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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 14:34

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(MEAGSR/F.M.)

Ségolène Royal est intervenue samedi en début d’après-midi lors Rassemblement de la Fraternité, au Patronage Laïque, dans le XVème arrondissement de Paris. Le matin avait eu lieu l’assemblée générale ordinaire de Désirs d’avenir dans le même lieu, suivi d’un couscous organisé par Karima. Juste avant son intervention, un diaporama a défilé sur l’écran de la salle, résumant l’activité de l’association présidée par Ségolène Royal en images, avec de courts textes :

 

L’ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007, arrivée alors avec la chanson très rythmée I Gotta Feeling des Black Eyed Peas, comme à la Fête de la Fraternité, est intervenue 40 minutes, très à l’aise sur des sujets qu’elle connaît bien, et devant un public conquis et très en forme. Elle a beaucoup été applaudie, et elle nous a beaucoup fait rire, fine humoriste quand elle a parlé des déplacements en hélicoptère de Nicolas Sarkozy. Les outrages que la droite au pouvoir fait subir au pays ont été hués, et à la fin de son discours, la salle enthousiasmée a scandé spontanément et avec force : « Ségolène, présidente ! ». De fait, Ségolène Royal n’a pas parlé du PS aux adhérents de Désirs d’avenir, et a clairement indiqué ses interlocuteurs : les Français qui souffrent et se battent, les sans-voix à qui elle veut prêter la sienne.

NB : une vidéo partielle de 6 minutes et 51 secondes a été réalisée, elle est insérée juste au-dessus du passage concerné.

Frédérick Moulin

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(MEAGSR/F.M.)

Tout vient d’être dit finalement ! (Rires) Tout vient d’être dit en ces quelques images très fortes, chers amis, adhérents de Désirs d’avenir, chers amis socialistes. Tout vient d’être dit.

Le travail que vous avez fait tous, les uns et les autres, parce que ceux qui sont là aujourd’hui si présents, ce sont essentiellement tous ces correspondants locaux de Désirs d’avenir, tous ceux qui à travers tout le territoire sont venus pour participer ce matin à l’assemblée générale de Désirs d’avenir, et bien évidemment, puisque vous étiez beaucoup plus nombreux que l’assemblée générale ordinaire telle qu’elle se passe traditionnellement dans les associations, nous avons voulu poursuivre ce moment de fraternité par le couscous de Karima, par les accras, (Applaudissements et cris enthousiastes), mais aussi par cet échange, ce message politique et fraternel que je voudrais vous délivrer maintenant.

Je vous le délivrerai dans la droite ligne de ce que nous venons de voir : oui mes chers amis, nous sommes en mouvement, nous continuerons sur le chemin avec volonté, avec détermination, avec unité, pour obtenir ce que nous voulons obtenir, c’est à dire une société de confiance, une gauche victorieuse en 2012 ! (Applaudissements, « Bravo ! » et cris enthousiastes)

Désirs d’avenir, une association au travail, au service des autres

D’abord nous avons beaucoup travaillé. Avec certains autres, on parlait de la valeur travail pour mieux la trahir. Ici à Désirs d’avenir, et au-delà avec tous ceux qui nous entourent, nous avons toujours eu un grand respect du travail, et Désirs d’avenir, c’est d’abord cela. C’est d’abord une association au travail au service des autres, une association qui a inventé les Universités populaires participatives. C’est l’essentiel, parce que c’est le cœur de l’action politique, de permettre aux citoyens de comprendre le monde dans lequel nous vivons, pour que plus jamais un politique ne puisse leur dire : « C’est trop compliqué pour vous. Rendez nous le pouvoir une fois tous les 5 ans, et puis nous, nous déciderons à votre place de ce qui est bon pour vous. ». On voit où cela mène, ce genre de délégation de pouvoirs.

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(MEAGSR/F.M.)

