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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 05:29

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Ségolène Royal était l’invitée de Patrick Cohen dans Le 7/9 sur France Inter hier matin. Elle est longuement revenue sur sa déclaration de candidature aux primaires du PS, répondant aux questions de Patrick Cohen en première partie, avant la revue de presse de France Inter, mais également aux questions de Thomas Legrand et des auditeurs en seconde partie.

 

 

Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Patrick Cohen : Ségolène Royal est l’invitée de France Inter ce matin jusqu’à 8h55. Je résume pour les auditeurs qui n’étaient pas à l’écoute tout à l’heure de la [« Oh, ils étaient tous là, rassurez vous ! », s’exclame Ségolène Royal en riant] première partie de l’interview. Il peut y en avoir qui étaient éventuellement distraits. Vous êtes candidate, Ségolène Royal, aux primaires présidentielles socialistes, mais pas contre les autres prétendants du PS, si je vous ai bien suivie, vous me corrigez, hein, [« Non, c’est tout à fait ça. », confirme Ségolène Royal] si je me trompe. Vous avez parlé d’une alliance amicale avec Dominique Strauss-Kahn, que vous avez rencontré la semaine dernière à Paris, et avec qui vous pourriez former un ‘ticket’, vous avez dit qu’il serait un très bon chef de gouvernement, c’est une hypothèse que vous avez évoquée librement avec lui dans votre discussion ?

Ségolène Royal : vous permettrez de ne pas donner en public le contenu des conversations que j’ai à ce niveau-là. Je ne vous dis rien de ce que dit Dominique au cours de ces conversations, je ne me permettrais pas de rapporter à l’extérieur ce qu’il me dit. Je vous donne simplement mon point de vue, celui qui est le mien, et les responsabilités que je prends en tant que celle qui prend une initiative, là, de me mettre en mouvement, et de [ne] me mettre en mouvement contre personne, et d’avoir dit, je vais vous dire, moi, ce que je lui ai dit, je le répète, et pas le mettre en difficulté sur ce qu’il aurait dit, sur ce qu’il penserait, etc. Puisque précisément, j’ai dit tout à l’heure que ce qui le gênait, c’est qu’on puisse interpréter ses propos, les moindres mouvements, etc…

Patrick Cohen : et son obligation de réserve vis-à-vis du FMI.

Ségolène Royal : exactement.

Patrick Cohen : alliance amicale, ai-je dit, avec Dominique Strauss-Kahn, et avec Martine Aubry, dont vous ne nous avez pas parlé jusqu’à présent ? Là aussi, vous avez eu des discussions avec elle sur votre entrée en campagne, sur votre annonce de candidature ?

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Ségolène Royal : "Martine pense que le candidat ou la candidate doit se déclarer le plus tard possible pour subir le moins d’attaques possible de la droite. Moi je pense qu’on ne rentre pas dans une bataille à reculons."

Ségolène Royal : mais je vois Martine très souvent. Et c’est vrai que sur cette question-là, nous avons eu un point de vue un petit peu différent. Là je ne romps aucun secret puisqu’elle l’a dit même publiquement, Martine pense que le candidat ou la candidate doit se déclarer le plus tard possible – d’ailleurs c’est le sens du calendrier qu’a choisi le parti – pour subir le moins d’attaques possible de la droite. Moi je pense qu’on ne rentre pas dans une bataille à reculons, et qu’à un moment, peut-être parce que j’ai l’avantage, si j’ose dire, d’avoir l’expérience de la campagne présidentielle précédente, d’avoir pris beaucoup de coups, avant, pendant, après, et je sais que c’est une campagne extrêmement dure. Il vaut mieux connaître, donc, assez tôt la forme des attaques et la dureté de la campagne pour pouvoir avoir le temps, précisément, d’y répondre, et de ne pas passer tout son temps à répondre aux attaques, mais de consacrer l’essentiel de son temps à parler aux Français pour conquérir leur conviction selon laquelle il faut qu’ils viennent voter, et il faut qu’ils viennent voter pour que ça change vraiment et que le pays se redresse, et pour faire tout cela…

Patrick Cohen, interrompant Ségolène Royal : sauf que la désignation du candidat interviendra à peine plus tôt qu’en 2006, Ségolène Royal, compte tenu du calendrier des primaires qui vient d’être adopté.

