Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:20

bolsa familia

C’est une mesure sociale simple, mais dont les répercussions sur le Brésil ont été considérables : le programme Bolsa Família, défini dès 2003 par le président Lula (loi n° 10.836 du 9 janvier 2004).

La bolsa família (« bourse famille ») fonctionne donc selon un principe simple : l’Etat brésilien verse chaque mois une aide aux familles « pauvres » et « très pauvres », à condition que leurs enfants soient scolarisés et que leurs carnets de vaccination soient à jour : c’est un « mécanisme conditionnel de transfert de ressources ».

La bolsa família comprend deux parties : une aide de base, et une aide variable, qui est fonction du nombre et de l’âge des enfants. Les aides et les seuils en reais ont été réévalués régulièrement depuis 2003 : ainsi, l’aide de base a augmenté de 36% depuis cette date.

Beneficio-basico.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

L’aide de base est versée aux familles « très pauvres » uniquement : actuellement, 68 reais (29€) pour un revenu mensuel per capita inférieur à 70 reais (30 €), que la famille bénéficiaire ait des enfants ou non. Les familles « pauvres », qui ont des revenus mensuels per capita compris entre 70 et 140 reais (60 €), n’ont pas droit à cette aide de base.

BV.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

L’aide variable est versée aux familles « pauvres » et « très pauvres ». Une aide de 22 reais (10 €) est versée aux enfants scolarisés jusqu’à l’âge de 15 ans, dans la limite de 3 enfants bénéficiaires par famille.

BVJ.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Une aide de 33 reais (14€) est versée aux enfants scolarisés de 16 et 17 ans, dans la limite de 2 enfants bénéficiaires.

Ainsi, une famille « pauvre » peut recevoir jusqu’à 132 reais (57 €), et une famille « très pauvre » jusqu’à 200 reais (86 €) ; seulement 0,05% des familles touche la somme maximale de 200 reais.

1419074_7_9519_sinela-paranhos-ramos.jpg

Sinela Paranhos Ramos (Anne-Gaëlle Rico/Le Monde.fr)

Cela peut paraître peu, mais ça peut permettre beaucoup : ainsi une jeune mère de famille métisse avec quatre enfants de moins de 10 ans, Sinela Paranhos Ramos, qui gagne 130 € par mois, touche depuis deux ans 58 € par mois, « ce qui me permet de faire mon marché pour deux semaines », raconte-t-elle. Cependant, la bolsa família n’est pas une incitation à ne pas travailler : le président Lula a fortement revalorisé le salaire minimum au cours de ses 2 mandats, qui est passé de 200 reais en 2002 (86 €) à 510 reais (219 €) en 2010. Ainsi, la bolsa família permet, au maximum, de toucher 3 à 4 fois moins que le salaire minimum : il vaut mieux travailler au salaire minimal que de toucher la bolsa família. De fait, les familles qui touchent la bolsa família travaillent plus et plus dur que les autres. L’exemple de Sinela, qui fait de petits ménages hachés et touche 130 € par mois, le montre bien.

Oblig-6-15ans.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Il existe des conditions à remplir pour avoir accès à ces aides, en dehors des conditions de revenu. Les enfants et adolescents, de 6 à 15 ans, doivent suivre au moins 85 % des cours ; ceux de 16 et 17 ans, au moins 75 %.

Oblig-16-17-ans.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Carnet-vaccination.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Les enfants de moins de 7 ans doivent avoir leur carnet de vaccination à jour ; leur croissance et leur développement font l’objet d’un suivi.

Femmes-enceintes.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Les jeunes filles et les femmes enceintes de 14 à 44 ans font l’objet d’un suivi prénatal, tout comme les mères qui allaitent leur enfant et les bébés.

Travail-des-enfants.jpg

Source : Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim

Enfin, dans le cadre du Programme d’Eradication du Travail Infantile (Peti), les enfants de moins de 15 ans soustraits au travail, ou pour lesquels un risque existe, doivent suivre 85% d’un programme d’assistance socio-éducative mensuel.

Ces principes étant posés, l’impact de la bolsa família est très important et présente de nombreuses facettes.

