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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 02:01

La richesse bascule rapidement, depuis 10 ans, du monde occidental vers 65 pays du Sud et de l’Est. L’OCDE et ses 31 membres (le monde occidental y compris le Mexique, la Turquie et le Chili) est rattrapé par l’ensemble des autres pays, et plus particulièrement 65 pays, principalement en Asie et en Afrique. Les pays de l’OCDE représentaient 60% du produit brut mondial en 2000, mais plus que 51% en 2010, et 43% en 2030 (prévisions OCDE).

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Du côté des pays riches, peu d’évolutions entre 2000 et 2007 : l’entrée dans l’Union Européenne et le développement d’une économie de marché ont permis à la République Tchèque, à la Slovaquie, à la Hongrie et à la Slovénie de passer des pays « à la traîne » en 2000 aux pays riches en 2007, ces trois premiers pays étant membres de l’OCDE en 2010. L’Arabie Saoudite, elle, est passée de pays « à la traîne » à pays riche, du fait de l’envolée des cours du pétrole entre 2000 et 2007.

Les surprises viennent d’ailleurs. D’Afrique tout d’abord. Ce continent, qui comptait principalement 36 pays pauvres en 2000, et aucun pays riche ou en rattrapage sauf la Guinée Equatoriale (pétrole à la fin des années 1990), compte désormais 18 pays en rattrapage, en 3 zones :

-une zone autour de la première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud : les 3 pays au Nord-Ouest (Angola-Namibie-Botswana) de la zone traditionnelle d’influence sud-africaine ; et les pays de l’Est de l’Afrique : Mozambique-Tanzanie-Rwanda-Ouganda ;

-une ceinture de pays au sud du Sahara : Sierra Leone, Ghana, Nigéria, Tchad, Soudan, Ethiopie ;

-le Maroc et la Tunisie sont devenus les ateliers de l’Union Européenne : le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive pour les entreprises délocalisées (principalement européennes) au début des années 2000, et a Tunisie a signé un accord d’association avec l’Union en 1995, entré en vigueur en 1998.

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Deux principales zones de faiblesse persistent néanmoins, qui continuent de regrouper des pays pauvres : d’une part, les pays d’Afrique de l’Ouest qui ne sont pas « en rattrapage », et d’autre part une zone de quelques pays situés autour de la République Démocratique du Congo de Joseph Kabila, pays déstabilisé par les violences des forces rebelles dans l’est du pays.

Le fait marquant reste cependant le « rattrapage » rapide des 16 pays au sud du Sahara. Il est dû à trois éléments : le règne de la paix dans de nombreux pays depuis le début de la décennie, l’exploitation désormais possible de matières premières lucratives (pétrole, diamants, or, café, minerais, …), et le développement des investissements dans ces pays, notamment d’Afrique du Sud et de Chine, en parallèle avec un accroissement des exportations, plus uniquement avec les pays riches de l’OCDE (avec l’Afrique du Sud – Afrique australe principalement – et la Chine notamment).

Le règne de la paix en Afrique

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Les premières élections libres et multiraciales ont lieu en Afrique du Sud le 27 avril 1994 : Nelson Mandela en train de voter

 

Un à un, les conflits et tensions qui minaient les économies africaines disparaissent. En Afrique du Sud, la fin de l’apartheid en 1991 se concrétise par les premières élections multiraciales en 1994 ; l’Afrique du Sud opte alors pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l’Etat. La SWAPO arrive au pouvoir démocratiquement en Namibie après le retrait de l’Afrique du Sud en 1990, des réformes structurelles ont lieu dans la décennie qui suit. En Angola, l’accord de cessez-le-feu de 2002 met fin à 27 ans de guerre civile entre le MPLA soutenu par Cuba et l’ancien « bloc de l’Est », et l’UNITA soutenu par les Etats-Unis et l’Afrique du Sud. Au Mozambique, la guerre civile avec les rebelles de la ReNaMo, soutenue par l’Afrique du Sud de l’apartheid, prend fin en 1992 ; les premières élections démocratiques ont lieu en 1994.

