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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 03:39

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Dessin de Plantu

L’Occident hurle son indifférence dans un silence assourdissant. L’Occident, le pays des morts et du soleil couchant dans l’Egypte antique. L’Orient, le pays du renouveau et de la jeunesse. Cette jeunesse si nombreuse en Egypte : un tiers de la population, 28 millions d’Egyptiens sur 85, ont moins de 14 ans ; l’âge moyen d’un Egyptien est de 24 ans. C’est un fait qu’il ne faut pas oublier parce qu’il revêt une importance capitale.

Un silence assourdissant donc. Aux Etats-Unis, les fournisseurs d’accès à internet ne donnent pas accès à Al Jazeera, le média le plus présent dans les événements du Caire en général, et de la place Tahrir, point de ralliement des manifestants, en particulier, par peur de perdre plus de clients si cela se savait que d’en gagner en le faisant. Dans les journaux télévisés français, des reportages formatés, consacrant une large part à la situation des Français en Egypte, qu’ils soient touristes ou expatriés, et peu d’informations utiles. Et encore : des reportages relégués après les gros titres. Au JT de 20 heures de France 2 lundi soir, quatre titres et huit séquences précédent les reportages sur l’Egypte, dont un fait divers. Comme le titrait dans l’après-midi de lundi LeMonde.fr, « L’Egypte n’agite pas les JT » :

 


Et des informations utiles, il y en a. Seulement, elles ne sont pas ou elles sont peu relayées. Qui sait qu’avant-hier Ahmed Fathi Sorour, président de l’Assemblée du Peuple d’Egypte, membre du Parti national démocratique (PND) au pouvoir, a déclaré : « Des voix se sont élevées pour demander la dissolution de l'Assemblée, et cette question fait actuellement l'objet d'une enquête de la Cour de cassation. ». L'Etat de droit « demande le respect de l'ensemble des décisions de justice, et mieux vaut pour l'Assemblée de corriger sa composition en respectant les décisions judicaires » plutôt que de voir sa légitimité « mise en cause », a-t-il ajouté. Autant reconnaître tout de suite que le résultat des élections législatives de fin novembre et début décembre 2010 ont été largement truqués ! Avec 420 (81%) sièges sur 518 pour le PND au pouvoir et l’interdiction de la principale force d’opposition, les Frères musulmans, qui avaient raflé 88 sièges aux élections de 2005, un score truqué et qui ne reflètait qu’une partie de leur influence réelle....

Des Frères musulmans souvent incompris en Occident. Musulman ne signifie pas terroriste. Pendant les manifestations de ces derniers jours, les Frères ont adopté un profil bas, ne prenant part aux manifestations que le 4ème jour et ne les menant pas, pour ne pas donner le prétexte de la lutte contre « l’islamisme » à Moubarak.

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L'armée monte désormais la garde au musée du Caire, intact hormis quelques vitrines brisées

Des Egyptiens qui, malgré quelques pillages, quelques saccages – le musée du Caire a été visité, quelques vitrines endommagées, mais rien n’a été volé – se sont rapidement organisés. Le musée est gardé par l’armée et les habitants des environs.

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Armé d'un fusil à plomb, Kareem Ahmed, 17 ans, fait le guet à un point de passage au Caire (Ed Ou pour The New York Times)

Des comités de quartiers surveillent les voitures et les passants, repèrent les pilleurs et voleurs, et les livrent à l’armée ou à la police. Les contrôles sont acceptés de bonne grâce par les automobilistes. Dans le quartier verdoyant et résidentiel de Zamalek, où les ambassades et les restaurants chics côtoient les immeubles de standing, en face de l’épicentre du mouvement populaire, de la place Tahrir, un analyste financier de 26 ans, Samer Ahmed, vérifie que les automobilistes arrêtés au poste de contrôle habitent bien Zamalek. La conductrice d’une Mercedes, dans un manteau de fourrure, lance à Samer qui vient de la laisser passer : « Que Dieu vous bénisse, jeunesse d’Egypte ! ».