Ségolène Royal : c’est bien la raison pour laquelle j’entre en campagne maintenant, pour prendre le temps de lever l’envie des citoyens de venir voter aux primaires. Si les citoyens viennent voter aux primaires, c’est parce qu’ils auront pris part à un débat sur l’avenir du pays, sur ce qui les attend, sur ce qu’ils veulent, sur leurs espoirs, sur leurs craintes. Regardez, nous sommes la cinquième puissance du monde, il n’y a jamais eu autant de misère qu’aujourd’hui en France. Je m’occupe, dans les régions que je traverse, je vois dans les régions que je traverse les maires en train de distribuer du bois parce que les gens n’arrivent pas à payer les 600 euros pour remplir leur cuve de fioul. On voit un quart des jeunes qui ne sont plus chez leurs parents vivre en situation de grande pauvreté. À tout cela il faut des réponses et des solutions concrètes, comme par exemple le pacte national de confiance pour l’emploi et l’activité des jeunes, pour que pas un jeune qui se lève le matin puisse se dire qu’il n’a rien à faire, pas de formation professionnelle, pas d’apprentissage, pas d’alternance. Non. Tous les jeunes qui se lèvent le matin doivent savoir que la société leur ouvre les bras dans l’emploi, dans l’alternance, dans la formation professionnelle, dans l’apprentissage, ou dans le service civique. Voilà, un projet de société.

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Ségolène Royal : "Tous les jeunes qui se lèvent le matin doivent savoir que la société leur ouvre les bras dans l’emploi, dans l’alternance, dans la formation professionnelle, dans l’apprentissage, ou dans le service civique.Voilà, un projet de société."

Patrick Cohen : les auditeurs piaffent au standard de France Inter, ils ont raison, on va les entendre dans un instant, mais d’abord, et je vous lance, Thomas, une demande de précision de Thomas Legrand.

Thomas Legrand : d’abord, oui, une demande de précision. Tout ce que vous venez de nous dire ça veut vraiment dire que, pendant les primaires, il n’y aura pas de concurrence entre vous, Dominique Strauss-Kahn, ou Martine Aubry, ce sera l’un de vous trois ?

Ségolène Royal : c’est pas ce que j’ai dit. [« Comme quoi c’est pas clair. », glisse Thomas Legrand] Chacun, chacun a la liberté… [« Il peut y en avoir deux ? », interrompt Thomas Legrand] attendez, attendez. Chacun a la liberté de se présenter aux primaires. Jusque là vous me suivez ?

Thomas Legrand : oui.

Ségolène Royal : bon. Ce qui compte, c’est l’état d’esprit qui est le nôtre. C’est-à-dire que, imaginons que nous soyons tous les trois aux primaires. Il n’y aura pas de compétition, de guerre des ego, entre nous. Nous parlerons aux Français, et ensuite les Français choisiront. L’hypothèse la plus probable, c’est que nous ne serons peut-être pas tous les trois candidats aux primaires. Martine a déjà dit, elle, qu ‘elle ne serait pas candidate contre Dominique, et moi j’ai dit que j’étais là pour faire gagner mon camp, et que si le moment venu, et si Dominique revient, contrairement à ce qu’il a dit, mais il a la liberté de le faire, si Dominique revient et dit au mois de juin : « Ecoutez, finalement, j’ai envie d’être candidat à l’élection présidentielle. » ; nous nous verrons, et nous mettrons en place le meilleur dispositif gagnant. Voilà. Donc pour moi c’est extrêmement clair. Et si Dominique ne revient pas, la responsabilité qui est la mienne si je suis candidate aux primaires, si ensuite je suis élue présidente de la République, c’est de vous dire aujourd’hui que le meilleur Premier ministre, le meilleur chef de gouvernement, un vrai chef de gouvernement, aujourd’hui le meilleur, c’est Dominique pour diriger le gouvernement de la France. Voilà. C’est très clair, c’est très simple, et maintenant la politique va écrire…