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 Ethiopie : un char d'assaut devant les grilles du palais présidentiel à la chute du régime du Derg (Addis-Abeba, 9 juin 1991)

En Tanzanie, le multipartisme est autorisé en 1992, et les premières élections multipartites ont lieu en 1995 : l’ouverture et la libéralisation du pays s’accélère. Au Rwanda, une nouvelle constitution est adoptée par référendum en 2003, le président et le parlement sont élus au suffrage universel : 49% des députés sont des femmes, ainsi qu’une forte proportion des sénateurs et des ministres. En Ouganda, après les années sanglantes de pouvoir d’Obote et d’Amin Dada, l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en 1986 permet l’autorisation des partis politiques de facto, et en 2005 une modification constitutionnelle autorise le multipartisme. En Ethiopie, la junte militaire du Derg tombe en 1991, et en 1995 une nouvelle constitution entre en vigueur, apportant de nouveaux droits politiques, civiques et sociaux-économiques ; la guerre avec l’Erythrée de 1998 à 2000 est remportée par l’Ethiopie. Au Soudan, après des pourparlers en 2003 et 2004, l’accord de paix signé en 2005 met fin à 21 ans de guerre civile entre l’Etat dominé par les musulmans et les milices chrétiennes. Au Nigéria, les premières élections démocratiques depuis 16 ans ont lieu en 1999. Au Ghana, la constitution de 1992 jette les bases d’un état républicain démocratique. En Sierra Leone, 11 années de guerre civile autour des régions diamantifères se terminent en 2002 ; le pays est en paix depuis.

Avec la paix retrouvée, les 16 pays africains « en rattrapage » peuvent exploiter les lucratives matières premières dont ils disposent.

La recherche pétrolière s’intensifie et progressivement de nombreux pays exploitent cette matière première dont les prix se sont envolés entre 2000 et 2007

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Plate-forme pétrolière offshore de l'enclave de Cabinda (Angola)

Les réserves connues de longue date en Angola sont mises en production grâce à la paix civile retrouvée en 2002 : l’Angola devient membre de l’OPEP en 2007. Le Soudan met en exploitation puis exporte du pétrole à partir de 1999, les réserves ayant été fortement revues à la hausse en 2004 (+115%). Le Tchad devient exportateur de pétrole en 2003 (plus de 80% des exportations nationales), après la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun, projet mené à bien grâce à la hausse vertigineuse du cours du brut entre 2000 et 2007. Le Nigéria, premier pays du continent par la population et deuxième pour le PIB, rejoint l’OPEP dès 1970 et produit un pétrole facile à raffiner. Le pétrole nigérian représente 95% des exportations et 80% des revenus du pays ; il a fortement bénéficié de la hausse du cours du pétrole de 2000 à 2007 ; mais des attentats violents des activistes contre les compagnies pétrolières comme Shell, la corruption, et la fuite illicite vers l’étranger de fonds importants, font que d’une part la production a baissé de 2006 à 2009, et d’autre part qu’une partie des revenus pétroliers est détournée. Des réserves de pétrole ou de gaz ont été détectées en Namibie, en Tanzanie, en Ethiopie (en 2009, 11 compagnies étaient présentes dans le pays et 174 licences d’explorations avaient été accordées) et au Ghana (découverte en 2007, mise en exploitation prévue dans les années à venir), mais ne sont pas encore exploitées.

La production de diamants est maintenant sécurisée et les « diamants de sang » ont disparu

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Diamants bruts

LBotswana est le 2ème producteur de diamants au monde avec 18,4% de la production et 32 milliards de carats (mais premier en valeur, du fait de la qualité de ses pierres), l’Afrique du Sud le 5ème avec 9,1% et 16 milliards de carats, l’Angola le 7ème avec 5,8% et 10 milliards de carats, la Namibie le 8ème (40% des exportations du pays en 2005), et le Ghana le 10ème. Les diamants sont également un des deux principaux produits d’exportation de la Sierra Leone.

