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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:32

Ségo 4

(FM pour MEAGSR)

Ségolène Royal est intervenue en début d’après-midi, lors de la convention nationale du Parti socialiste, « La Nouvelle Donne internationale et européenne », qui se tenait à La Défense, en région parisienne, samedi 9 octobre 2010. Elle a certainement été la personnalité la plus applaudie et ovationnée de cette convention, arrivant dans la salle et quittant la scène avec les acclamations du public, une nuée de journalistes l’enveloppant alors qu’elle s’asseyait au premier rang. Son discours aussi a été très applaudi (voir la retranscription intégrale exclusive ci-dessous).

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La presse photographiant Ségolène Royal et Laurent Fabius assis côte à côte ; à leur droite, Harlem Désir ; à leur gauche Jean-Christophe Cambadélis (FM pour MEAGSR)

Le discours de Ségolène Royal a de nouveau traité, notamment, de l’exemple que constitue Lula, le président brésilien.

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M. Mani Shankar Aiyar (FM pour MEAGSR)

Les grands pays émergents étaient à l’honneur puisque le matin même la convention nationale du PS recevait une délégation indienne, en la personne de M. Mani Shankar Aiyar, membre nommé de la Chambre haute du Parlement indien, la Rajya Sabha (Conseil des Etats), et de Mme Girija Vyas, membre élu du Rajasthan à la Chambre basse du Parlement indien, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).

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Mme Girija Vyas, lors de allocution à la convention ; à ses côtés son interprète (FM pour MEAGSR)

 Mme Vyas est aussi la Présidente de la Commission nationale indienne pour les femmes, garante constitutionnelle et légale du droit des femmes, force de proposition, organisme accueillant les plaintes, et conseillant le gouvernement sur toutes les politiques ayant trait aux droits des femmes. M. Aiyar et Mme Vyas sont membres du Parti du Congrès du Mahatma Gandhi ; ce parti est actuellement présidé par Sonia Gandhi, qui a transmis par la bouche de Mme Vyas ses salutations à la convention. Mme Vyas, ainsi que le rapportait DNAIndia.com le 27 septembre 2010, est l’une des 4 favoris pour le poste de présidente du Parti du Congrès au Rajasthan, que Sonia Gandhi doit nommer. Le Parti du Congrès est le premier parti de la Lok Sabah et dirige la Rajya Sabha.

Le matin, Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen (PSE), souhaitant un prompt rétablissement à Martine Aubry ajoutat : « Martine, quand elle est là, elle fait la différence. ». Un peu plus tard, Laurent Fabius reprenait la phrase de M. Rasmussen : « Tu as donné d’ailleurs un excellent slogan, Poul, je l’ai noté, je l’ai dit à Marylise : « Martine, elle fait la différence. ». Il faudra se rappeler, ça. ».

Le plus navrant : c’est uniquement cette petite phrase que les médias auront retenu de la convention du PS et de l’intervention se Ségolène Royal : le JT de France 2 aura consacré un reportage de 25 secondes à Ségolène Royal à la convention sur l’international et l’Europe, et cet unique échange : à une journaliste qui demandait : « Est-ce que d’une certaine manière, vous remplacez Martine Aubry ? », Ségolène Royal a répondu, souriante : « Ah non, Martine est irremplaçable. Je suis là dans le débat général sur l’international, et je souhaite d’ailleurs à Martine un bon rétablissement, surtout. ». Fin de la couverture média.

Frédérick Moulin

NB : vous retrouverez ci-dessous la retranscription du discours de Ségolène Royal, qui diffère du texte original du discours

 


 

Chers amis, chers camarades,

Cher Laurent, cher Jean-Christophe, cher Harlem, chère Élisabeth, je crois qu’il y a Hubert Védrine aussi dans la salle que je salue, et vous tous et toutes et les amis de nos délégations étrangères, je suis très heureuse de m’exprimer devant vous car la Nouvelle Donne internationale et européenne, qui est l’objet de cette convention avec l’excellent texte, qui fait l’objet de nos débats autour de cinq idées fortes, nous réunit aujourd’hui.

