?


 



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