Et ici, si je me suis mise en mouvement, si en effet j’ai déclaré ma candidature, aux primaires dans un premier temps (Applaudissements, « Bravo ! »), après avoir, contrairement à ce qui a été dit ici ou là, il n’y a là aucune précipitation, il y a même eu beaucoup de patience, je vous ai entendu les uns et les autres (Rires), au cours des mois et des semaines écoulés : « Mais que fait Ségolène ? », « Mais qu’est-ce qu’elle nous dit ? », « Mais pourquoi elle ne s’affirme pas ? », « Pourquoi elle ne se déclare pas ? ». Eh bien voilà, (puis en cœur avec la salle) c’est fait ! (Applaudissements, « Bravo ! »)

Les UPP, des sujets au cœur du projet que nous avons à construire

Et nous avons à construire ensemble un autre projet de société. Et ce n’est pas un hasard que tous ces thèmes des Universités populaires, dont on vient d’en revoir le vaste panorama. C’est parce que chaque fois les sujets qui ont été choisis sont des sujets qui sont au cœur de la société que nous avons à construire. Chaque fois les thèmes que nous avons élaborés et sur lesquels nous avons travaillé ensemble, ce sont des sujets qui méritent des mutations, des révolutions, des transformations, un autre rapport de force de la société plus juste que nous voulons construire, que ce soit le thème de la fraternité en débat autour de Régis Debray, que ce soient les questions dont nous avons débattu avec Stéphane Hessel sur les relations entre l’Afrique et l’Europe au siècle prochain, que ce soit le travail accompli avec Philippe Aghion, Jacques Attali, Yann Algan, Jean-Paul Fitoussi sur le nouveau modèle de développement économique, social et écologique pour l’après-crise, que ce soit la question de la santé publique, autour de l’alimentation : on sait qu’aujourd’hui qu’un cancer sur dix est dû à une dégradation de l’environnement. Ce n’est pas un sujet central, ça, sur une société plus juste ? C’était l’objet du débat sur les pesticides que nous avons conduit en juillet dernier.

Puis nous avons abordé les 7 défis pour une politique de civilisation avec Edgar Morin et Danielle Mitterrand, autrement dit nous avons balayé l’ensemble des sujets dont les citoyens doivent se saisir pour se construire un autre avenir.

Puis nous avons évoqué les bilans : le bilan et les perspectives de la politique de Barack Obama, parce que ce qui se passe aux Etats-Unis ne nous est pas indifférent, au contraire, impacte très largement ce qui se passe en Europe.

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(MEAGSR/F.M.)

Enfin, nous avons évoqué les questions des échanges entre l’Europe et la Méditerranée. Et je l’ai souvent dit, une partie de notre avenir se joue de l’autre côté de la Méditerranée, et par rapport aux débats actuels sur la question de la maîtrise des migrations internationales, on sait parfaitement que c’est un monde plus juste entre le Nord et le Sud qui nous permettra de maîtriser de façon humaine et efficace les migrations de la misère. (Applaudisements)

Nous avons aussi travaillé sur un sujet central, celui de la souffrance au travail, des salariés bridés, du travail explosif, de la question de la valeur travail, et nous l’avons fait avant, bien avant le débat sur la question des retraites, et nous avions les clés pour pouvoir démontrer qu’il était parfaitement possible, et qu’il sera demain parfaitement possible d’intégrer dans la réforme des retraites la prise en compte de la pénibilité du travail. Ça n’est que justice, et cette justice-là, si nous voulons gagner l’élection de 2012, cette justice-là, c’est parce que nous voulons la rendre aux Français, la retraite, c’est le patrimoine de tous ceux qui n’en ont pas. (Applaudissements, « Bravo ! »)

Désirs d’avenir au travail, l’image de l’action politique

telle que Ségolène Royal l’entend

Alors oui, j’ai décidé aujourd’hui de vous dire pourquoi j’avais annoncé d’avancer avec clarté et simplicité. Et pourquoi je le fais à Désirs d’avenir ? Nous sommes ensemble depuis 2005, date à laquelle j’ai créé cette association. Nous étions au départ une dizaine de copains, et aujourd’hui regardez : nous sommes nombreux, et au-delà de cette salle très nombreux, plus de 7000 adhérents, et au-delà des adhérents tous les sympathisants, à qui je demande de venir massivement rejoindre les rangs de Désirs d’avenir. Nous sommes restés soudés, dans les hauts, mais aussi dans les difficultés, au cours de ces 5 dernières années. Nous sommes restés soudés parce que nous sommes restés soudés autour de la valeur du travail que nous avions à accomplir. Et je viens de le démontrer, ne serait-ce que pour l’année 2009, je n’ai pas parlé des Universités populaires de l’année 2008, du travail que nous avions fait encore en 2007, de ce que nous avons fait en 2010, et de ce que nous ferons encore l’année prochaine. Et c’est parce que nous avons tenu bon sur cette exigence intellectuelle, que nous sommes restés ensemble.

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(MEAGSR/F.M.)