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Ségolène Royal : "Si ensuite je suis élue présidente de la République, c’est de vous dire aujourd’hui que le meilleur Premier ministre, c’est Dominique pour diriger le gouvernement de la France. Voilà. C’est très clair, c’est très simple."

Thomas Legrand : s’il ne revient pas pour être président, on voit pas comment il pourrait revenir pour être Premier ministre, ça c’est un petit peu mystérieux, mais bon…

Ségolène Royal : ah, bien je n’ai pas…  je ne connais pas…

Thomas Legrand : … à moins que vous ayez des informations que vous ne voulez pas nous dire sur euh…. votre conversation…

Ségolène Royal : non, je n’ai aucune information, c’est une cohérence par rapport à ce qui s’est passé depuis 2007, et la responsabilité d’un président de la République, c’est de prendre le meilleur pour diriger, pour gouverner la France. Maintenant il ne m’a fait aucune confidence sur ce sujet-là, c’est moi, qui prend cette responsabilité-là, et je sais que cette responsabilité et ce que je vous dis là est souhaité et partagé par de nombreux Français, comme d’ailleurs cela est reflété dans les enquêtes d’opinion.

Patrick Cohen : des Français qui vous écoutent Ségolène Royal ce matin sur France Inter et qui nous appellent au standard que l’on rejoint. Jean-Marc nous appelle de Vincennes. Bonjour Jean-Marc.

Jean-Marc : bonjour France Inter, Bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Marc : j’entends beaucoup de militants socialistes dire que Dominique Strauss-Kahn n’est pas de gauche, qu’il représente surtout le grand capital, et même, qu’il est plus à droite que Nicolas Sarkozy. Alors que répondez-vous à ces socialistes-là, Ségolène Royal ?

Patrick Cohen : Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : oh, je pense que c’est peut-être un manque d’information de leur part qui leur fait dire cela. On ne peut pas dire cela. Dominique s’est engagé à gauche, et c’est un socialiste de longue date, qui a prouvé par son engagement politique qu’il était socialiste, qu’il était de gauche, il l’a même redit récemment. Maintenant il a des responsabilités à la tête du Fonds Monétaire International qui l’obligent aussi à faire des compromis dans un contexte de crise extrêmement dure, et ce qui prouve aussi que, dans le cadre de la composition demain d’un gouvernement qui sera chargé de redresser la France, il est évident qu’il faudra faire une alliance très large entre la gauche radicale, parce que sur certains sujets, il faut avoir une action radicale, en rassemblant bien évidemment les communistes, les socialistes, les écologistes, les radicaux, et en allant aussi jusqu’aux centristes humanistes. [« Lesquels ? », coupe Patrick Cohen]

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Ségolène Royal : "Dominique a des responsabilités à la tête du Fonds Monétaire International qui l’obligent aussi à faire des compromis dans un contexte de crise extrêmement dure, dans le cadre de la composition demain d’un gouvernement qui sera chargé de redresser la France, il faudra faire une alliance très large entre la gauche radicale, lescommunistes, les socialistes, les écologistes, les radicaux, et jusqu’aux centristes humanistes."

Si je me permets de dire cela, c’est parce que, là aussi, j’en ai fait la preuve dans la région que je préside, et malgré tous les reproches et toutes les critiques des appareils politiques, j’ai rassemblé aussi largement dès le premier tour de l’élection régionale. On m’avait prédit que ce vaste rassemblement me conduirait à ma perte… [« On vous a accusée surtout de faire des débauchages individuels en fait, d’aller puiser dans les troupes du Modem euh…. des gens qui d’ailleurs ne sont plus aujourd’hui au Modem. », interjette Patrick Cohen] Oui. On m’a accusée surtout de ne pas obtempérer aux appareils politiques.

