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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 07:54

Photo Razak[1]"Mondialistes contre nationaux", éructe avec trop de succès Marine Le Pen... Les Français redoutent la globalisation... Au grand bonheur de l'extrême droite. D'abord parce que, comme l'a écrit Ségolène Royal, "la mondialisation a échoué". Les pays pauvres se sont appauvris tandis que dans les pays développés, la mondialisation est vécue comme une menace pour l'emploi des classes populaires et moyennes. L'ex-candidate socialiste à la Présidentielle disait à  Alain Touraine, dans Si la gauche veut des idées, en 2008 : "nous devons faire objectivement le bilan de la mondialisation à ce jour" et "notre seule option est de la faire fonctionner dans le sens de l'intérêt général".

Comment faire de la mondialisation un atout pour un développement économique harmonieux,  une source d'enrichissement pour tous les peuples avec au coeur l'épanouissement de la personne humaine? Tel est l'enjeu, rien de moins.

1989 : la dite "fin des idéologies" avec l'effondremement du bloc soviétique débouchait en fait sur le consensus néolibéral de Washington... L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) imposaient une stricte discipline budgétaire, le désendettement et la déflation à tout prix, la libéralisation du commerce, l'abaissement des taxes douanières, la facilitation de l'entrée de capitaux étrangers, des privatisations tous azimuts et des politiques antisociales de rigueur. C'est ainsi que le FMI, avec le Trésor américain, obtint la calamiteuse privatisation de la Sécurité sociale en Argentine. C'est ainsi que son Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, salua les réformes libérales en Tunisie 2 ans avant la révolution puis se félicita de la suppression de l'âge légal de la retraite à 60 ans en France. Les aides accordées par le FMI sont en effet toujours conditionnées à des "ajusements structurels" prévoyant la réduction du budget des Etats et donc la saignée des services publics sanitaires, éducatifs, d'aménagement du territoire, etc.

Les pays du Sud sont les premières victimes de ce que Ségolène Royal appelle "les désordres du libéralisme". Les firmes multinationales cherchent à maximiser leurs profits en s'alimentant en matières premières au Sud. La recherche de l'avantage compétitif a condamné des régions entières à une hyper-spécialisation artificielle. Les productions locales disparaissent, les savoir-faire et les solidarités traditionnelles aussi, le potentiel éco-industriel de la croissance verte reste lettre morte. Désindustrialisation massive, délocalisations, développement inégalitaire de l'économie de la connaissance et du secteur tertiaire, course à la consommation dans les pays dits développés, production manufacturière et exploitation des travailleurs en Asie, exploitation des matières premières en Afrique : toujours plus d'inégalités ici, d'écarts salariaux béants là, de chômage et de pauvreté, de misère ailleurs, d'exploitation et de pillage, de gaspillage et de pollution. Les grandes puissances font preuve d'un protectionnisme implacable face aux pays du Sud.

En outre, la financiarisation du capitalisme a déconnecté la finance de l'économie réelle, la recherche du profit immédiat à l'intérieur d'une bulle spéculative tentaculaire fait prévaloir les intérêts boursiers sur la valeur travail. En 1996, dans La vérité d'une femme, Ségolène Royal s'indignait déjà : "peut-on, par exemple, accepter plus longtemps le cynisme de la logique boursière, récemment illustrée par cette action Moulinex qui monte de 21% dès que la suppression de 2600 emplois est annoncée?". Les "licenciements boursiers" sont légion tandis que les délocalisations se multiplient, la main-d'oeuvre exploitée dans les pays pauvres promettant d'augmenter encore les profits et donc, les dividendes des actionnaires. Après le Mexique, la Russie, l'Asie du Sud-Est, c'est des Etats-Unis d'Amérique que la dangerosité de ce système apparaît dans toute sa perversité. En 2008, la crise des prêts hypothécaires – subprimes – a jeté à la rue des milliers d'Américains endettés tandis que les banques en faillite étaient partout renflouées par les contribuables. "Cette crise, déclarait Ségolène Royal à Athènes, est [...] une preuve de l'échec de la régulation par elle-même". Et pourtant, en France notablement, les règles du jeu n'ont pas changé et les grands dirigeants des banques et autres traders, comme les grands patrons, continuent de s'engraisser en jouant l'argent ou le labeur des plus modestes d'entre nous...