Autrement dit c’est à l’image aussi de la société que nous voulons construire, et c’est à l’image de l’action politique telle que je l’entends : avoir toujours une exigence intellectuelle, avoir toujours la volonté de rechercher la vérité, avoir toujours la volonté de progresser, avoir toujours l’exigence de partager ses connaissances, avoir toujours le besoin de mettre à la portée de tous, quel que soit son niveau scolaire, la capacité de comprendre, non seulement l’évolution de la société française, non seulement les décisions qui impactent très directement la vie quotidienne des Français, mais aussi la question de l’équilibre du monde, parce que ce qui se passe à l’échelle du monde, souvent, a une conséquence très directe sur les souffrances et la réalité quotidienne.

On le voit bien, c’est aux Etats-Unis vous savez, qu’est née la crise financière terrible. Elle est née parce que les salaires étaient trop bas, et comme les salaires étaient trop bas, les banques ont prêté de l’argent aux familles qui avaient des salaires très bas, pour que ces familles puissent acheter leur logement. Et puis un jour, les banques ont revendu ces créances, et il y a eu des créances douteuses. Et un jour quelqu’un, une banque, a eu un doute sur la crédibilité de ces créances, a demandé des remboursements, et à ce moment là tout s’est écroulé, tout s’est écroulé sauf que, à la base, ce sont les familles auxquelles on a arraché leur maison, et qu’on a jetées à la rue, mais tout en haut, ce sont les banques qui se sont fait renflouer par le contribuable qui, elles, s’en sont fort bien sorties. (Applaudissements) Et ce modèle-là, bien évidemment, nous n’en voulons pas.

Il y a bien d’autres exemples qui montre la façon dont ce qui se passe à l’échelle internationale impacte sur ce qui se passe à l’échelle de la vie quotidienne de millions et de millions de Français, ne seraient-ce que les délocalisations, ne seraient-ce que les concurrences inadmissibles sur le dumping social ou sur le dumping écologique. Et donc il y a des règles à remettre en place, il y a des droits et des devoirs à établir et à imposer. Alors on entend les discours depuis 3 ans, sur la moralisation du capitalisme financier, sur les droits et les devoirs, tout le vocabulaire qui est repris pour calmer les opinions publiques, mais il n’y a que le vocabulaire qui est repris, et les actions ne suivent pas, et cela les français en sont fatigués, et ici c’est cela que nous dénonçons parce que moi je vous dis que les actions peuvent parfaitement suivre les discours politiques, et ce sera cela l’enjeu essentiel de l’élection présidentielle de 2012. (Applaudissements)

Il faut dire les choses, faire ce que l’on dit, dire ce que l’on pense …

Alors oui, j’ai décidé d’avancer avec clarté et simplicité, avec vérité, à un moment il faut dire les choses, et il faut faire ce que l’on dit, et dire ce que l’on pense, eh bien c’est tout simplement ce que je suis en train de faire avec vous, et au moins pour trois raisons.

 

… parce que la démocratie en France est terriblement affaiblie…

D’abord parce que la démocratie en France est terriblement affaiblie. On a une presse sous contrôle, on a un Parlement aux ordres, on a une justice régulièrement mise en accusation, on a des syndicats ignorés, on a des Français méprisés. Jamais la France n’a été autant prise à la gorge par l’étouffement des libertés publiques, et nous… (Applaudissements) et nous qui, ici, à Désirs d’avenir, avons presque inventé, puisque nous l’avons mise en place, la démocratie participative, et moi qui, à la tête de la région que je préside, ai appliqué très concrètement ce dont on parlait tout à l’heure, le passage des discours aux actes, puisque nous avons fait le budget participatif, seule région en France, qui fait voter les lycéens et leurs parents sur une partie du budget consacré au lycée unique ; nous avons mis en place les jurys citoyens pour évaluer et réorienter nos politiques publiques ; nous qui avons mis en place les débats participatifs dans la région, là aussi pour mettre en cause quand c’est nécessaire, les politiques que nous conduisons afin de les réorienter ; bref, bien d’autres exemples pourraient être pris. Et donc cette conviction que j’ai farouchement ancrée en moi et qui dit là l’essence de mon engagement politique, et ici à Désirs d’avenir, où la démocratie participative a été l’essence même et l’origine même de la création de ce mouvement, alors oui, il est normal que ce soit ici que je dise que c’est parce que la démocratie est effroyablement affaiblie en France qu’il était temps de faire mouvement pour se réadresser à nouveau aux Français dans la perspective de 2012. (Applaudissements, « Bravo ! »)

