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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:42

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Ségolène Royal était l’invitée de Patrick Cohen dans Le 7/9 sur France Inter hier matin. Elle est longuement revenue sur sa déclaration de candidature aux primaires du PS, répondant aux questions de Patrick Cohen en première partie, avant la revue de presse de France Inter, mais également aux questions de Thomas Legrand et des auditeurs en seconde partie.

Retranscription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Patrick Cohen : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Patrick Cohen : vous avez choisi d’annoncer aujourd’hui voter candidature aux primaires présidentielles socialistes. Vous le faites dans une interview à la presse régionale, La Nouvelle République du Centre, et ce matin sur France Inter. D’abord pourquoi maintenant, pourquoi avec 6 mois d’avance sur le calendrier du PS ?

Ségolène Royal : et pourquoi pas maintenant ? Moi j’ai observé pendant le mouvement social les interrogations profondes des Français sur le doute qu’ils avaient à l’égard de ce que ferait la gauche et les socialistes de retour aux responsabilités. Ce qui m’a le plus marquée, en particulier, c’est le doute qu’ils avaient lorsque nous leur disions que nous allions rétablir la retraite à 60 ans. Et donc c’est dire la gravité de la crise économique, la crise sociale, la crise morale, et le temps qu’il faut pour convaincre les Français, non seulement que l’alternance est possible, mais surtout qu’elle va changer profondément les choses. Or là…

Patrick Cohen : mais vous auriez pu les convaincre de façon collective, puisque le discours qui était développé ces dernières semaines, ces derniers mois par les responsables socialistes, c’était d’abord le projet, ensuite les candidatures, il y aura le temps ensuite pour se déclarer suivant le calendrier arrêté pour les primaires. Pourquoi maintenant, donc ?

Ségolène Royal : mais nous… mais nous le ferons de façon collective. Pourquoi maintenant ? Pour 3 raisons. D’abord les règles du jeu des primaires ont été posées, donc nous avons maintenant la garantie que ces primaires vont être organisées, il y avait un doute quand même il y a quelques temps, ça c’est une bonne chose [« Avec un dépôt de candidature prévu, je le rappelle, pour le mois de juin prochain. », coupe Patrick Cohen]. C’est cela, oui, mais il n’est interdit à personne de se positionner dès maintenant pour se préparer pour cette campagne des primaires.

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Ségolène Royal : "Le temps est très court aujourd’huiLes Français doutent de l’efficacité de la politiqueIl y a eu tellement de mensonges, tellement de promesses non tenues, qu’ils croient aux actes, qu’ils croient à ce qu’ils voient, qu’ils croient à l’efficacité de la politique concrète sur le terrain."

Je crois que le temps est très court aujourd’hui, la politique s’accélère, la droite est également en campagne, et surtout, surtout, comme je le disais à l’instant, les Français doutent de l’efficacité de la politique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aussi j’ai choisi une presse régionale.

Aujourd’hui les gens ne croient plus dans les discours politiques. Il y a eu tellement de mensonges, tellement de promesses non tenues, qu’ils croient aux actes, qu’ils croient à ce qu’ils voient, qu’ils croient à l’efficacité de la politique concrète sur le terrain. Et je crois qu’une des façons de rénover la politique, c’est de regarder ce qui se passe sur les territoires, ce qui peut être efficace, ce qui peut faire avancer la France, et de le généraliser à l’échelle nationale tout en tirant des conclusions idéologiques.

Je ne prendrai qu’un exemple : je crois que nous pouvons construire en France un capitalisme d’Etat, un Etat qui intervient beaucoup plus vigoureusement dans l’efficacité économique. Je crois que l’on peut créer en France une banque publique destinée à aider les petites et moyennes entreprises, à innover et à se développer. Je crois, moi, que la France peut devenir la première puissance mondiale pour la croissance verte. Je le vois. Parce que je le fais dans la région que je préside.