La première, et non la moindre, c’est la lutte contre la faim : la bolsa família s’est inscrite dans le cadre de la lutte sans merci contre la faim au Brésil, lancée dès le 30 janvier 2003, 30 jours après l’entrée en fonction du président Lula lors de son premier mandat : le programme Fome Zero, « Zéro Faim ». Le président Lula n’a jamais oublié qu’enfant, dans le Nordeste qu’il a quitté à 7 ans, puis dans la région de São Paulo, il a connu la faim. Sa mère a élevé ses huit enfants seule. Le président Lula a martelé :

« Seul celui qui a crevé de faim sait de quoi il parle. Une chose est de lire [des textes] sur la faim, ou d’en entendre parler ; une autre d’en être victime. Comme la mère de famille qui, au coucher du soleil, devant son feu de bois, n’a pas 300 grammes de haricots à mettre dans l’eau qui bout, ni riz ni lait, et encore moins de pain. Et cela pendant des jours, des mois, des années. »

s

Le président Lula avec son badge "Je participe à Fome Zero" (Argosfoto.com.br)

Le thème de la faim dans le programme Bolsa Família est si important qu’un débat a eu lieu pour savoir s’il fallait obliger les bénéficiaires à acheter de la nourriture avec l’argent versé par l’Etat brésilien. Finalement, la gestion de la bolsa família fut confiée à la maîtresse de maison que ce soit la mère, la grand-mère ou la sœur, jugée la plus à même de déterminer les besoins en nourriture de la famille.

L’impact du programme Fome Zero et de la bolsa família a été spectaculaire : en 2003, au début du premier mandat de Lula, 12% de la population souffrait de la faim, soit 22 millions de Brésiliens ; en 2008, ce taux était tombé à 4,8% (9 millions de Brésiliens). Dans le même temps, la malnutrition a drastiquement reculé de 73%.

La seconde facette, très liée à la lutte contre la faim, surtout pour les enfants, c’est l’amélioration de la santé des jeunes Brésiliens, des femmes enceintes et des mères ayant un bébé. Grâce à un suivi vaccinal des enfants, ainsi qu’à un suivi de leur croissance et de leur développement, grâce aussi au suivi prénatal des femmes enceintes et au suivi des femmes allaitantes et des bébés, et à la nourriture que la bolsa família permet d’acheter, la santé des jeunes Brésiliens et des mères, notamment, s’est beaucoup améliorée. Ainsi, la mortalité infantile a été réduite de 58% en 18 ans, entre 1990 et 2008, et de 19% entre 2003 et 2008. Le président Lula disait, en se remémorant son enfance : « Dans le Nordeste, on meurt beaucoup avant l’âge de 5 ans. Si on survit, on devient très résistant. ».

Les améliorations constatées sur l’alimentation des enfants et des adolescents et sur leur santé ont eu un impact direct sur 2 thèmes liés : l’éducation et le travail des enfants et des adolescents. Car l’absence d’argent dans la famille implique souvent le travail des enfants, et donc l’absence d’éducation ; et la mauvaise santé des enfants quant à elle a un impact sur l’éducation des enfants.

zorrino3

Travail des enfants en Amérique Latine : Tintin sauve un petit marchand d'orange péruvien, Zorrino ("Le Temple du Soleil" d'Hergé, éditions Casterman)

Le président Lula, qui aime les anecdotes, racontait :

« Tous les dimanches, j’allais avec mon père et mes frères couper du bois dans les marécages. J’avais 10 ans. Mon père était un puits d’ignorance, un désastre qui aimait plus ses chiens que ses enfants. Plus tard, j’ai été cireur de chaussures dans la rue. J’ai aussi vendu des oranges, du tapioca, des amandes. C’est sûr que si j’avais eu le choix, il aurait mieux valu que j’aille à l’école. »

Le Programme d’Eradication du Travail Infantile (Peti), qui date des années 1990 et a été intégré au programme Bolsa Família au début du premier mandat de Lula, ce qui lui a donné une nouvelle vigueur, et a eu un impact spectaculaire sur le travail des enfants : le nombre d’enfants âgés de 5 à 14 ans contraints de travailler a diminué de plus de 50% entre 1992 et 2008. Il s’élève aujourd’hui à 1,7 million, soit 5% des enfants de cette tranche d’âge, contre 13% en 1992. Et 1% des enfants qui travaillent sont âgés de moins de 9 ans.

Le travail des enfants de moins de 16 ans est interdit par la Constitution au Brésil, conformément à la convention 138 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à l’exception des enfants âgés d’au moins 14 ans qui suivent un apprentissage professionnel, et qui peuvent travailler.

sertao_brasil.jpg

Sertão de l'Etat de Paraíba, Nordeste (Encarta)

Mais, malgré les progrès indéniables enregistrés, la bataille n’est pas gagnée, surtout dans les régions pauvres du Nord (jungle amazonienne) et du Nordeste aride, la zone du sertão, connu comme le « polygone de la sécheresse ». Dans ces régions, plus de 4 enfants sur 10 au travail ont une activité agricole. Et de façon plus générale, qu’ils travaillent ou non, 14 millions d’enfants et d’adolescents brésiliens ne vont toujours pas à l’école.