… parce que les Français doutent de la parole politique …

La deuxième raison, c’est le doute, au fond, à l’égard de la parole politique. Les Français ne croient plus aux promesses. La campagne de 2012 ne ressemblera pas à la campagne de 2007, tout simplement parce que le candidat qui a été élu, Nicolas Sarkozy, a trahi toutes ses promesses, et donc il y a automatiquement une montée des extrêmes. Alors j’entends la droite se scandaliser d’une montée des extrêmes, mais elle est très directement à l’origine de cette montée, car lorsque la politique trahit toutes ses promesses dans un délai de temps aussi court, comment peut-on demander aux citoyens de croire à nouveau aux nouvelles promesses ?

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(MEAGSR/F.M.)

J’entendais pas plus tard qu’hier Nicolas Sarkozy promettre avec d’autres leaders européens la convergence des modèles économiques. Mais ça fait trois ans qu’on nous promet la convergence des modèles économiques au niveau de l’Europe, pour que l’Europe ne soit pas seulement un espace d’une monnaie et un espace financier, mais aussi un espace de convergence des modèles économiques, sociaux et environnementaux. Mais où sont les actes par rapport à ces promesses ? Dès lors, il ne faut pas s’étonner de voir que si les promesses perpétuellement répétées ne sont jamais suivies d’effet, qu’aujourd’hui on voie monter un courant de pensée qui remet en cause l’appartenance même de la France à la zone euro. Tant qu’il n’y aura pas de décisions politiques opérationnelles qui enfin traduiront dans les faits l’idée que Jacques Delors répétait encore récemment, et remettait en valeur non sans une certaine colère en disant ceci, dans une interview que je vous recommande de lire et que nous avons mise sur le site de Désirs d’avenir, en disant ceci : « Mais l’Europe ce n’est pas seulement une monnaie, c’est la convergence aussi d’un modèle de civilisation, c’est un rapprochement des politiques sociales, des politiques économiques, des politiques écologiques, et le retard pris dans la convergence de ces actions concrètes pour améliorer la vie des gens explique en partie, en effet, la gravité de la crise de l’euro. »

Et donc s’il y a tant de doutes aujourd’hui dans le discours politique et dans les promesses maintes fois répétées et jamais appliquées, alors oui l’enjeu de l’élection de 2012 c’est cela, c’est de redonner du crédit à la parole politique, et c’est pour cela aussi que je me suis mise en mouvement. (Applaudissements)

… et parce qu’en trois ans et demi, la droite au pouvoir nous a tout pris …

Enfin comment ne pas voir que la droite au pouvoir nous a tout pris, en quelques années, en trois ans et demi. Elle nous a pris les valeurs morales. Elle nous a pris l’histoire de la France. Elle nous a pris le respect de la nation au niveau international. Elle nous a pris la valeur du travail, puisque même dans la réforme des retraites, il n’y a que le travail qui a été appelé à cotiser, et pas les revenus financiers ni les revenus du capital. Elle nous a pris les services publics, avec un affaiblissement insupportable des services publics à travers tout le territoire national, y compris dans les zones rurales. (Applaudissements)

… elle nous a pris l’éducation, le fleuron de la France

Elle nous a pris l’éducation. L’éducation, c’était le fleuron de la France ; nous étions cités dans toutes les rencontres internationales comme le pays qui était à l’avant-garde, à l’avant-garde de la compétence pédagogique et des structures scolaires. Aujourd’hui nous sommes en dessous de la moyenne européenne. Pourquoi ? Parce que année après année, la droite a démantelé ce qui faisait notre force éducative.

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(MEAGSR/F.M.)

Elle a négligé le statut des enseignants dans la société française, qui se sont sentis déclassé par rapport au pouvoir de l’argent, tout simplement.

Elle n’a pas su rétablir avec justice ou égaliser avec justice les conditions éducatives entre les quartiers favorisés et les autres.

Elle n’a pas su écouter les savoir-faire exceptionnels dans les zones d’éducation prioritaire, là où il y a des réussites éducatives extraordinaires, malgré parfois l’origine sociale défavorisée des enfants, parce que les méthodes pédagogiques françaises faisaient partie des meilleures du monde.

