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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:29

 

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Ségolène Royal et Dominique Bertinotti le 8 mai 2011 (@Razak)

Au lendemain de la main tendue aux gaullistes par Ségolène Royal, lundi, les auditeurs de RMC étaient appelés à voter pour ou contre : "Non, le socialisme n’est pas gaullo-compatible".

Ce vote était le "Brunet Métrie" de l’émission "Carrément Brunet", de 13h à 14h, avec comme invitée Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement, membre du Bureau national du PS, et proche de Ségolène Royal.

Agrégée d’histoire, Dominique Bertinotti est également maître de conférence à l’Université Paris VII. Pour sa thèse qui a porté sur la vision de la France chez François Mitterrand jusqu’en 1981, Dominique Bertinotti interviewe François Mitterrand à plusieurs reprises à partir de 1989. Après avoir été chargée de mission auprès du président pour collaborer à la rédaction de ses ouvrages et écrits en 1992, elle devient Secrétaire Générale de l’Institut François Mitterrand (IFM), poste qu’elle occupe jusqu’en 2001.

Elle est aujourd’hui membre du conseil d’administration de l’association des amis de l’IFM, présidée par Pierre Bergé. En 1995 elle est nommée mandataire des archives élyséennes de François Mitterrand dans le cadre d’un protocole signé avec les Archives Nationales.

Ces informations sont particulièrement importantes, car pendant l’émission, un des arguments récurrents employé par Eric Brunet pour démontrer sa thèse sera le supposé antagonisme historique entre de Gaulle et … François Mitterrand.

 

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Point presse de Ségolène Royal et José Bové à Poitiers le 14 juin 2011, derrière José Bové, à gauche, Benoît Biteau

Eric Brunet, l’animateur éponyme de "Carrément Brunet", a accueilli sur son antenne un auditeur fidèle de l’émission, Benoît : « Benoît m’appelle souvent ». Mais Benoît n’est pas n’importe quel auditeur : « Vous allez rire, vous allez sourire en tout cas, Dominique Bertinotti, Benoît a 44 ans, il est agriculteur, il est vice-président de la Région Poitou-Charentes. ». Il s’agit en fait de Benoît Biteau, agriculteur bio de Charente-Maritime, et président de la Commission Ruralité, Agiculture, Pêche et Cultures marines, et membre de la Commission Eau, Littoral et Biodiversité – Benoît Biteau est un agriculteur spécialiste de la question de la gestion de l’eau.

Benoît Biteau a souvent accompagné Ségolène Royal ces derniers temps, pour la politique de la Région en faveur des éleveurs et d’une mutation agricole vers une agriculture durable, contre la sécheresse.

 

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Benoît Biteau, à gauche, écoute un éleveur, à qui Ségolène Royal rend visite le 18 mai 2011, lui détailler les problèmes liés à la sécheresse auxquels il est confronté

Dominique Bertinotti a défini plusieurs critères qui font que Ségolène Royal, tout en étant clairement de gauche et clairement socialiste – Ségolène Royal est tout de même vice-présidente de l’Internationale Socialiste ! - est « gaullo-compatible », comme le dit Eric Brunet, « parce que, le gaullisme, c’est quoi ? », demande Dominique Bertinotti, et de répondre : « Le gaullisme, c’est une certaine idée de la France, de la nation, de la République, et une certaine façon d’exercer le pouvoir. »  :

- « La République, de Gaulle souhaitait un Etat impartial. Aujourd’hui, nous souhaitons un Etat impartial. »,

- « La nation, de Gaulle a toujours lutté contre les ferments de la division. Il disait même que c’était mettre la France en danger mortel. Aujourd’hui, nous sommes dans une France qui n’a jamais été autant divisée », un constat de la situation de la France d’aujourd’hui sans cesse répété par Ségolène Royal,

- « de Gaulle, c’est aussi ça, c’est une espèce de capacité, j’ai presque envie de dire sensuelle, fusionnelle, avec le peuple français », explique Eric Brunet, auquel Dominique Bertinotti répond : « Vous parlez du côté fusionnel avec le peuple français du général de Gaulle, vous n’avez qu’à voir comment se déroulent les déplacements de Ségolène Royal sur le terrain, et le rapport justement très, très proche, […] en particulier dans les banlieues et dans les quartiers populaires. »,

- « de Gaulle fait partie aussi de ces hommes d’Etat qui ont su, à un moment donné, transgresser. L’appel du 18 Juin, il fallait être dans une terrible transgression. Et je pense que cette capacité qu’a Ségolène Royal à être aussi, à des moments, dans la transgression, quand elle s’est réemparée de thématiques comme la sécurité, comme l’ordre juste, comme la nation, et quand elle dit le drapeau, le drapeau tricolore, il est hors de question de le laisser au Front national. »,

- « Ségolène Royal est une des rares à avoir cette capacité à être dans le dépassement, à ne pas être simplement la femme d’un camp ou la femme d’un parti, ce que de Gaulle aussi était. ». « Bon, elle est pas le fruit total du PS, tout de même », a concédé Eric Brunet, et Dominique Bertinotti de préciser : « Mais en étant tout à fait reliée sans arrêt avec la base de la population. ».