Ce sujet est tout à fait fondamental. Pourquoi ? Parce qu’il touche à ce qu’il y a de plus essentiel dans la vie des peuples et des nations. En effet, la politique étrangère nous parle de paix et de guerre, de sécurité et de précarité, de prospérité et de misère. La politique étrangère nous parle aussi de l’un des plus vieux mythes de l’humanité, celui de Babel, dans un monde contradictoire, à la fois divisé et unifié par des forces d’une puissance débridée que la politique doit organiser. Elle nous parle aussi du visage que nous offrons au monde, avec la manière dont nous recevons l’autre dans notre intimité nationale. Elle nous parle de la farouche volonté de promouvoir les valeurs qui sont au fondement de notre identité républicaine, dans le respect et la reconnaissance de chacun. Elle nous parle du désir de maîtriser notre destinée, de notre liberté, de notre capacité de dire oui ou non, de délivrer un consentement ou au contraire un refus farouche à ce qui nous semble injuste et dangereux.

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(FM pour MEAGSR)

Alors que ceux qui sont actuellement au pouvoir renvoient à la France et au monde l’image d’une diplomatie erratique, incohérente, sans noblesse, sans grandeur, notre rôle, c’est de dire ce qu’est la politique étrangère de la France, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle devrait être. Et au sein de l’Internationale Socialiste qui rassemble des représentants animés du même idéal, venus du monde entier, des pays riches comme des pays pauvres, comme des pays émergents, les mots que je viens d’utiliser pour qualifier l’actuelle politique étrangère sont faibles par rapport à ce qu’on entend.

Et forte de cette expérience et des contacts internationaux, je voudrais vous dire deux ou trois choses, pour ne pas être redondante par rapport à ce qui a été dit, par rapport à ce que Laurent a exposé tout à l’heure, par rapport à l’ensemble des travaux, mais pour donner deux - trois éclairages particuliers.

D’abord vous dire que la politique étrangère, ce n’est pas une technique désincarnée, c’est un miroir de nous-mêmes et un reflet d’un projet de civilisation, c’est évident, la politique étrangère de la France est inséparable de ce que nous sommes, de notre identité, de nos valeurs et de nos attentes.

Elle est, tout simplement, ce que nous sommes. Forte, si nous sommes forts, convaincante, si nous sommes convaincus, crédibles si nous sommes assurés. (Applaudissements) À ceux qui voient les relations internationales ou la construction européenne comme un jeu dont l’essentiel nous échapperait, à ceux qui se résignent avec fatalisme à une forme d’impuissance, je voudrais qu’ils entendent ici notre message d’espoir, de volonté et de détermination.

L’efficacité de la politique étrangère dépend d’abord de ce que nous sommes, oui, et du projet de civilisation que nous portons.

C’est pourquoi une diplomatie active, dynamique, capable de faire entendre la voix de la France, c’est en premier lieu une politique intérieure qui renvoie au monde l’image d’une société unie, forte, confiante et rayonnante. (Applaudissements)

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(FM pour MEAGSR)

C’est pourquoi une France divisée est une France affaiblie. Mais la France unie, c’est la France qui parle avec confiance, sans arrogance en Europe et dans le monde. C’est pourquoi une France appauvrie par le chacun pour soi est une France gagnée par le doute et le repli, une France qui rejette l’étranger, une France qui ne se fait pas aimer, une France qui n’est plus respectée. A contrario une France qui partage équitablement ses richesses entre ses enfants, c’est la France qui renoue avec sa promesse républicaine, la France qui fait rêver à nouveau à l’intérieur comme à l’extérieur.