Les calculs abstraits des experts-économistes enfermés dans leurs laboratoires ont en vérité des effets humains, sociaux et politiques dévastateurs. Les "révolutions arabes" ont un terreau social évident. Etre diplomé et au chômage pendant des années est devenu courant. Les contrées les plus pauvres se sont appauvries, les infrastructures économiques ou technologiques dont elles auraient besoin ne s'érigent pas, faute d'argent public et les portes du marché occidental leur demeurent fermées trop souvent. Le scandale du prix des médicaments est peut-être l'illustration la plus cruelle de l'immoralité de laboratoires en quête de profits juteux. La stabilité géopolitique de régions entières peut même être remise en cause, tant par le règne d'intérêts prédateurs que par le maintien de conditions de "survie" intolérables. Les "migrations de la misère" en sont la conséquence évidente. Tout comme la montée des fanatismes politico-religieux.

Au Nord, en Europe et en France, la crise économique a été accélérée par la dernière crise financière et accompagnée par les mesures de la droite au pouvoir. Elle provoque des dégâts sociaux incommensurables. La misère de masse se répand, les classes moyennes dégringolent, l'angoisse monte et les frustrations concomitantes d'une société de consommation éhontée provoquent une indéniable montée du nihilisme et des violences. Le chômage structurel n'est absolument pas combattu par le gouvernement. Selon l'Observatoire des inégalités, entre 1996 et 2006, les 10% des salariés les moins bien payés avaient gagné 131 euros de plus, les 0,1% les mieux rémunéré 5426... Une société oligarchique semble se mettre en place. Le monde du travail, régi par les standards post-fordistes, par les fluxs tendus et la maximisation des profits est devenu source d'isolement et de souffrance de masse.

En conformité avec les dogmes néolibéraux de la mondialisation, les services publics sont, en pleine crise, saignés à vif. Les droits sociaux reculent, la privatisation de la Sécurité sociale est commencée tandis que le code du travail est détricoté... Partout, hormis chez les plus fortunés, la colère et le désespoir grondent. Les politiques de droite et la contamination de la social-démocratie par la greffe néolibérale, dixit Jacques Julliard, favorisent l'extrême-droite en Europe. La mondialisation semble se faire contre les peuples et le manque de radicalité des gauches de gouvernement conduit au vote protestatire ou à l'abstention. L'absence de transparence relative aux politiques économiques mondiales, décidées dans des cénacles internationaux opaques, vient s'ajouter à l'arrogance des dits "spécialistes" aujourd'hui au pouvoir. Ceux qui promettent tout et n'importe quoi avant d'expliquer qu'il faut accepter les "lois de l'économie" comme des fatalités naturelles. Le refus de Nicolas Sarkozy de procéder à un nouveau référendum remplaçant le Traité pour une Constitution pour l'Europe, rejeté en 2004, et son choix d'imposer un Traité dit simplifié mais quasiment identique, sont emblématiques de ce mépis pour le peuple.

 

Alors comment politiser, démocratiser et donc humaniser la mondialisation?