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La place Tahrir lundi dans la journée : il y avait plus de manifestant que les jours précédents selon les observateurs (Peter Macdiarmid/Getty Images)

Sur la place Tahrir, le cœur de la protestation égyptienne palpite : il se vide tard le soir, les manifestants épuisés allant dormir, au pire dans les parcs de la capitale, et se remplit dans la matinée. Les manifestants, souvent jeunes, s’organisent.

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Lundi, un tank de l'armée barrait le passage aux automobilistes sur le pont du 6 octobre, qui enjambe le Nil, près de la place Tahrir : des centaines de voitures sont bloquées et ne passeront pas (Yannis Behrakis/Reuters)

On parle de dizaines de milliers de manifestants : un exploit du faible contre le fort, l’armée bloquant tous les accès au centre-ville depuis 2 jours avec des chars, des hélicoptères et des avions de chasses faisant des survols de la place Tahrir et de la capitale depuis dimanche : plus que la vue, c’est le bruit qui cherche à oblitérer les volontés : Moubarak est un homme de l’armée de l’air égyptienne, dont il a gravi tous les échelons. Lundi après-midi, l’armée installait des blocs de béton pour boucher un peu plus les accès au centre-ville, en prévision de la journée de mobilisation d'aujourd'hui mardi.

 

 

Au milieu de la foule, sur la place, dimanche, un homme, avec comme seul moyen d’expression pour couvrir la clameur, un haut-parleur. Le prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradei, ancien directeur général de l’AIEA, qui a fondé un mouvement en février dernier, l’Association nationale de changement (ANC), et qui est revenu en Egypte jeudi dernier pour participer au mouvement de protestation. ElBaradei a deux mérites : il n’a pas de lien avec Moubarak ou avec les Etats-Unis, trop proches du pouvoir en place pour les manifestants. Dimanche soir, Mohamed ElBaradei a été propulsé à la tête d’une vaste coalition d’opposition à Moubarak, de l’opposition laïque aux Frères musulmans, en passant par une nébuleuse d’internautes issus du Mouvement du 6-avril, né en 2008 en soutien aux ouvriers du coton en grève et intégrant de jeunes militants très actifs sur la Toile, peu habitués à la hiérarchie et à la politique.

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Hosni Moubarak est intervenu à la télévision d'Etat dimanche soir ; le président est de plus en plus seul et isolé (AFP)

En face de la coalition naissante, un pouvoir qui se meurt. Le président Moubarak est seul. Etrangement, ses proches ne sont plus visibles depuis quelques jours. Y compris Gamal Moubarak, son fils cadet, propulsé au Secrétariat Général du PND, et qui était l’héritier présomptif de son père. Son père, qui avait gardé depuis son accession au pouvoir il y a 30 ans le siège de vice-président vacant. Pour ne pas tenter un futur rival disent certains, Moubarak ayant été le vice-président d’Anouar el-Sadate,  Anouar el-Sadate celui de Nasser. Pour garder une place au chaud pour son fils Gamal, qui a appuyé son ambition et son ascension sur les milieux d’affaires. Las, Le Monde daté d’aujourd’hui titre : « La bourgeoisie du Caire prend ses distances avec le régime ».

De fait, des rumeurs font le tour de l’Europe et du Maghreb, insistantes depuis samedi, mais toujours non confirmées. The Guardian et Al Jazeera ont mené l’enquête, sans pouvoir conclure. The Sun est plus affirmatif et titrait lundi « La ‘ruée vers Londres » de la famille Moubarak » : « La famille du président Moubarak, paniquée, aurait fuit l’Egypte pour le refuge luxueux de leur demeure londonienne de 8,5 millions de livres. Le fils du dirigeant, Gamal,  aurait conduit le mouvement en prenant un jet privé avec sa propre famille. ». Il faut dire que Gamal Moubarak a travaillé pour la Bank of America à Londres, possède un hôtel particulier de cinq étages dans le quartier huppé de Knightsbridge, à deux pas d’Harrods, et que sa mère, Suzanne Moubarak, est à moitié galloise, et donc possède la double nationalité anglaise et égyptienne.