Elle a laissé affaiblir l’école maternelle, alors que c’est à l’école maternelle, et le dernier rapport de l’OCDE le souligne, noir sur blanc, insiste très fortement sur le rôle de l’école maternelle dans la réussite scolaire des enfants qui viennent des milieux familiaux défavorisés, c’est à l’école maternelle que l’on apprend la maîtrise du langage, et lorsque l’on sait bien parler, que l’on maîtrise le langage, alors on peut rentre de plain-pied dans l’écrit, et donc le ressort de la réussite scolaire, il se joue là. C’est là d’ailleurs, sur l’école maternelle, que la droite a le plus frappé, durement, notre système scolaire, et ça je dis que c’est une injustice insupportable, que nous redonnerons à l’Education Nationale française … (la fin de la phrase est submergée par des applaudissements nourris, des « Bravo ! » qui fusent et des cris enthousiastes)  

Rendre aux Français ce qui leur a été pris, leur donner ce qu’ils attendent

Et donc, si je veux que la gauche gagne en 2012, c’est d’abord pour rendre aux Français ce qui leur a été pris, et c’est pour leur donner tout ce qu’ils attendent. Ils attendent le respect, ils attendent aussi le respect de la parole donnée, ils attendent le pouvoir démocratique, ils attendent –et nous attendons avec eux d’ailleurs – la justice, l’efficacité, le respect de la valeur travail, l’avenir des jeunes, le rétablissement de l’éducation, et enfin le rétablissement de la place de la France dans le monde. Le chantier est vaste, allez, il n’a que trop tardé ! (Applaudissements)

Aller sur le terrain, partout en France

Et c’est pourquoi avec vous je repars sur le terrain. (Rires et applaudissements) Je ne l’ai jamais vraiment quitté d’ailleurs. C’est que maintenant le travail, donc, continue sur le chemin, en profondeur, en vérité et en détermination. Partout, parce que je ne peux pas aller partout, je vais me déplacer toutes les semaines, mais je compte sur vous aussi pour le faire, à votre tour, partout. Partout, car les Français ont besoin de sentir notre envie d’être là, à leur service, notre envie d’être auprès d’eux.

 (Les déplacements de Nicolas Sarkozy et l’hélicoptère)

Alors on m’a fait remarquer : ah oui mais, Nicolas Sarkozy aussi il fait des déplacements. (Rires) Il paraît toutes les semaines. Déplacements qui restent secrets d’ailleurs jusqu'au dernier moment, au cas où il rencontrerait une partie du peuple français. (Rires et applaudissements) Il se déplace en hélicoptère. (Rires) Comme ça, il n’est pas gêné par les intempéries. (Rires) C’est sans doute pour ça qu’Hortefeux a dit que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de pagaille. (Rires, huées) Forcément, vu d’hélicoptère, c’est assez confortable.

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(MEAGSR/F.M.)

Et puis alors quand on regarde aussi un peu de près, on se rend compte, je l’ai vu d’ailleurs dans ma région, il est venu un jour à Châtellerault je crois, la ville était déserte (Rires) : tiens, la ville est déserte, il y a quelque chose, il y a une grève des commerçants ? (Rires) Non, on avait demandé à tout le monde de fermer boutique, la ville était bouclée, et comme ça, en sortant de son hélicoptère, il ne risque pas de rencontrer des Français qui lui posent quelque question. (Rires) Il y a pire. L’autre jour il était je crois dans un petit village de l’Ardèche, il y avait plus de forces de l’ordre que d’habitants (Rires), et certains agriculteurs ont été consignés chez eux, sans savoir pourquoi d’ailleurs, on les a bloqués chez eux, et quand l’hélicoptère a redécollé, on les a libérés. (Rires, applaudissements et huées) Voilà la France dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Donner sa voix à ceux qui n’en ont pas

Alors je vais vous dire : moi, mes équipes d’accompagnement, c’est vous. (Applaudissements) C’est vous et tous les gens heureux d’être ensemble, d’être reconnus, d’être écoutés, et c’est cela le sens de mes déplacements dans les quartiers, dans les villages, dans les villes, dans les territoires, c’est d’abord de donner de la reconnaissance, c’est le mot que l’un des jeunes chefs d’entreprise de banlieue rencontrés à Cergy m’a dit l’autre jour : nous avons besoin de reconnaissance. Alors si je peux donner ma voix à ceux qui n’en ont pas, de la reconnaissance à ceux qui n’en ont pas, de la dignité à ceux qui en recherchent, de la fierté à ceux qui le méritent, alors je vais vous dire que ma volonté est forte, que mon plaisir est fort aussi de revenir et de retourner auprès des pour leur rapporter ce qui leur appartient, pour leur redonner une espérance, et pour qu’ils puissent retrouver une voix, un espoir, une parole, une volonté, qu’ils puissent donner leur avis, et qu’à partir de ce tour de France nous puissions ensuite tous ensemble porter leurs attentes, leurs espérances, et concrétiser très directement ce que je vous disais tout à l’heure, c’est qu’un projet politique ne se construit pas sans les Français et encore moins contre eux, il se construit avec eux, et c’est pour cela que je compte sur vous pour le faire aussi. (Applaudissements, « Bravo ! », cris enthousiastes)