 Comment avancer vers des politiques de civilisation respectant la planète, à l'heure où le Japon connaît une catastrophe nucléaire d'une ampleur inégalée? Comment orienter la mondialisation vers l'intérêt général au-dessus des intérêts privés, claniques, oligarchiques? Tels sont les défis que Ségolène Royal est prête à relever. "Contre ce droit inventé par ceux qui s'opposent à l'intervention de l'Etat [...] il y a un autre système, c'est celui du droit des citoyens, imposé par des normes réglementaires", affirmait-elle à la veille du G 20 de 2009. Seule la réhabilitation de la puissance publique et citoyenne, seul le recours à l'Etat stratège, préventif et citoyen permettront d'ériger un "ordre  mondial juste", en imposant par la loi un frein aux désordres du néolibéralisme mais aussi en révolutionnant la notion de croissance, en l'orientant vers l'après-pétrole, le post-nucléaire ou encore l'économie solidaire. Les discours lénifiants sur la "moralisation du capitalisme" doivent laisser place à une véritable révolution des institutions mondiales. De nouveaux "indicateurs de développement humain" remplaceront enfin l'archaïque PIB indifférent aux normes sociales, environnementales et éducatives qui font pourtant aussi la richesse d'une société.

Pionnière, Ségolène Royal appelait de ses voeux, en 1996, la création d'un "Conseil de sûreté du commerce mondial". Il faudra en fait intégrer dans les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le respect des normes sociales et environnementales", l'humain, le social et la social-écologie devant, à la source, orienter la croissance et les échanges commerciaux. Il faudra encourager une nouvelle économie en circuits courts, où producteurs et consommateurs d'une même région – pensons à la question des produits laitiers par exemple – garantissent une autosuffisance alimentaire en même temps que l'écoulement de leurs produits sans passer forcément par les grands trusts mondiaux. De même, comme Ségolène Royal réclame la régionalisation des aides publiques européennes en matière de développement économique, d'emploi et de formation professionnelle, il faudra imposer le conditionnement de ces aides et des exonérations fiscales accordées aux entreprises à de nouveaux critères sociaux, environnementaux, éducatifs et humains   – c'est déjà le cas en Poitou-Charentes.

Une Organisation mondiale de l'environnement  veillera en toute transparence à l'état de la planète, réconcililant enfin la "croissance" avec le respect de la nature. La gestion des taxes douanières devra elle aussi répondre à ces critères afin que les fractures Nord-Sud ou Ouest-Sud-Est soient réduites. Une Politique agricole commune mondiale veillera à intégrer harmonieusement les régions agricoles des pays en voie de développement. Il en va de la résorbtion du gaspillage d'un côté, de la misère voire de la disette de l'autre. L'enjeu est aussi de prévenir tout risque de crise alimentaire.

De même, le FMI et la Banque mondiale devront devenir "des instruments au service du développement humain". Mettre fin aux funestes politiques de rigueur et au contraire créer une "Banque mondiale de l'investissement" permettraient de remettre la finance au service de l'économie réelle et donc d'un travail reconsidéré à sa juste valeur. Au niveau national, les prêts d'une Banque nationale d'investissement seront orientés vers les PPE, les PME, les entreprises stratégiques, innovantes et respectueuses de normes sociales et environnementales.  Comme l'a relevé Ségolène Royal dans Obama, Lula, Forum social, dix leçons convergentes, le système bancaire doit être remodelé. Les tarifications bancaires seront ajustées, à commencer par l'annualisation des agios. Les missions de dépôt et d'investissement dans l'économie réelle seront découplées des activités spéculatives. Des règles prudentielles strictes seront mises en place, les intérêts d'emprunts encadrés pour lutter contre le surendettement, le micro-crédit social gratuit sera développé. Un système bancaire universel permettra d'en finir avec l'exclusion des plus pauvres. Pour cela, il aurait fallu procéder lors de la crise à la nationalisation partielle des banques comme à l'intégration aux commandes de représentants des usagers, au lieu de dégoiser sur une chimérique "moralisation de la finance". Faire participer la finance au bien commun demandera une juste taxation des fluxs financiers avec une répartition juste et un réinvestissement  stratégiques des recettes ainsi engrangées. Ségolène Royal interdira les licenciements boursiers. L'argent qui dort dans les paradis fiscaux ne dormira plus longtemps !