L’éducation des jeunes Brésiliens s’est fortement améliorée. Mécaniquement, la bolsa família étant soumise à un respect strict de taux d’assiduité élevés des élèves jusqu’à 17 ans, l’impact a été immédiat. À cet impact direct s’est ajouté un impact indirect, celui des enfants qui grâce à la bolsa família ont cessés d’être contraints de travailler, et qui ont donc pu aller à l’école.

Une autre facette du programme Bolsa Família a été le dialogue permanent entre les trois niveaux de pouvoir au Brésil, le niveau fédéral, celui des Etats, et celui des municipalités. Un dialogue qui a été à la base du programme dès le début. Et un programme qui était et reste absolument nécessaire du fait du déséquilibre entre les 5 grandes régions du Brésil, surtout entre les deux régions les plus peuplées, le riche Sudeste (São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte), où Lula vit depuis qu’il a 7 ans, et le pauvre Nordeste (Recife, Salvador de Bahia), d’où est originaire le président brésilien.

De fait, le Nordeste accuse un et retard en matière d’éducation sur les 4 autres grandes régions du Brésil. Un habitant sur cinq est analphabète et six élèves sur dix quittent l’école au plus tard à 14 ans. Lula n’a pas lésiné pour aider sa terre natale à réduire ses handicaps, au point qu’on l’a parfois soupçonné de favoritisme. Mais en choyant le Nordeste, Lula ne fait que rembourser une dette : il redonne un peu de la richesse que plusieurs millions de ses enfants ont, en le quittant, apporté au reste du pays par leur travail, comme Lula, qui est allé travailler dans la région de São Paulo.

Min-du-devt-soc-et-de-la-lutte-contre-la-faim-Carta.jpg

La gestion de la bolsa família a été confiée à la mère, la grand-mère ou la soeur : ici, la maîtresse de maison tient la carte de la bolsa família qu'elle gère (Ministère brésilien du Développement Social et de la Lutte contre la Faim)

Autre facette du programme Bolsa Família, l’émancipation, dans une certaine mesure, des femmes et des « pauvres ». Les femmes, les mères tout d’abord, mais aussi le cas échéant les grand-mères ou les sœurs, se sont vues attribuer la gestion de la bolsa família. Un compte et une carte de débit émise par la Caixa Economica Federal ont été attribués à la maîtresse de maison en priorité. Ce qui a permis une gestion des besoins alimentaires des enfants optimales, comme les chiffres des progrès enregistrés dans la lutte contre la faim en témoignent. Ce qui a également permis de rendre les femmes moins dépendantes de maris, dans une société où la place des mères et parfois fragile : la mère de Lula a élevé seule ses enfants jusqu’à 7 ans dans le Nordeste, avant de se décider à rejoindre son mari qui travaillait dans le port principal de São Paulo, Santos, pour découvrir que son mari avait fondé un second foyer avec une cousine beaucoup plus jeune.

Une émancipation des « pauvres » aussi : les divers programmes sociaux, dont le salaire minimal et la bolsa família, a permis à des millions de Brésiliens de consommer, parfois d’épargner, et de rentrer dans l’économie formelle grâce à un contrat de travail. La conjoncture mondiale porteuse a favorisé le mouvement.

Lula a insisté : « Je veux qu’il s’achètent un réfrigérateur, une télévision, des vêtements, des chaussures. Il faut en finir avec les préjugés anti-pauvres. ». Et il a ajouté : « Si le Brésil a traversé la crise mondiale sans souffrir, c’est grâce aux pauvres qui ont continué de consommer. »

Graphebis éco Brésil LM 28 09 2010

Indéniablement, un cercle vertueux a été enclenché, qui a permis de réduire la pauvreté et les inégalités en même temps, bien que ces dernières restent importantes. La pauvreté a été réduite de 35% sous Cardoso, le prédécesseur de Lula, à 23% en 2008. En 2007, 1,4 millions de personnes sont sorties du programme Bolsa Família car sorties de la pauvreté. Pour la première fois de son histoire, le Brésil est devenu un pays de classes moyennes, la « classe C » des revenus comme la nomment les Brésiliens, qui passe de 30,9% de la population à 42,3% en 2004 et 51,9% en 2008.