Les « p’tits LU » : combattre pour la dignité des salariés pour 2012

Mardi, vous avez vu, mardi dernier, auprès des salariés de l’ancienne usine LU-Danone, qui ont combattu ensemble, avec le maire de Ris-Orangis, Thierry Mandon, qui n’a cessé d’être auprès d’eux, ces salariés sont restés unis pour remporter une belle victoire, des années après, vous vous rendez compte, il aura fallu attendre dix ans, et entre temps, me disait-il, il y en a eu qui se sont suicidés, tellement ils n’ont pas supporté de voir leur usine rasée, et le travail de toute une vie méprisé. Ils ont attendu dix ans pour avoir une décision de la cour d’appel, reconnaissant que LU-Danone les avait licenciés sans cause réelle et sérieuse, que ce groupe qui faisait beaucoup de profit, et dont la valeur capitalistique a doublé, n’avait aucune raison de jeter sur le carreau des centaines de salariés qui n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.

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(MEAGSR/F.M.)

Alors dans un sursaut de dignité, ils étaient là, devant une friche industrielle, car pour ne rien laisser, et surtout pour ne laisser aucun espoir, pour ne pas laisser non plus les salariés garder la mémoire de l’entreprise, le groupe a tout rasé, tout, il ne reste plus qu’un terrain vide. Alors quand on veut détruire à ce point la mémoire ouvrière, non seulement en jetant les salariés à la rue comme des objets, alors qu’on a de l’argent pour les payer, puisque le groupe faisait des profits très importants, mais qu’en plus on détruit la mémoire ouvrière en détruisant l’outil de travail, alors moi je me dis que le combat pour 2012 il est là, il est bien là, il est bien identifié, il est pour la dignité des salariés, et ce combat là, il va … (des applaudissements rythmés et enthousiastes couvrent la fin de la phrase pendant près d’une minute !)

New Fabris – La Nouvelle Fabrique Ecologique :

un modèle alternatif économique est possible

C’est bien cette disparition, et cet écrasement, ce piétinement de la mémoire ouvrière que je n’ai pas voulu accepter dans la région que je préside, puisqu’après le conflit des New Fabris, vous vous souvenez, ils ont failli faire brûler leur usine, et leurs machines, tellement il était insupportable de voir disparaître cette entreprise sous-traitante automobile, alors que le fameux ministre de l’Industrie Estrosi (Huées) avait promis des [conversions] d’emplois, et là aussi les salariés du jour au lendemain ont trouvé leur usine fermée, et été jetés à la rue. Je n’ai pas voulu laisser cette friche industrielle. La région a donc racheté l’usine New Fabris, et nous allons créer, puisque nous avons créé les nouveaux statuts d’une entreprise économique locale, avec le capital de la région, ce qui prouve donc qu’un modèle alternatif économique est possible, et qu’il y a d’autres choses à faire que de baisser les bras, et de laisser tout disparaître (Applaudissements), et nous l’avons appelée  ‘La Nouvelle Fabrique Ecologique’, et nous y avons installé un centre de formation aux métiers de l’environnement, une pépinière d’entreprises pour toutes les entreprises innovantes dans le domaine de la croissance verte, et à l’heure où je vous parle, la moitié de la surface de cette usine est déjà pré-réservée par des entreprises qui vont à nouveau s’y installer. Alors le défi industriel, vous voyez qu’on peut le relever, les salariés, vous voyez qu’on peut les respecter, les patrons voyous, vous voyez qu’on peut les contrecarrer, et exiger d’eux lorsqu’ils se comportent mal de rembourser l’ensemble des aides publiques qu’ils ont perçues en contrepartie du non-respect des salariés. (Applaudissements)