La production de minerais en général et d’or en particulier a repris avec la fin des tensions

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Mine d'or de Tau Tona, la plus grande mine d'or du monde (Afrique du Sud)

L’Afrique du Sud est le deuxième producteur d’or mondial (272 tonnes et 15% du total) et possède les premières réserves (environ 25% du total) en 2007 ; elle est le leader incontesté du platine, métal stratégique, avec 75% de la production mondiale. Elle est également parmi les dix premiers pays producteurs d’uranium et de houille ; et elle possède 80% des réserves mondiales de manganèse. La Namibie est le sixième producteur mondial d’uranium (7% du total en 2006). Le Ghana produit 75 tonnes d’or par an, ce qui représente pour ce pays une source de devises non négligeable. L’or est enfin un des deux principaux produits d’exportation de la Sierra Leone.

Certaines grandes productions agricoles fournissent des revenus d’exportations appréciables

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La pêche représente 30% des exportations de la Namibie, surtout vers l’Espagne. L’Ethiopie est le 5ème producteur mondial de café (4% de la production mondiale ; et le premier producteur d’Arabica d’Afrique ; 40% des exportations proviennent du café), l’Ouganda le dixième (2%). L’exportation d’oléagineux éthiopiens est la deuxième exportation derrière le café . L’Ethiopie est devenue le deuxième producteur de fleurs en Afrique (derrière le Kenya) et la production progresse très rapidement (+500% en 2009). 80% de la production de gomme arabique mondiale (E414) provient du Soudan. Le Ghana est le 2ème producteur mondial de cacao avec 18% de la production mondiale, le Nigéria le 4ème avec 12% de la production totale.

Quelques économies africaines se sont diversifiées et développées ; certains systèmes institutionnels et politiques sont devenus des exemples

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Johannesburg, principale ville d'Afrique du Sud

L’Afrique du Sud tient son rang de première puissance économique du continent, avec un PIB à qui provient à 78,5% des services (65% de la population active), et à 20,5% de l’industrie (26% de la population active : exploitation minière, machine, équipements). Le PNB par habitant s’établit à environ 5 500 $ en 2007, soit le milieu de la classe des pays intermédiaires (entre 935 et 11 455 $ en 2007). Le pays est autosuffisant pour l’agriculture et l’électricité. Restent à améliorer le niveau d’éducation et de formation de la population noire, à réduire les inégalités sociales (50% des habitants sous le seuil de pauvreté en 2010) et le chômage (24% en 2009).

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Gaborone, principale ville et capitale du Botswana ; au fond à gauche, le siège du gouvernement

Le Botswana possède une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue – Transparency International le classe régulièrement comme pays le moins corrompu d’Afrique. Sa gestion est prudente et son sous-sol riche en diamants et minéraux : le PIB de l’industrie, principalement minière, représente 52% du PIB 2008 (plus de 10% de la population active) ; le PIB des services 46% (plus de 70% de la population active), avec une forte progression des télécommunications et du tourisme. L’endettement public est faible (18% du PIB en 2009) et le Botswana consacre 10 à 15% des investissements gouvernementaux aux transports ; avec l’appoint de bailleurs externes le réseau routier goudronné est passé de 12 km en 1966 à 9 000 km en 2003. L’entretien pose néanmoins encore des problèmes et une restructuration est en cours. L’épine dorsale africaine ferroviaire héritée de l’Empire britannique Le Caire/Le Cap assure la desserte du Botswana, avec quelques ramifications vers les mines plus récentes. Le réseau de télécommunication est l’un des plus développé d’Afrique (téléphonie mobile, internet, fibre optique, liaison satellite). L’ensemble de ces faits et de ces mesures a permis au Botswana d’être le seul pays au monde à avoir connu une croissance annuelle moyenne du PIB de 9% entre 1970 et 2000 ; le pays est le seul (avec le Cap-Vert en 2007) à être sorti du groupe des pays les moins avancés, en 1984. Son PNB par habitant en 2008 était de 6 678 $, soit plus que l’Afrique du Sud (environ 5 500$) et autant que la Bulgarie. Le taux d’alphabétisation du Botswana est de 83% (presque aussi bien que l’Afrique du Sud), le taux de chômage de 8% et le pourcentage de personnes vivant sous le seuil de pauvreté de 23% au milieu de la dernière décennie (nettement mieux que l’Afrique du Sud). Quatre points noirs seulement : la dépendance encore très grande du PIB industriel et des exportations de la production et du cours du diamant ; la dépendance énergétique en électricité est d’environ 70% et l’Afrique du Sud fournissait jusqu’à ces dernières années les quantités manquantes. La formation de la population active pose également problème : 80% est sans compétences de base. Enfin, le Botswana est le pays le plus touché par le VIH en Afrique avec le Zimbabwe, ce qui entrave son développement malgré un taux de traitement de la population élevé (plus de 80%).