Les nouvelles institutions mondiales au service de l'humain définiront, avec les Etats, les associations ou fédérations d'Etats – imaginons des Etats-Unis d'Europe en paix économique ! -, avec les ONG, les entreprises, les syndicats, les associations et les citoyens concernés, "des biens publics mondiaux" auxquels tous auront droit. Sanctuariser l'air non pollué, l'eau, l'environnement, la santé, l'éducation, l'hygiène, la protection de l'enfance et de toutes les formes de solidarités familiales, la justice, "tout ce qui est lié à la vie humaine", serait le prélude d'une politique de civilisation responsable. Des secteurs productifs entiers doivent être considérés comme non marchandisables : pensons à la prise en charge de maladies comme le sida, à la décontamination des sols, au traitement des eaux, au recyclage des déchets, etc.

Le Forum social de Belém en 2009, celui de Dakar cette année démontrent, nous dit Ségolène Royal, que des milliers de citoyens venus de plus de cent pays différents ont soif de participer à l'élaboration de ces grands chantiers. Comme à l'échelle d'une région ou d'un Etat, tel le Brésil, la démocratie participative, alliant local et global, peut être le moyen de passer enfin de la seule mondialisation économique à la mondialisation politique et citoyenne. Une planification participative des investissements régionaux prioritaires devra permettre de revigorer, au plus près du tissu productif et des bassins d'emplois, les économies locales, régionales, le tout dans la dynamique d'une politique éco-industrielle nationale, continentale voire internationale. De même, les co-partenariats régionaux, infra-étatiques, échappant à la corruption ou aux lenteurs bureaucratiques des Etats, devront se multiplier à travers le monde, dans une logique égalitaire, "donnant-donnant". A chaque fois, l'intérêt général prévaudra sur les intérêts particuliers ou claniques.

La prévention des conflits liés à l'exploitation des ressources naturelles – on sait que l'eau est déjà un enjeu géopolitique majeur – sera aussi au coeur des actions, des décisions et des politiques de ces nouvelles organisations garantes d'une "chose publique mondiale".

Ces grands chantiers d'avenir que Ségolène Royal a ouverts dans sa Région - pensons au partenariat agro-éco-industiel noué entre le Poitou-Charentes et la région sénégalaise de Fatik - au plan national, comme ministre de l'Environnemnt, au plan international à la vice-Présidence de l'Internationale socialiste, tous ces chantiers doivent être d'urgence accélérés. Dans un monde multipolaire et désoccidentalisé, des Etats-Unis d'Europe doivent se constituer pour compter et agir de concert comme partenaires de l'Afrique, de l'Inde, des Etats-Unis et de toutes les autres "régions-monde". Il en va de la lutte pour la dignité humaine et pour l'égalité des droits et des devoirs, de la réconciliation des peuples, de la lutte contre les tentations xénophobes ou protectionnistes, de la paix aussi. Il s'agit de saisir, à l'heure d'Internet, les formidables opportunités d'une alter-mondialisation respectueuse de nos précieuses ressources naturelles. Il en va d'un co-développement humain, économique et social harmonieux, plus fort parce que plus juste, dans le respect de chacun et des autres. Il en va de l'affiliation des plus pauvres – populations et pays - à une mondialisation politique, démocratique et citoyenne. En 2012, avec Ségolène Royal, les Français n'auront plus peur d'une mondialisation qui deviendra, au lieu d'une menace, un atout.

Tel est le défi d'un "ordre mondial et internationl juste" et d'une mondialisation citoyenne !

 

José-Raphaël Lévy-Cochaud

 

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Les défis de 2012 ...
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commentaires

mirjossbom 14/05/2011 01:02



Moi aussi bien entendu!



Jocegaly 12/05/2011 14:51



Toujours de belle facture, tes articles RJ ... Bien sûr, je diffuse



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