On ne forge pas une diplomatie offensive avec des Gandrange, des Molex ou des Continental, avec des millions… (Applaudissements) On ne forge pas une diplomatie offensive avec des millions de personnes dans les rues pour sauver le fruit de leur travail, leur droit à la retraite avec des revenus décents. (Applaudissements)

On ne forge pas une diplomatie offensive avec la ghettoïsation des oubliés de la République. Clichy-sous-Bois, Argenteuil, Aubervilliers ou Grigny, dont les jeunes sont aujourd’hui plus écoutés par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, très présente pour encourager les talents des quartiers, plus présente que notre propre gouvernement. (Applaudissements)

La diplomatie prend son essor à partir de mille échanges que ces citoyens, sécurisés et en confiance, entretiennent avec le monde environnant. Elle se nourrit des petites et moyennes entreprises innovantes dans lesquelles un ouvrier qualifié apprend l’anglais, parce qu’il peut être envoyé en mission aux Etats-Unis, en Chine, au Brésil, former les ouvriers aux technologies exportées par son entreprise.

Et de ces constats je tire une conclusion, et une leçon pour l’avenir : en affaiblissant le projet républicain de la France, en renonçant à réaliser sa promesse singulière de justice pour servir des clans affairistes, en rompant avec une tradition d’accueil plus que bicentenaire, en se résignant à offrir le spectacle navrant de prisons délabrées, en négligeant la mise en place d’une politique efficace pour que des entreprises innovantes et performantes s’engagent sur les marchés étrangers, le gouvernement a pris le risque d’affaiblir notre image dans des proportions inédites et indignes de la cinquième puissance mondiale. (Applaudissements)

Car la République exemplaire, nous la devons à nos efforts, et nous la devons aussi à ceux qui nous regardent, qui aiment tant la France et qui se désespèrent de voir le spectacle qu ‘elle offre aujourd’hui. Nous la devons à nos amis les plus fidèles, qui  craignent de nous perdre en voyant le chemin que ceux qui nous gouvernent nous font prendre.

Nous la devons à ceux qui se battent, partout dans le monde, et qui ont besoin d’exemples positifs pour fortifier leur lutte. Nous la devons aux militants des droits de l’homme, à Sakineh Ashtiani en Iran, à Aung San Suu Kyi en Birmanie, et à d’autres, pour que vienne un espoir. Nous la devons aux organisations non gouvernementales qui après le demi-succès, pour ne pas dire plus, de Copenhague veulent que l’humanité devienne raisonnable.

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(FM pour MEAGSR)

Notre responsabilité, oui, c’est de réaffirmer ce qu’est la France de manière simple et limpide, une République juste, intransigeante sur le respect de ses valeurs, une nation digne et ouverte, un pays entièrement engagé dans l'Europe. (Applaudissements)

Et aux pays et peuples amis et allié qui s’inquiètent, nous disons que les critères ethniques, ce n’est pas la France, nous disons que l’agressivité et le manque de respect à l’endroit de l'Union européenne, ce n’est pas la France, nous disons que les propos blessants sur « l’homme africain pas encore entré dans l’histoire », ce n’est pas la France. (Applaudissements)

Et aux Français qui nous écoutent aujourd’hui et qui nous entendront demain nous disons notre volonté, nous socialistes, de rendre à notre pays la fierté et l’honneur d’être la France.

Nous voulons éprouver la fierté de renouer avec une tradition républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité aujourd’hui affaiblie. nous voulons éprouver la fierté de lire la joie des retrouvailles chez nos amis en Europe, en Afrique, au Maghreb, et ailleurs. Et le meilleur exemple de ce que je dis là, de ce lien très étroit entre une diplomatie volontaire, liée volontairement à un projet collectif puissant, c’est le Brésil de Lula qui nous en donne le meilleur exemple. (Applaudissements)

Ce Brésil que l’on disait à bout de souffle, qui était prêt à basculer dans la misère totale au moment où Lula est arrivé aux responsabilités et qui est passé du 13ème au 8ème rang mondial !

Lorsque je rencontrais le président Lula en avril dernier, le jour du lancement de la campagne de Dilma Rousseff, à laquelle nous adressons tous nos vœux de victoire pour le deuxième tour (Applaudissements) de l’élection présidentielle, il me disait que ce dont il était le plus fier, et ce qui lui avait permis de faire levier à l’intérieur de son propre pays, mais aussi levier sur la présence du Brésil sur la scène internationale avec les mêmes valeurs, les mêmes idées, les mêmes principes, j’en retiendrai trois.