Alors vous allez me dire, mais c’est pas à partir d’une région qu’on peut gérer le pays. Eh bien je pense au contraire qu’il faut avoir la modestie de regarder ce dont on est capable, quelles sont les marges de manœuvre de la politique, et quand j’empêche l’entreprise Heuliez de fermer ou de délocaliser en entrant dans le capital de cette entreprise avec la Région, en créant la Sécurité sociale professionnelle pour que les salariés qui ne sont pas repris dans la nouvelle entreprise ne soient pas au chômage mais puissent continuer à gagner 90% de leur salaire pendant 18 mois en contrepartie d’une formation professionnelle, et quand on me disait mais tout cela est impossible, et qu’aujourd’hui les voitures sortent des chaînes d’Heuliez, je me dis qu’on aurait pu sauver la totalité de l’industrie automobile en France, et même être les premiers à conquérir le marché de la voiture électrique sur le marché mondial, alors que l’on vient de voir une grande entreprise la semaine dernière mettre 3 000 salariés en préretraite à l’âge de 58 ans parce qu’ils ont travaillé… [« Vous parlez de Renault à Sandouville ? », interrompt Patrick Cohen] je parle de Renault à Sandouville – parce qu’ils ont travaillé pendant 15 ans – et écoutez bien cela – lorsque moi j’ai dit solennellement que l’on reviendrait à la retraite à 60 ans, on ne m’a pas crue, et aujourd’hui on voit des salariés mis à la porte de l’entreprise à 58 ans, parce qu’ils ont travaillé 15 ans à la chaîne.

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Ségolène Royal : "Lorsque moi j’ai dit solennellement que l’on reviendrait à la retraite à 60 ans, on ne m’a pas crue, et aujourd’hui on voit des salariés mis à la porte de l’entreprise à 58 ans, parce qu’ils ont travaillé 15 ans à la chaîne." Dessin de Plantu

Donc vous voyez qu’il faut du temps, à la fois pour expliquer, pour convaincre, et pour donner envie aux Français de venir voter à l’élection présidentielle, parce que je peux vous dire une chose, c’est qu’aujourd’hui l’abstention menace, tellement les Français souffrent, sans trouver de réponse parmi les hommes politiques qui sont pourtant chargés de s’occuper d’eux.

Patrick Cohen : et on vous entend ce matin sur France Inter, Ségolène Royal, déjà en campagne. On peut d’ailleurs se demander d’ailleurs si vous n’avez jamais cessé d’être en campagne depuis, euh, 2007, depuis votre – échec – au second tour de l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy. Cette décision…

Ségolène Royal : depuis bien plus longtemps, même, puisque j’ai été élue 4 mandats de suite députée, j’ai été trois fois ministre…

Patrick Cohen : en campa…. en campagne nationale, voulais-je dire.

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Ségolène Royal : "Qu’est-ce que c’est que la politique ? La politique, c’est d’être sans arrêt au service de ses concitoyens, ne pas se replier sur soi, être sans arrêt en train de regarder ce qui se passe, quelles sont leurs attentes, quelles sont leurs souffrances, quelles sont leurs espérances ."

Ségolène Royal : mais qu’est-ce que c’est que la politique, qu’est-ce que c’est que la politique ? La politique, c’est d’être sans arrêt au service de ses concitoyens, ne pas se replier sur soi, être sans arrêt en train de regarder ce qui se passe, quelles sont leurs attentes, quelles sont leurs souffrances, quelles sont leurs espérances [« Mais tout dépend … mais… mais tout dépend de l’échelon aussi. Tout dépend de l’échelon et du niveau de l’ambition qu’on se fixe… », interjette Patrick Cohen]. Voilà.

Patrick Cohen : Là, en l’occurrence, il s’agit de l’Elysée. Cette décision de vous porte candidate, Ségolène Royal, vous l’avez prise seule ?

Ségolène Royal : non. Je ne l’ai pas prise seule. J’ai bien sûr consulté toutes mes équipes. J’ai aussi écouté, hein, tout ce qui remonte de la base. D’ailleurs depuis cette annonce hier je suis très heureuse parce que je vois un déferlement de citoyens, d’adhérents de Désirs d’avenir, de militants socialistes, mais même au-delà, pas que les socialistes, qui sont très heureuses et très heureux de cette mise en mouvement…

Patrick Cohen : et la direction du Parti Socialiste, Martine Aubry, en l’occurrence?