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 Addis-Abeba, la plus grande ville et la capitale de l'Ethiopie, vue sur Churchill Godana en 2005

 

L’Ethiopie possède de nombreux atouts, mais la nouvelle constitution, apportant de nombreux droits, n’est entrée en vigueur qu’en 1995, les deux ans de guerre avec l’Erythrée n’ont cessé qu’en 2000, et la sécheresse sporadique a souvent entraîné la famine dans le pays, dont les habitants restent relativement démunis. Cependant, les années 1990 ont vu l’économie centralisée du régime déchu du Derg se transformer en économie de marché. Le PIB s’est déplacé de l’agriculture (44% en 2009) vers les services (43% en 2009), l’agriculture continuant d’employer 85% de la population active, dans un pays où 65% des terres sont arables (café, fleurs pour les principales cultures d’exportation), et 14 rivières importantes constituent des réserves en eau immenses. Son cheptel de bovins, d’ovins et de caprins le place au premier rang du continent et au 10ème rang mondial. Le réseau routier est important (37 000 km) et de mieux en mieux entretenu ; l’Ethiopie compte 13 aéroports goudronnés et une compagnie d’aviation nationale, Ethiopian Airlines, qui a remporté de nombreux prix. Le réseau de télécommunication progresse fortement ces dernières années (téléphonie mobile, internet, fibre optique). Le potentiel très important en hydroélectricité est mis à contribution pour l’électrification du pays. La croissance s’est élevée à 11,1% en 2007, 11,6% en 2008 et 8% en 2009. Le taux de chômage est de 17% en 2007 et la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté de 39% en 2006, ces chiffres étant meilleurs que ceux de l’Afrique du Sud. Seules ombres au tableau pour l’Ethiopie qui recèle un grand potentiel : le revenu par habitant reste très faible, le taux d’alphabétisation n’est que de 36%, car 85% de la population active vit de l’agriculture, qui est touchée de manière sporadique par la sécheresse.

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Centre d'Accra, principale ville et capitale du Ghana, quartier des affaires

Le Ghana est  également un pays prometteur : richement doté en ressources naturelles (cacao, or, diamant et prochainement pétrole), le rééquilibrage se poursuit entre l’agriculture (37% du PIB et 56 % de la population active) d’une part, et les services (38% du PIB et 29% de la population active) et l’industrie (25% du PIB et 15% de la population active) d’autre part. L’industrie manufacturière est relativement développée pour un pays africain : métallurgie, fabrication de pneumatiques, raffinage d’hydrocarbure, minoterie. Le taux d’alphabétisation est de 65%, l’espérance de vie supérieure à 60 ans, le taux de chômage de 11%, la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté de 28%. Les route goudronnées comptent 11 600 km pour ce petit pays (moins de la moitié de la France) ; le Ghana dispose de 7 aéroports avec des pistes goudronnées.