D’abord sa conviction profonde que le social est le facteur majeur du développement et de la croissance économique, c’est ce résultat extraordinaire qui lui a permis de sortir 20 millions de Brésiliens de la misère avec sa réforme des Bolsa Familia, les bourses qui sont données aux familles en situation de misère et de précarité en échange de l’obligation éducative pour leurs enfants. C’est le relèvement aussi des bas salaires et des petites retraites. Et parce qu’il a tenu farouchement sur ses objectifs, alors que le milieu des affaires brésilien lui disait que cette façon de faire allait conduire le Brésil dans le gouffre, c’est bien parce qu’il a tenu sur cette conviction profonde que moins d’injustices, c’est plus d’efficacité économique qu’il a réussi à redresser son pays. (Applaudissements)

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(FM pour MEAGSR)

Sa deuxième idée, c’est l’affirmation et la réhabilitation du rôle de l'État par la création d’un vrai capitalisme d’État et le voilà, lui, petit ouvrier, titulaire d’un seul CAP de tourneur-fraiseur, tenant tête au secteur bancaire, entrant au capital des banques, exigeant une juste répartition du profit des entreprises, contrôlant la production des matières premières dans son pays. Voilà la deuxième idée, la réhabilitation du rôle de l’Etat.

Et enfin la démocratie participative : rien ne s’est fait au Brésil, me disait-il, sans cette conviction profonde que les réformes justes et que les réformes durables ne peuvent pas se faire contre les peuples, mais avec le peuple. Et vous voyez que ce sont ces mêmes principes mis en œuvre à l’intérieur de son pays qui ont aussi forgé sa politique diplomatique et qui ont permis au Brésil de trouver pour la première fois une telle place à l’échelle de la planète et de s’ériger en puissance médiatrice dans plusieurs conflits du monde.

La deuxième idée que je voudrais vous livrer, c’est celle-ci : la politique étrangère doit être appuyée sur une vision stratégique. Ceux qui ont oublié la France, à force de sacrifier l’intérêt général à leur intérêt particulier, ceux qui ont pensé, ici, à la tête de l'État à leur éphémère éclat politique avant de penser au bien commun, ceux- là aussi ont dilapidé le crédit dont jouissait notre diplomatie.

Au lieu de garder un cap fermement ordonné autour d’une vision, d’intérêts  et de valeurs à protéger, ils ont pratiqué une politique extérieure du coup d’éclat permanent qui a servi de paravent au vide de la réflexion stratégique.

Quelques exemples, l’avènement de l’Union pour la Méditerranée, point d’orgue d’un 14 juillet auquel, rappelons-le, Bachar el-Assad assistait, a été bien vite oublié. La belle idée d’union autour d’une Méditerranée carrefour de civilisations, s’est ensablée dans des difficultés prévisibles mais ignorées parce qu’il fallait aller vite pour des raisons de communication. Et en ce faisant notre diplomatie a perdu de sa vigueur. Dès lors que tout était sacrifiable sur l’autel du retentissement, plus rien n’avait de valeur, et au fond tout se valait, donc rien ne valait, c’est cela l’histoire de notre diplomatie depuis 2007 et cette histoire, c’est celle d’un oubli de l’essence de la politique étrangère entendue comme une défense de notre indépendance.

Notre politique étrangère est devenue subitement erratique, contradictoire, illisible et des décennies de patrimoine lentement accumulé par le gaullisme et la gauche héritière de François Mitterrand ont été ainsi dilapidées. (Applaudissements)

Notre politique étrangère doit donc retrouver cette constance, cette force d’âme, cette conscience d’elle-même nécessaire pour refuser toutes les formes d’alignement, tous les conforts de pensée, toutes les réductions hâtives, et d’abord il faut cesser de défendre des positions à contretemps de l’histoire, la réintégration du commandement militaire intégré de l’OTAN en est la preuve flagrante car en prenant cette décision nous avons été enfermés dans une logique défensive d’avant-hier  alors même que le monde était en train de basculer dans autre chose.