 

Reportage d'Al Jazeera à Londres sur la présence de Gamal Moubarak et de sa famille (en anglais)

Un autre détail que la presse française s’évertue à dissimuler : la fortune du président Moubarak. The Sun l’évalue à 25 milliards de livres (29 Md€), The Telegraph à 20 milliards (23 Md€), amassés depuis son accession au pouvoir en 1981. Au fait, combien valait la tonne d’or et demie de Ben Ali ?

Moubarak a procédé à un remaniement ministériel aujourd’hui. Sur 30 ministres et secrétaires d’Etat nommés (2 postes restent à pourvoir), 15 appartiennent à l’ancienne équipe, et 15 sont « nouveaux », sans aucun renouveau démocratique. Aux postes-clés, des militaires : Omar Souleiman occupe le poste de vice-président vacant depuis 30 ans, Ahmed Chafik celui de Premier ministre, et le ministre de l’intérieur fraîchement nommé, Mahmoud Wadgi, a dirigé l’administration pénitentiaire du pays. Le gouvernement a été massivement rejeté par les manifestants, et notamment par les Frères musulmans.

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Un manifestant lundi au Caire. Les premiers slogans, repris aux Tunisiens, étaient, en français, "Moubarak, dégage!" (AP/Ben Curtis)

Mais il ne faut pas oublier la jeunesse égyptienne, très présente. L’armée, ce ne sont pas que de vieux dirigeants. L’armée est à l’image du pays : jeune. Et l’armée a déjà à plusieurs reprises, au cours des manifestations des jours passés, fraternisé avec les manifestants. L’armée a jugé lundi soir, dans un communiqué adressé « au grand peuple d’Egypte », « légitimes » ses revendications, et assuré quelle ne recourrait « pas à l’usage de la force contre le peuple égyptien ».

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Les scènes de fraternisation des manifestants avec l'armée se sont multipliées ces derniers jours ; hier soir l'armée a tranché : elle ne tirera pas sur les protestataires (Reuters)

Dès dimanche en début d’après-midi, un reporter du britannique Sky News, commentait la nomination de militaires aux postes-clés, un commentaire que les médias français n’ont même pas commencé à formuler :

« Moubarak n’est plus aux commandes, il ne peut plus rien faire que l’armée ne veuille. Et l’armée, j’en suis sûr, l’a obligé à nommer un vice-président, ce qu’il n’avait jamais fait en 30 ans, et elle l’a obligé à nommer un Premier ministre qui est issu des forces armées, en fait elle dirige le gouvernement, et maintenant elle montre sa force. On prépare sa sortie, et les militaires préparent sa sortie. Ils ne veulent pas le voir tomber en flammes et devoir tirer sur des centaines de manifestants, alors ils préparent la transition. »

Or pourquoi l’Occident est-il muet, « prudent » disent certains ? Parce qu’il a peur. Peur d’une révolution islamique comme « en Iran » comme le disait hier le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, lors d’une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel, en visite d’Etat en Israël. Peur aussi qu’un verrou saute, celui qui, pour beaucoup, maintenait la paix au Moyen-Orient. Le président israélien Shimon Péres a exprimé « son grand respect » pour le président Moubarak, comme pour un au-revoir. « Je ne dis pas que tout ce qu'il a fait était bien, mais il a fait une chose dont nous devons tous le remercier : il a maintenu la paix au Moyen-Orient. ».

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Dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Le président Obama n’en pense pas moins, et se garde bien d’appeler ouvertement au départ de Moubarak. « Jusqu'ici, nous sommes satisfaits de la retenue qui a été de mise et nous l'encourageons, au moment même où nous voyons des informations sur une augmentation de la participation des manifestants demain. », a indiqué lundi le porte-parole du président Obama, Robert Gibbs.

Ne parlons pas de Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui avait osé dire : « Il faut que le président Moubarak parte. […] Après 30 ans de pouvoir, il y a quand même une forme d'usure. ». Recadrage à Matignon, Jeannette a vite dû déclarer « que la position de la France et de son gouvernement a été exprimée par le président de la République et le Premier ministre ».