Car avec un coût pour l’Etat fédéral de 6 Md$ en 2008 (4,6 Md€), soit un peu moins de 2% du budget fédéral, il s’agit du plus grand programme de redistribution de richesses au profit des familles pauvres du monde. Le nombre de familles bénéficiaires est passé de 3,6 millions en 2003 à 12,4 millions en 2009, ce qui représente 46 millions de personnes et un Brésilien sur quatre.

Dernière facette de la bolsa família, l’impact sur l’image du Brésil dans le monde et le profit que ce pays en a tiré pour nourrir ses ambitions diplomatiques : « Le Brésil n'aurait jamais été crédible sur la scène mondiale s'ilavait ignoré ses terribles inégalités sociales et sa population mourant de faim ", souligne Marco Aurelio Garcia, conseiller diplomatique de Lula.

Malgré les succès rencontrés sur la bolsa família, la bataille du second tour de l'élection présidentielle en cours, si elle devrait encore voir la réélection de Dilma, dauphine désignée de Lula, va être rude. L’avance de la candidate du Parti des Travailleurs s’est amenuisée : de 12 points dans les urnes au premier tour, elle est tombée à une fourchette comprise entre 4 et 8 points selon les sondages. Les déclarations de Dilma sur Dieu et l’avortement ou l’homosexualité ont troublé son image, les voix des catholiques et évangélistes pratiquants qui se sont massivement portées au premier tour sur la candidate écologiste Marina Silva, membre de la plus nombreuse église évangélique, vont massivement se reporter sur le candidat de droite José Serra qui a annoncé clairement la couleur : « Je suis catholique. ».

10101705_BRESIL-X1P1_ori.jpg.567.jpg

José Serra, à Porto Alegre, le 13 octobre, en campagne avant le second tour de la présidentielle (Jefferson Bernardes/AFP)

Comme tous les moyens sont bons, et que la peur des bénéficiaires de la bolsa família est de perdre le bénéfice de cette aide en cas d’élection de José Serra, ce dernier a déclaré avant le premier tour qu’il s’engageait à maintenir cette aide, même si son parti, le PSBD, a souvent qualifié le programme Bolsa Família de « programme « assistancialste » ». Dilma Rousseff, elle a assuré par la voix de son coordinateur de programme de gouvernement que le problème de la faim restait une de ses préoccupations. « Si elle est élue, elle améliorera la « bolsa família » », a-t-il ajouté.

1419166_7_bf31_dilma-roussef-candidate-du-parti-des.jpg

Dilma Roussef, candidate du Parti des travailleurs (PT), à l'élection présidentielle au Brésil (AP/Eraldo Peres)

L’exemple de la bolsa família brésilienne, comme nous l’a suggéré la présidente de la Région Poiyou-Charentes, doit nous faire réfléchir, nous, en France.

10100301_PLANTU-X1PL_ori.jpg.567.jpg

Dessin de Plantu

Ségolène Royal lors de son intervention à la convention nationale du PS « La Nouvelle Donne internationale et européenne », déclarait : « Nous adressons tous nos vœux de victoire pour le deuxième tour de l’élection présidentielle » à Dilma Rousseff. Nous nous joignons à ses vœux.

Frédérick Moulin.

Partager cet article

Repost 0
Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

odile 18/10/2010 07:40



Un exemple de politique keynesienne qui a réussi. Cet exemple devrait être suivi dans de nombreux autres pays, y compris la France où la classe moyenne tend à disparaître et à s'appauvrir.


Merci pour cet article que je vais faire connaître autour de moi.



Page D'accueil

  • : Militants de l'Espoir à gauche
  • Militants de l'Espoir à gauche
  • : Militants de l'Espoir à gauche réunit toutes celles et tous ceux qui soutiennent la ligne politique de Ségolène Royal pour une gauche démocratique, sociale, et écologique.
  • Contact

La fabrique AGIS !