Moi j’ai fait ce que je croyais bien pour les gens, c’est-à-dire pour l’efficacité de la politique que nous avions à conduire, c’est-à-dire pour rassembler dans la diversité celles et ceux qui se retrouvent sur des valeurs communes, sur les valeurs de justice sociale et d’efficacité économique, sur les valeurs qui consistent à remettre la personne humaine au cœur de toutes les décisions politiques, sur des gens qui veulent diriger en respectant des principes démocratiques, en consultant les citoyens, en ne s’enfermant pas dans une sorte de bulle, de bulle d’ivoire. Et pour redresser un pays aujourd’hui il faut être à l’écoute des gens, il faut écouter pour agir juste, et aujourd’hui plus que jamais.

Patrick Cohen : alors justement, à propos de programme, Jean-Jacques nous appelle de Nîmes. Bonjour Jean-Jacques.

Jean-Jacques : bonjour.

Patrick Cohen : nous vous écoutons.

Jean-Jacques : bonjour Madame la présidente.

Ségolène Royal : bonjour.

Jean-Jacques : oui, les militants socialistes vont voter le 3 décembre une convention qui est intitulée « Convention pour l’Egalité Réelle ». Cette convention comporte deux grands principes. Un premier principe où on passerait donc de l’égalité en droit à l’égalité en condition. Et un deuxième principe où la répartition des revenus serait différente puisqu’on passerait du principe de « chacun selon ses moyens » à « chacun selon ses besoins ». Alors c’est quand même très important. C’est presque je dirais un petit peu révolutionnaire. Est-ce que cette convention et toutes les conventions qui ont été adoptées par le Parti socialiste engageront les candidats et le candidat du Parti socialiste aux présidentielles ?

Patrick Cohen : merci Jean-Jacques. Je précise que le texte auquel vous faisiez allusion c’est celui élaboré par Benoît Hamon et qui a été récemment adopté dans un Conseil National où on a vu quand même quelques dissensions puisqu’il y a eu une série d’abstentions, Pierre Moscovici, François Hollande, et d’autres. Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : les conventions du Parti socialiste engageront le candidat ou la candidate dans leur état d’esprit, dans les valeurs qu’il représente. Il y a, cela dit, dans ces conventions un certain nombre de mesures concrètes qui méritent d’être encore approfondies, d’être chiffrées, d’être examinées parce que nous ne devons pas promettre ce que nous ne pourrons pas tenir.

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Ségolène Royal : "Nous ne devons pas promettre ce que nous ne pourrons pas tenirNous devrons hiérarchiser ces propositions, analyser leur impact, sur la capacité qu’elles ont à redresser le pays sur tous les plans, et c’est cela la responsabilité du candidat lorsqu’il sera désigné."

Nous devrons hiérarchiser ces propositions, analyser leur impact, sur la capacité qu’elles ont à redresser le pays sur tous les plans, et c’est cela la responsabilité du candidat lorsqu’il sera désigné, avec bien sûr l’équipe qui l’entoure, pour qu’il y ait à la fois une cohérence entre ce que disent les socialistes, et en même temps une crédibilité à l’égard de ce que les Français comprennent. J’ai donné l’exemple tout à l’heure, lorsque nous disons, et nous le ferons que nous rendrons la retraite à 60 ans aux salariés qui ont travaillé dur, et qui ont déjà leur durée de cotisation, et je le répète, c’est justement ce qui vient de se faire chez Renault la semaine dernière, donc on doit être crus sur ce que l’on dit.