En conclusion, l’Afrique est en train de se développer très rapidement depuis le début du siècle. La fin des tensions dans les années 1990 et au début des années 2000 – apartheid, guerres civiles, dictatures – a permis à 16 pays au sud du Sahara d’exploiter à nouveau pleinement leurs ressources naturelles. La production de pétrole a fait son apparition dans de nombreuses économies africaines, et dans certains pays, les réserves en voie d’exploitation ou inexploitées sont importantes. La hausse très significative – multiplication par 3 – du cours du pétrole de 2000 à 2007 a amplifié encore l’importance des revenus pétroliers. La production de diamants, d’or et de minéraux a également tiré l’économie de plusieurs pays. Enfin, le secteur agricole, dans un climat de paix, a contribué également à la croissance, notamment à travers les grandes cultures d’exploitation : café, cacao, fleurs, pêche notamment.

Certains pays en ont profité pour diversifier leurs économies, les rapprochant de celles du monde occidental, tout en démocratisant leurs institutions et en luttant contre la corruption, et en appliquant une gestion prudente impulsée par l’Etat : Botswana, Afrique du Sud. D’autres pays sont en bonne voie pour suivre ces exemples, même si l’élévation du niveau de vie des population reste un défi : Ghana, Ethiopie.

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La vision que Nicolas Sarkozy a de l'Afrique, par Plantu

Cependant, des faiblesses persistent globalement : proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, analphabétisme, lacunes importantes dans l’éducation et la formation des populations, étroitesse de la classe moyenne et donc du marché intérieur pour soutenir une industrie manufacturière, dépendance importante de matières premières le plus souvent non renouvelables – sauf pour les productions agricoles, dépendance des investissements étrangers, (OCDE, mais aussi Afrique du Sud et Chine). Les flux commerciaux restent également trop orientés Nord-Sud ou Chine-Sud, alors qu’un rééquilibrage vers le commerce entre pays non membres de l’OCDE serait souhaitable pour réduire la dépendance des pays du Sud.

Enfin, se pose le problème de la part prise par les pays d’Afrique à la gouvernance mondiale : absence de représentation au Conseil de Sécurité de l’ONU, repli des pays de l’OCDE sur eux-mêmes et protectionnisme, alors même qu’il y a quelques années à peine ces mêmes pays de l’OCDE réclamaient aux pays du Sud et de l’Est une ouverture de leurs marchés à tout va.

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Ségolène Royal en visite à Dakar, Sénégal, le 26 septembre 2006, lors de sa campagne pour l'élection présidentielle (HALEY/SIPA)

 Avec les « Etats-Unis d’Europe » que Ségolène Royal appelle de ses vœux, c’est une nouvelle gouvernance mondiale, prenant en compte l’Afrique, chère à la présidente de la Région Poitou-Charentes, qui devra être instaurée. Comme l’écrivait Le Monde dans son éditorial du 20 juin 2010 :

 

« La suffisance du Nord est d’autant plus obsolète que le Sud et l’Est ont pris conscience de leurs jeunes forces ».

À suivre dans les prochains jours : l’Est (Europe de l’Est, Asie) et l’Amérique du Sud.

Frédérick Moulin


-oOo-

À lire aussi :

Le basculement de la richesse vers les pays du Sud et de l'Est s'accélèreLe Monde daté du 19 juin 2010

L'Afrique doit accroître ses échanges avec les pays en développementLe Monde daté du 19 juin 2010

 

Richesse des nations et gouvernance mondialeLe Monde daté du 20 juin 2010

Sur le problème du Sahel :

L'Afrique s'engage pour la "Grande Muraille verte"Le Monde daté du 17 juin 2010

Sources : Wikipédia, Le Monde (cf articles ci-dessus), www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook, www.populationdata.net, « Prix du pétrole : vers une poursuite de la hausse ? » (septembre 2008) sur www.univ-paris13.fr

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