 

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Ségolène Royal, le Général de Gaulle, les quatre autres présidents de la Vème République, et Sarkozy (@Peridis, El País 06/05/07)

Après la thèse, l’anti-thèse : Benoît Biteau a témoigné qu’à l’Assemblée régionale, la plus gaulliste, c’était la présidente socialiste Ségolène Royal, et pas l’opposition de droite UMP, qui a piétiné depuis 5 ans ce qui fait l’essence du gaullisme :

« Régulièrement, à l’Assemblée régionale, notamment quand on est dans le jeu politique et que les élus de droite nous attaquent sur la politique régionale, qui, quand même, est exemplaire, […] qui est plutôt bien vécue par l’extérieur, par les gens qui nous regardent de l’extérieur, elle fait souvent référence au gaullisme, […] elle les renvoie souvent sur ces pensées gaullistes, et leur montre que dans sa façon de concevoir la politique, elle est sur de la pensée gaulliste », et pas eux, peut-on rajouter.

Et la synthèse avec l’avis des auditeurs, résumé pour cette partie par Marion Lagardère :

« Le "Brunet Métrie", Eric, vous nous dites : "Non, le socialisme n’est pas gaullo-compatible". Eh bien, nos internautes sont toujours contre vous, encore plus qu’avant, même, puisqu’ils le sont à 61%.

Pour illustrer le "Brunet Métrie", je vais vous lire un petit mail, mail de Jean-Michel, qui nous dit :

"Je suis d’accord avec votre invitée, Dominique Bertinotti, sur le gaullisme. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, mais plus, pour moi, une conception honnête de l’utilisation du pouvoir, et contrairement à ce que beaucoup disent, je pense que Madame Royal dirigerait sans doute plus dans l’esprit d’un de Gaulle, et pas plus mal que certains actuellement" »

Frédérick Moulin

 

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"Carrément Brunet" du 18 juillet 2011

2ème partie de 7 min 40 sec à 17 min 30 sec

(1ère partie : Laurent Delahousse parle de l'interview de Ségolène Royal la veille)

 

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche / F.M.

Eric Brunet : Dominique Bertinotti, bonjour.

Dominique Bertinotti : bonjour.

Eric Brunet : vous êtes la maire du IVème arrondissement de Paris, vous êtes membre du Bureau national du Parti socialiste, vous êtes une proche de Ségolène Royal, c’est la raison pour laquelle je vous ai demandé de venir dans le studio de Carrément Brunet, aujourd’hui, sur RMC. Hé, elle surprend tout le temps, Ségolène, voilà, vous voilà maintenant en train de chasser le gaulliste, avec votre leader charismatique, Ségolène Royal ! Inattendu, hein ! Moi, hier matin vous m’auriez dit ça, j’aurais pas cru.

Dominique Bertinotti : d’abord ce n’est pas si inattendu que ça, je crois que Laurent Delahousse faisait référence à la campagne de 2007 ; moi je me souviens très bien du meeting de Marseille, où elle a sorti les drapeaux, où elle a parlé de la nation, ça a dérangé dans certains de nos rangs, et donc ça n’est pas une surprise qu’elle s’adresse aux gaullistes.

Et je vais vous dire pourquoi. Parce que le gaullisme, c’est quoi ? Le gaullisme, c’est une certaine idée de la France, de la nation, de la République, et une certaine façon d’exercer le pouvoir.

Et si on reprend chacune de ces thématiques, vous allez voir qu’il y a des choses qui sont effectivement partagées.

Je vais prendre par exemple le cas de la République. La République, de Gaulle souhaitait un Etat impartial. Aujourd’hui, nous souhaitons un Etat impartial.

Si l’on prend la nation, la nation, de Gaulle a toujours lutté contre les ferments de la division. Il disait même que c’était mettre la France en danger mortel. Aujourd’hui, nous sommes dans une France qui n’a jamais été autant divisée, du fait des propos du président de la République et de son action : les riches contre les pauvres, ceux qui se lèvent tôt contre ceux qui se lèvent tard, etc.