Ça demande donc du temps d’explication, du temps de chiffrage, du temps de conviction, pour que les Français comprennent bien ce qui va se passer. Et force est de constater, ayons l’humilité de le reconnaître, on le voit dans les enquêtes d’opinion, qu’aujourd’hui les Français ne savent pas clairement ce que les socialistes feront lorsqu’ils reviendront aux responsabilités. C’est pour ça qu’il reste un travail considérable à accomplir, un travail de prise de responsabilités, nous ne pourrons pas tout faire, mais nous devons dire par quoi nous commencerons et comment nous financerons.

Patrick Cohen : les sondages, vous l’avez rappelé tout à l’heure, sont aujourd’hui au plus bas pour Nicolas Sarkozy. Qu’est-ce qui à votre avis pourrait faire battre la gauche en 2012, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : la division. Je pense que si nous sommes divisés, nous ne gagnerons pas. Le manque de conviction. Si nous ne croyons pas à ce que nous disons nous ne gagnerons pas. Le fait de partir trop tard aussi. Parce que si nous partons trop tard, nous n’aurons pas le temps de convaincre, et les gens veulent être respectés, ils veulent qu’on prenne le temps de leur expliquer ce que nous ferons, et les raisons pour lesquelles la France est dans cette situation-là. Si nous savons nous rassembler, non seulement socialistes, mais gauche, avec les écologistes, avec la gauche radicale, avec les centristes humanistes, c’est-à-dire avec tous ceux qui veulent que ça change et qui n’en peuvent plus de ce que la France est devenue aujourd’hui sous la férule de Nicolas Sarkozy, ceux qui n’acceptent pas cette crise sociale, cette crise économique, cette crise morale, et même cette crise spirituelle d’une certaine façon, ceux qui ne tolèrent pas que la France soit tirée vers le bas et soit maintenant si peu respectée sur la scène internationale, tous ceux-là devront se rassembler pour que nous puissions engager une nouvelle étape, pour que la France se relève et que les Français puissent à nouveau croire en leur avenir, et non pas comme aujourd’hui avoir peur du déclassement social.

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Ségolène Royal : "rassembleceux qui ne tolèrent pas que la France soit tirée vers le bas et soit maintenant si peu respectée sur la scène internationaleDessin de Plantu

Patrick Cohen : la division, avez-vous dit, au Parti socialiste, ou la division de la gauche. Vous avez échoué à conquérir le PS il y a deux ans dans un vote militant entaché de fraudes, tous les camps l’ont reconnu depuis. Est-ce que vous faites confiance aujourd’hui à la direction de votre parti pour l’organisation des primaires qui sont à venir et qui auront lieu l’an prochain ?

Ségolène Royal : si les conditions qui ont été précisées dans la dernière commission d’organisation des primaires sont respectées, oui, il n’y a pas de raison d’en douter puisqu’il y a une commission indépendante qui doit se mettre en place, présidée par une personnalité indépendante, on parle de Pierre Joxe, je pense que ça se fera, et à ce moment-là si en effet [il y a] le moindre doute ou le moindre dérapage, eh bien cette commission pourra être saisie immédiatement. Donc je crois que ça n’est l’intérêt de personne de donner à nouveau l’image d’un parti qui ne respecte pas les règles. Car comment pourrait-on demain prétendre organiser la justice, l’ordre juste, la sécurité, le respect des droits et des devoirs, qui sont des valeurs structurantes dans une société, si nous-mêmes ne respectons pas ces règles ?

Patrick Cohen : …avec de la triche….

Ségolène Royal : … et nous les respecterons parce que nous mettrons cette commission indépendante en place. Et puis, comme l’a précisé le comité éthique, les dirigeants du parti qui sont candidat aux primaires, eh bien devront quitter la direction du parti pour que nous soyons tous à égalité de débat dans le cadre de ce grand mouvement démocratique, qui je l’espère va soulever les espérances des Français parce qu’ils vont comprendre que contrairement à ce qu’ils subissent aujourd’hui, ils vont pouvoir prendre en main leur destin et peser sur les projets que les socialistes et la gauche mettront en œuvre lorsqu’on nous aura fait confiance.

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