Aller sur le terrain, au contact, dialoguer convaincre

Et c’est pour ça qu’il faut conduire cette campagne de terrain, au porte-à-porte, les yeux dans les yeux, pour reconquérir la confiance des citoyens qui s’est effondrée depuis trois ans et demi. Je veux que vous transformiez la façon de mener campagne dans notre pays, par votre implication dans la vie des quartiers, des rues, des villes, des départements. Allez au contact des entreprises, des associations, des familles. Allez voir celles qui réussissent comme celles qui sont en difficulté. Faites remonter les informations. Revivifiez notre pays en menant des dialogues permanents partout où vous pouvez le faire conformément à ce que nous faisons ici, à Désirs d’avenir, depuis plusieurs années. Nous devons utiliser ce temps pour rendre visible tout ce qui se fait de bien, être la voix des sans-voix, je l’ai dit tout à l’heure, être au service de la France qui se bat, c’est marqué là (Rires), la France qui se bat, la France qui veut réussir, la France qui espère des solutions efficaces et justes, c’est comme cela que nous devons nous mettre en mouvement, c’est pour cela que je me mets en mouvement aujourd’hui avec tous ceux et toutes celles qui le veulent, parce que la politique c’est d’abord cela, le contact avec les citoyens dans l’espace public, c’est la discussion au quotidien, c’est la capacité à convaincre.

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"Etre au service de la France qui se bat, c’est marqué là." (MEAGSR/F.M.)

C’est tout le contraire des promesses, il faut beaucoup de pédagogie, il faut déployer cette capacité à convaincre autour des idées et des solutions efficaces et justes. Et à chaque déplacement que je fais, non seulement je donne la parole à ceux qui ont envie d’avoir de la visibilité, soit parce qu’ils se battent et qu’ils ont du mal, soit parce qu’ils réussissent et c’est important de mettre en commun les raisons et les façons de réussir, soit parce qu’ils espèrent et qu’ils attendent des solutions efficaces et justes, et à chaque fois en effet nous pouvons tirer des propositions extrêmement opérationnelles, à partir de ce que nous voyons, à partir aussi de ce que font des élus sur l’ensemble du territoire, des chefs d’entreprise qui respectent leurs salariés, des associations qui se bougent. Partout, il y a une France intelligente qui ne demande qu’à se mettre en mouvement, et c’est à eux et à elle que je dis aujourd’hui que nous sommes à leurs côtés pour avancer. (Applaudissements)

Car la situation est en effet très grave aujourd’hui dans l’état d’esprit des Français. Vous avez vu, partout, on mesure le pessimisme des Français, on mesure le gouffre qu’il y a entre la parole politique, je l’ai dit, mais je le répète, rarement ça n’a été aussi difficile d’espérer en France qu’en ce début de XXIème siècle, pourtant nous avons une responsabilité majeure. Parce que si c’est difficile d’espérer en France dans la cinquième puissance économique du monde, vous imaginez dans les pays les plus pauvres, ce que ce doit être ! Donc nous avons une responsabilité aussi, d’aller positivement de l’avant à l’égard de tous ceux qui sont moins bien lotis que nous à l’échelle de la planète. On a beau être le peuple de la Révolution française, celui de Jean Jaurès ou de Jean Moulin, il y a des moments où l’on a l’impression que l’on n’a plus assez de force pour l’espoir, pour croire en un avenir meilleur pour soi, pour les siens, et pour le pays. Eh bien si ! Je vous le dis aujourd’hui, cette force nous l’avons, et nous la mettons en mouvement ! (Applaudissements)

Parcourir le monde, proposer, écouter

Alors, il y a, je l’ai dit, l’action locale, le travail de terrain, de proximité, mais il y a aussi la capacité à voir ce qui se passe à l’échelle du monde. Et depuis trois ans je me suis efforcée de parcourir le monde, d’y faire des propositions, d’entendre aussi ce qui s’y disait, parce que j’ai toujours eu la conviction, vous le savez, qu’il y a un lien, et je l’ai redit tout à l’heure, très direct entre l’efficacité d’une politique nationale et d’une politique locale, et aussi l’efficacité d’une meilleure gouvernance mondiale.

C’est ainsi qu’aux Etats-Unis, dans le cadre de l’Internationale socialiste, j’ai fait des propositions pour une nouvelle gouvernance politique mondiale.

En allant en Inde, en Argentine, ou au Brésil, j’ai plaidé pour une démocratisation de la mondialisation, qui donne toute sa place aux pays émergents, et qui permette à la France de dépasser les limites de sa géopolitique traditionnelle et d’élargir son champ d’alliances.