dominique bertinotti (2)Dominique BERTINOTTI (75), Philippe ALLARD (75), Amale CHEBIB (75), Fabien SECHERRE (75), Françoise DEGOIS (75), Cyril CIBERT (86), Cécile FORTINEAU (23), christian CHOTARD (91), Eliane LEMAGNEN (64), esfand KHALAF (90), Laure BARGUILLET (87), Ahmed LAARAJ (30), Isabelle MALBERTI (75), Guy VERDIER (13012), catherine CANTAU (40), gilles CAILLET (91), Noëlle PLANCHAIS (56250), Gérard JABUT (69), Jocelyne BERDU (75), Jean-Pierre GUILBERT (75), Hélène MERMBERG, , Eric BRUN (63), Stéphanie SMANIOTTO,Eric CORNIER (33), Joelle FERAL, Gerard RAISER, Catherine RUBIO (33), Didier ANTONELLI, Nabil SANTO (75), Eliane LEMAGNEN (64), Céline LOOT, Pierre NSIMBA-DELEZAY (93), Marianne-Ségolène GINDREY (62), , Monique BONNIN (37), Jean-François THILLET (43), Jacqueline BOULET, Alain MAIRE (76), Caroline BERTRAN, Jacques MAZELLA (44), Christiane CHIROL, Rodrigue KOKOUENDO (77), Robert SIMON (75), francoise LALLIER (78), Sylvette GIRARD (28), claudine MOURET (41000), alban GUAY (37), roland ASTIER (38), mirella GOULOIS (62300), Michel CHARPENTIER (73), marie-neige PHILIPPE (44), Jean Jacques BAUGÉ (37), rachida MAZARIE (94), jacqueline LAKSANDER (2), pierrette LARDREAU (19100), martial LEHOUX (24), Rene PHILIPPEAU (91), Jean-Pierre HERY (2), Christine MALCOR (91), Jean KOMOROWSKI (33), , , Patricia VAN HALUIDYN (86), Claude BILLARDON (75), J-RAYMOND MAGUEUR (29), Claire CLAUDE (49), David VIEILLE, Laetitia DE WARREN (69), Georges RAULT (35), Michel CHATAIGNER (76), Chantal DEPUERS (6), YOLANDE PAVAN (93270), Maïté CAZAUX (33), Colette CHARBONNE (31), Hiroko KOMORI (75), M.J. SINAT (77), France-Marie NESPO-BIAIS (78000), Elisabeth HUSSON (75), Martine TREGRET (91), Andrée & Marie-Paule AUFAURE (3), Bernard JANODET (69), Yves FRUCHON (69), christiane NOUGARET (30), véronique SAINT-PAUL (75020), Marie-Noëlle VIBERT (94), Annick LE ROY (91), micheline HAREL (75), francoise QUELIN (77), jean baptiste TROUPLIN (75020), Elisabeth ARNAUD (33), Jean BRUNEL (13), Maryse MARTIN (17), Jacques ERNEST (92), Maurice BUTTIN (75015), Alain DRONEAUD (72430), Norel Houda AUMONT-GHÉDIR (75), Vanessa BAUDAT SLIMANI (45), CLAUDE TARRIERE (92500), Gérard PARCOT (91), FRANCK DAGORNE (56890), Ariane MATHIEU (77), Philippe POIGNANT (50), , Nadine AMIEL (75), Bernard FERRÉ (78), José THIOLLET (86), jerome DOUADY (38), Marcel AMIEL (75), arsene BOUTERFA (93500), sylvie SAINT PIERRE (95100), , Aurélien LONGÉ-LÉTANG (86), Fabrice BERARDI (13), Hubert TERRIGHI (47), Martine LEBRUN (94130), jean BURNELEAU (85), Marie FARRET (16), Janine CRESPIN (75013), sandrine PIERRON (86), cartier FLAVIEN (86), Dominique MENNESSON (94), Pierre BRUSSELLE (94), Eric DUCROS (86), , Romain ZARKA (75), Brigitte BEAUMANOIR (95), Olivier SALVANO-LUBESPÈRE (75), francoise ROZAN (12), Francine GILBERT REULIER (92), Christian AGON (75003), alain PIQUET (76), Laetitia CHEVROT (63), CHRISTIANE GOMEZ (86), Marc BONNICHON (33), Joëlle DE CORTE (17), Nadjet BOUCHIKHI (13), Yves FRUCHON (69), maryleine SIGRIST (5), Françoise CLEOSTRATE (34), Sébastien COUDRY (25), nicolas METIVIER (86), pierre HUYARD (17), Cécile GUILBERT (63), Bonaventure MBAYA (91), Bernard JANODET (69), Régis COTTET (86), martial LEHOUX (24), anthony ROUSSEAU (86), jean claude MAURIN (30), Jean-Claude CHEBROU (63), bruno OLIVIER (78), Jean-François VIONNET (26), ...

Pour rejoindre la fabrique socialiste AGIS : link