Ségolène Royal : bien sûr. Non seulement je l’ai consultée, mais j’ai consulté aussi Dominique Strauss-Kahn, lorsque je l’ai vu le jeudi 18 novembre. Donc ça n’est pas comme j’entends dire ici ou là une décision par surprise. Au contraire, nous avions, vous le savez, et nous avons, une alliance fraternelle entre nous pour qu’il n’y ait pas de guerre des chefs, pour que nous nous respections, pour permettre le moment venu de nous rassembler, au service des Français.

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Ségolène Royal : "J’ai consulté Martine Aubry, mais j’ai consulté aussi Dominique Strauss-Kahn. Donc ça n’est pas une décision par surprise. Nous avons une alliance fraternelle entre nous pour qu’il n’y ait pas de guerre des chefs, pour permettre le moment venu de nous rassembler, au service des Français."

Patrick Cohen : et cette alliance permettait une candidature de votre part aussi précoce ?

Ségolène Royal : bien sûr, d’ailleurs je le leur ai dit. Pourquoi ?

Patrick Cohen : c’est-à-dire que vous avez fait part à Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry de votre intention d’annoncer votre candidature aux primaires ocialistes pour la présidentielle, là, en cette fin novembre ?

Ségolène Royal : mais oui. Et c’est tout à fait normal. D’ailleurs la date butoir du mois de décembre avait été évoquée pour la première fois par Martine. Elle avait même demandé  à Dominique de nous donner des indications avant la fin de décembre, et vous savez que Dominique est pris par des fonctions extrêmement importantes à la tête du Fonds Monétaire International. Il a dit lui-même qu’il ne fallait pas que d’autres parlent à sa place ou lui mettent la pression, parce que ça le fragilisait dans sa mission. Il a d’ailleurs recadré les choses il y a quelques jours en déclarant qu’il restait à la tête du Fonds Monétaire International jusqu’en 2012. Et par conséquent, en effet, je fais mouvement dans le respect de tout le monde. On ne peut pas dire…

Patrick Cohen : mais dans le… dans le respect et dans une éventuelle compétition avec ceux que vous venez de citer, si on vous suit bien, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : mais je viens de vous préciser que la compétition ne se fait pas les uns contre les autres. La compétition, elle se fait en regardant les Français, en leur parlant, pour qu’ils puissent choisir au cours des primaires le meilleur ou la meilleure d’entre nous, capable, capable de gagner, capable de rassembler, et capable de changer.

Patrick Cohen : pardon, on avait cru comprendre ces derniers mois que vous ne vous présenteriez pas les uns contre les autres ?

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Ségolène Royal : "Mais je viens de vous préciser que la compétition ne se fait pas les uns contre les autresVous faites semblant de ne pas comprendre."

Ségolène Royal : mais c’est le cas. C’est le cas. Vous faites semblant de ne pas comprendre.

Patrick Cohen : bah, écoutez, une compétition, on a des adversaires, des concurrents, des challengers, appelez ça comme vous voulez, mais enfin, c’est une compétition, euh….

Ségolène Royal : mais ce n’est pas une compétition les uns contre les autres, puisque nous nous sommes engagés au cours de ces primaires à ne pas nous attaquer les uns les autres, nous allons, nous, parler aux Français, en fonction de ce que nous avons à leur dire. Et ensuite nous nous rassemblerons dans une équipe. Donc pour Dominique, c’est très simple : là, il a déclaré qu’il était là jusqu’en 2012, et en aucun cas une candidature aujourd’hui ne doit être interprétée comme une façon de barrer la route, comme j’entends dire ici ou là, à Dominique. Ce serait absurde, puisque aujourd’hui il est le mieux placé dans les enquêtes d’opinion, ce serait absurde de la part des socialistes d’aller lui barrer la route, d’ailleurs…

Patrick Cohen, l’interrompant : pardon, vous faites allusion à cette interview au magazine Stern, où Dominique Strauss-Kahn disait qu’il irait jusqu’au bout de son mandat du FMI, jusqu’en 2012. Vous l’interprétez comme une déclaration de non-candidature à la présidentielle française ?