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(MEAGSR/F.M.)

En Afrique, à Dakar, j’ai proposé l’intégration de l’Afrique au Conseil de sécurité et la mise en place de partenariats démocratiques, fondés sur ces actions de codéveloppement, la coopération décentralisée, et j’ai prononcé ce fameux pardon, car le discours du chef de l’Etat … (les applaudissements couvrent la fin de la phrase ; discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en juillet 2007 : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », NDLR).

À Berlin je suis intervenue pour l’Europe, à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur.

À Athènes, deux semaines après le déclenchement de la crise, en 2008, j’ai appelé à la création d’Etats-Unis d’Europe pour qu’enfin les peuples européens se voient attribuer les moyens politiques et démocratiques qui leur permettront de faire prédominer leurs intérêts collectifs sur les intérêts particuliers.

Au Forum Social de Belém au Brésil, puis dans une conférence à Rio au cours desquels j’ai rencontré deux fois le président Lula, nous avons pu ensemble voir de quelle manière lui, qui est un simple ouvrier avec un CAP de tourneur-fraiseur, a su tenir tête aux banques de son pays pour qu’elles se mettent au service de l’économie réelle. (Applaudissements) Ça en dit long sur ce qu’on appelle la compétence ou l’incompétence, la crédibilité ou la non crédibilité, il faudra d’ailleurs y consacrer une Université populaire. (Rires puis applaudissements) J’ai accompagné aussi la candidate Dilma Rousseff au lancement de sa campagne (Applaudissements), et je suis contente de voir qu’elle a été élue.

Les comités locaux de Désirs d’avenir doivent être exemplaires dans la campagne

Vous voyez, le travail est important et dense, celui que nous avons accompli, celui que j’ai porté aussi depuis 2007, dans toutes les dimensions : locales, régionales, internationales. C’est pour cela aussi, et grâce à vous parce que vous êtes essaimés sur tout le territoire national, avec les comités locaux de Désirs d’avenir, donc je vous demande d’être exemplaires dans la campagne que nous conduisons, dans l’action que nous conduisons, aujourd’hui, au service des Français, et pour que la gauche puisse demain apporter des solutions.

Nous ne sommes pas au service de la gauche, nous sommes au service de la France, ce n’est pas pareil. (Applaudissements) Ne faites jamais cette erreur. Nous nous mettons en mouvement pour les Français, parce que nous avons la conviction chevillée au corps qu’on est capable de faire autre chose de ce magnifique pays, qu’il y a un potentiel extraordinaire, que la France doit pouvoir saisir toutes ses chances, et que la justice est une des conditions essentielles de l’efficacité économique. (Applaudissements) Nous avons la conviction que c’est la politique par la preuve (Applaudissements et cris enthousiastes) [qui va] donner de la crédibilité au discours politique. Nous avons la conviction que les Français ont besoin de sécurité et que ce thème ne doit pas être laissé à la droite. (Applaudissements) Et que la sécurité, elle est plurielle. Il y a les sécurités sociales, les sécurités éducatives, les sécurités sanitaires, les sécurités du logement, tout se tient, et bien sûr, les sécurités dans la rue, les sécurités à l’école, pour que la violence soit éradiquée partout. Eh bien pour construire ces sécurités-là, il nous faut quoi ? Il nous faut un ordre juste. (Applaudissements rythmés, « Bravo ! », cris enthousiastes)

Ségo 23

(MEAGSR/F.M.)

Alors voilà. C’est pour toutes ces raisons, et sans doute encore bien d’autres, que nous avançons, que nous avançons unis, sans nous laisser distraire par autre chose qu’un meilleur avenir pour notre pays, sans nous laisser distraire par autre chose que la construction du bonheur des Français pour répondre à leur volonté de progresser, et à leur espoir de retrouver, de trouver tout simplement, parce que retrouver, il faut aller chercher loin (Rires), donc, pour répondre à leur espoir de trouver et de construire pour eux et pour leurs enfants un désir d’avenir. (Applaudissements, cris enthousiastes, « Ségolène, présidente ! » scandé par le public, puis "I Gotta Feeling" du groupe métissé* américain les Black Eyed Peas)

Sego-24.jpg

(MEAGSR/F.M.)

 * Will.I.am est afro-américain, Fergie a des origines irlandaises, mexicaines, écossaises et amérindiennes, Taboo est a des origines mexicaines et shoshones, et Apl.de.Ap est philippin par sa mère et afro-américain par son père

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