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(FM pour MEAGSR)

Nous avons envoyé le signal de l’enfermement alors que nous devons être dans un mouvement d’ouverture.

Dans les années 60, le général de Gaulle avait compris l’intérêt de jouer le rôle de pont entre l’Est et l’Ouest, entre le tiers-monde d’alors et ceux qu’on n’appelait pas encore les pays du Nord. Bien que la donne ait changé, cette attitude est plus pertinente que jamais car le monde a besoin de pays qui jouent le rôle de médiateurs, voire de recours politique et moral, cela vaut pour nous, cela vaut aussi pour l'Europe dans son ensemble. L’indépendance de la politique étrangère n’est pas destinée à flatter l’esprit cocardier, elle est le fondement d’une stratégie d’influence globale destinée à nouer le dialogue en évitant d’être marquée par l’assignation à un seul camp.  (Applaudissements)

Plus que jamais il faut donc doter la France et l'Europe d’une vision politique et stratégique, ce à quoi s’emploie cette convention avec le texte qui a été adopté par les militants socialistes car les idéaux de paix et de démocratie que les Pères fondateurs voulaient pour l’Europe, et qui sont les nôtres aujourd’hui, ne sont pas des horizons qu’il faut invoquer au détour d’un discours, ils sont les fondements réels de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. Lorsque nous, socialistes, parlons d’Europe de la défense, ce n’est pas seulement à un dispositif militaire  que nous pensons, mais à un pilier au service d’une identité propre, fondé sur le droit, l’esprit de justice et l’indépendance.

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(FM pour MEAGSR)

C’est pourquoi nous devons, c’est une idée qui m’est chère et je voudrais la redonner ici, nous devons construire les États-Unis d’Europe. (Applaudissements)

Les Etats-Unis d’Europe, avec des institutions lisibles, reflets d’un gouvernement européen pour les peuples et par les peuples d’Europe, mais surtout avec un projet politique de civilisation qui donne à l’Union la force d’être à la hauteur de ce que l’on attend d’elle dans un monde qui risquerait, sinon de précipiter sa marginalisation.

Pour terminer, je voudrais rappeler qu’en effet, la politique étrangère est inséparable de ce que nous sommes et inséparable d’une manière de gouverner, une présidence qui échoue à l’intérieur ne doit pas attendre, ne peut pas attendre, de la politique étrangère qu’elle lui offre une quelconque excuse. (Applaudissements)

Celui qui divise à l’intérieur, divise à l’extérieur, celui qui ne respecte rien à l’intérieur, ne respecte rien ni personne à l’extérieur, et c’est notre diplomatie tout entière qui s’en trouve affectée. Rien de durable ne se bâtit sur la négligence et la désinvolture et encore moins sur l’humiliation. (Applaudissements)

Tout se construit, au contraire, dans le respect et l’attention à l’autre et avec le sens du devoir à accomplir pour que l’histoire de France se remette en marche dans le bon sens, celui de la paix, de la justice, justice d’ailleurs sans laquelle il n’y a pas de paix durable.

C’est avec ces lignes de repère que nous, socialistes, reconstruirons une politique étrangère digne de la France et de l'Europe, et que nous redresserons la place de la France dans le monde. Car n’oublions jamais notre devoir de fidélité à l’histoire, à l’histoire de la France, grande histoire, certes pas uniforme, avec des moments sublimes et aussi avec des abîmes et en arrière plan, la grande lumière jamais éteinte de la Révolution française qui a donné au monde une constitution contre toutes les injustices et contre toutes les misères.

Car la France, c’est plus que la France, c’est ce pays qui, comme disait André Malraux, n’est jamais aussi grand que lorsqu’il l’est pour tous, la France, ce sont des valeurs exigeantes et belles, des valeurs universelles, qui rayonnent, qui nous obligent aussi, nous, chacun d’entre nous, et que nous devons porter haut pour ne pas décevoir ceux qui ont foi en nous, et qui attendent de nous d’accéder à la liberté et à la prospérité, c’est cela, faire tenir à la France tout son rang.

Chers amis, chers camarades, oui, nous le ferons ! (Applaudissements)

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