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Hosni Moubarak et Nicolas Sarkozy au Palais de l'Elysée, à Paris, le 30 août 2010 (MAXPPP)

Rappelons les mots de Nicolas Sarkozy en Egypte le 30 décembre 2007« Et je voudrais dire au Président Moubarak combien j’apprécie son expérience, sa sagesse et la vision modérée qui est la sienne sur les grands dossiers où il privilégie le dialogue, le consensus, la rencontre dans une région qui a besoin de paix et qui n’a pas besoin de guerre. L’Egypte est, pour la France, un partenaire essentiel et le Président Moubarak est, pour nous, un ami. ». Avec le marché du métro du Caire et la perspective de vendre des centrales nucléaires, c'est évident!

Côté PS, Martine Aubry a déclaré cette phrase étrange, au milieu d’une interview sans relief et vague, menée par Elkabach sur Europe 1 : « Nous soutenons tous les peuples qui se battent, et j’espère qu’ils arriveront à le faire avec la même dignité et le même courage que le peuple tunisien, pour la liberté, pour la démocratie, pour la lutte contre la corruption, et pour plus de justice. ». Les Egyptiens seraient-ils moins méritants que les Tunisiens ? Le porte-parole du PS, lui, dira cette autre chose étrange : « Le Parti socialiste s’implique ou s’impliquera politiquement le plus possible. », avant de profiter de l’événement égyptien pour faire un sort aux agences de notation qui abaissent les notes de ces pays. Deux exemples qui permettent de prendre une posture sans entrer trop dans les détails.

Aujourd’hui mardi, l’Egypte se prépare à la « marche du million » de l’opposition : 1 million de manifestants, c’est l’objectif fixé. Même si le chiffre n’est pas atteint, une forte participation marquera les esprits.

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Comme le disait Ségolène Royal au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI il y a une semaine : « Lorsque des dirigeants restent trop longtemps au pouvoir, on sait bien que, petit à petit, l’absence d’opposition, l’absence de contrepouvoirs, c’est une vérité universelle en démocratie, toute personne qui a du pouvoir a tendance à en abuser, Montesquieu le disait déjà. C’est ce qu’on voit aujourd’hui se dérouler dans ces pays. […] Ce qui est toujours préférable, ce sont des transitions démocratiques, pacifiques. ».

Souhaitons à l’Egypte une transition démocratique et pacifique : les ingrédients sont en place, les rumeurs de fuite vers Londres de la famille Moubarak, la coalition de l’opposition, la volonté de ne pas recourir à la force contre le « grand peuple d’Egypte » de l’armée, la possibilité éventuelle d’une transition pacifique avec les militaires. Il reste à réussir la recette, avec la jeunesse égyptienne.

 

JT de 20h de France 2 lundi 31 janvier : Omar Sharif s'exprime à la 6ème minute

Omar Sharif, l’acteur égyptien le plus connu en France, actuellement au Caire, dans un hôtel qui a une vue imprenable sur la place Tahrir, s’émerveillait hier soir :

« Qu’il y ait la démocratie dans le monde arabe, ça ne me gêne pas du tout, au contraire. Mais c’est tous les pays arabes, il n’y en a pas un qui a de la démocratie dans les pays arabes. Et moi j’ai toujours pensé qu’il n’y aurait jamais de démocratie dans les pays arabes.

Je crois que le président va se démettre, quand même. C’est impossible qu’il continue comme ça. Ça fait 40, 50 ans qu’on est avec les militaires qui sont au gouvernement. Ça suffit, et le peuple c’est les jeunes. Les jeunes, c’est extraordinaire, je ne m’y attendais pas.

Moi je suis avec les jeunes, toujours. Surtout quand ils sont comme ça, tous réunis : ils ont fait une révolution. »

Frédérick Moulin

Suivez la journée de protestation sur LeMonde.fr, minute par minute.

Retrouvez ici la journée de dimanche et ici la journée de lundi.

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