Ségolène Royal : je l’interprète comme une volonté d’accomplir jusqu’au bout cette mission difficile et très utile à la tête du Fonds Monétaire International. Je l’interprète comme une façon de respecter son mandat et de tenir sa parole. [« Donc ? », demande Patrick Cohen ] Maintenant [« Donc ? », demande Patrick Cohen ] attendez – maintenant il peut fort bien changer d’avis, tout être humain a le droit de changer d’avis en cours de…

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Ségolène Royal : "Mais pourquoi vous riez ? Ça n’est pas une plaisanterie, nous parlons là de l’élection présidentielle."

Mais pourquoi vous riez ? Ça n’est pas une plaisanterie, nous parlons là de l’élection présidentielle. [« Oui, oui. », interjette Patrick Cohen] Nous nous respectons les uns les autres. Le Parti socialiste, et c’est tout à son honneur, est en train d’organiser des primaires, ce qui n’a jamais eu lieu, pour qu’un maximum de Français puisse venir voter, que ça puisse faire mouvement, et que ce moment démocratique fort donne la crédibilité aux socialistes pour que les Français sachent que demain, ils feront les réformes démocratiques dont le pays a besoin.

Donc parlons de Dominique puisque c’est lui qui est aujourd’hui – c’est vrai, pourquoi ne pas le reconnaître – le mieux placé dans les enquêtes d’opinion. S’il décide de changer d’avis, c’est-à-dire de revenir, mais il le fera en toute simplicité, mais il sera le seul à prendre cette décision, et je puis vous dire qu’il est particulièrement contrarié lorsque d’autres parlent à sa place, ou lorsque d’autres lui mettent une pression publique, parce que ça le gêne à la tête du Fonds Monétaire International. Donc de deux choses l’une, ou il revient au mois de juin, parce qu’il ne peut pas se prononcer maintenant, il a demandé, j’imagine, un délai, puisqu’il ne le fait pas maintenant, donc il a le droit de réfléchir, même si dans son esprit il reste au Fonds Monétaire International jusqu’en 2012. Soit il revient au mois de juin : mais à ce moment là nous déciderons, nous parlerons, et nous verrons comme je l’ai toujours dit, quel est le meilleur dispositif gagnant, à ce moment-là !

Patrick Cohen : c’est-à-dire que vous pourriez, à ce moment-là, éventuellement, retirer votre candidature, Ségolène Royal ?

Ségolène Royal : je ne vais pas vous dire aujourd’hui, alors que je m’engage dans cette candidature, vous dire que je vais la retirer !

Patrick Cohen : non… mais c’est une éventualité ? c’est une éventualité ?

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Ségolène Royal : "Dominique Strauss-Kahn est le meilleur chef de gouvernement que la France pourrait avoir en pleine crise monétaire internationale."

Ségolène Royal : j’ai, et je m’en tiens à cela parce que je réfléchis intensément à ce que je dis pour pouvoir le tenir, j’ai dit que le moment venu, je verrai avec Dominique quel est le meilleur dispositif gagnant s’il revient, et s’il est toujours dans cette situation à l’égard de l’opinion, nous verrons quel est le meilleur dispositif gagnant. S’il ne revient pas, de toute façon, il sera indispensable à notre équipe, et vous le savez très bien, puisque ça avait été évoqué en 2007, Dominique Strauss-Kahn est le meilleur chef de gouvernement que la France pourrait avoir en pleine crise monétaire internationale. Donc il a une liberté de choix par rapport à cela. Moi je crois qu’aujourd’hui il faut le laisser tranquille par rapport aux responsabilités qui sont les siennes. Ces deux possibilités-là lui sont ouvertes et de toute façon, Dominique Strauss-Kahn est un responsable politique éminent dont nous aurons besoin, non seulement pour gagner, mais aussi pour réussir à relever la France.

Patrick Cohen : Ségolène Royal invitée de France Inter ce latin jusqu’à 8h55, on a encore beaucoup de questions, et les auditeurs aussi qui appellent au 01 45 24 7000, on y revient après la revue de presse, il est 8h30.

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