Eric Brunet : je suis d’accord avec vous, mais enfin, c’est aussi Le Coup d’Etat permanent, écrit par François Mitterrand contre de Gaulle, c’est aussi un Mitterrand qui est un adversaire acharné de de Gaulle !

Dominique Bertinotti : oui, c’est Le Coup d’Et… oui, c’est un adversaire acharné de de Gaulle en 1965, et en même temps, vous savez bien qu’ensuite lorsque François Mitterrand est devenu président de la République, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, il est resté dans le cadre de la Constitution de la Vème République, et il est devenu un président de la République et un homme d’Etat au même titre que de Gaulle est devenu un homme d’Etat, donc…

Eric Brunet : gaullien à défaut d’être gaulliste, gaullien.

Dominique Bertinotti : (Rire) mais je pense qu’il y a des choses qui font partie du patrimoine politique de la France et qu’a portées de Gaulle, et qui font partie de notre histoire commune, à gauche comme à droite.

Eric Brunet : alors, j’ai un appel spontané de Benoît. Benoît m’appelle souvent. Vous allez rire, vous allez sourire en tout cas, Dominique Bertinotti, Benoît a 44 ans, il est agriculteur, il est vice-président de la Région Poitou-Charentes, il m’appelle souvent dans cette émission, c’est assez rare qu’un vice-président d’une région m’appelle, alors il travaille bien évidemment aux côtés de Ségolène Royal. Merci Benoît de m’appeler dans Carrément Brunet au 32 16, bonjour.

 

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Benoît Biteau, vice-président de la Région Poitou-Charentes, explique dans un reportage du JT de France 2 du 17 mai 2011 comment il a réalisé la mutation écologique sur son exploitation agricole, désormais bio

Benoît Biteau : oui, bonjour Eric.

Eric Brunet : alors, ces accents gaullistes de votre présidente de Région, ça ne vous surprend pas, vous ?

Benoît Biteau : non, pas du tout, régulièrement, à l’Assemblée régionale, notamment quand on est dans le jeu politique et que les élus de droite nous attaquent sur la politique régionale, qui, quand même, est exemplaire, si Ségolène Royal fait la même chose pour la France que ce qu’elle fait en Région Poitou-Charentes, on a lieu d’espérer pour l’avenir de notre pays, mais quand la droite attaque cette politique régionale, qui est plutôt bien vécue par l’extérieur, par les gens qui nous regardent de l’extérieur, elle fait souvent référence au gaullisme, justement pour les ramener sur, normalement, qui pourrait être le fonds de commerce de la droite, c’est-à-dire que beaucoup de gens de droite se revendiquent les héritiers du gaullisme, et elle les renvoie souvent sur ces pensées gaullistes, et leur montre que dans sa façon de concevoir la politique, elle est sur de la pensée gaulliste.

 

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Le général de Gaulle au balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, au Québec, le 24 juillet 1967 ; devant lui une foule immense

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La foule assemblée devant le balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, arborant les trois couleurs de la République française

Eric Brunet : alors, Benoît, écoutez, je vais vous faire écouter un petit son du général de Gaulle en 1967 au balcon d’un certain hôtel de ville, dans la partie nord de l’Amérique, écoutez plutôt, vous allez voir :

« Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. (longue ovation) […]

Vive le Québec ! (ovation)

Vive le Québec... libre ! (très longue ovation)

Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation) »

 

 

 

 

Eric Brunet : le son n’est pas d’une super qualité, mais c’était bien évidemment le 24 juillet 1967, au balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal, et ce général, au soir de sa vie, un peu romantique exalté, veut aller réparer l’injustice historique faite aux Canadiens francophones, à nos cousins québécois, et va, dans une ultime provocation, crier – au Canada, quand même ! – « Vive le Québec libre ! ».

Je ne sais pas si vous imaginez un premier ministre anglais à Bordeaux, place des Quinconces, criant : « Vive l’Aquitaine libre ! », ça aurait quand même… non, mais alors, je vous ai sorti ce son-là parce qu’il y avait aussi cette folie romantique chez de Gaulle.

Et de Gaulle, c’est aussi ça, c’est une espèce de capacité, j’ai presque envie de dire sensuelle, fusionnelle, avec le peuple français, d’incarner une espèce de romantisme politique, et ça, je sais pas si Ségolène Royal a ça, quand même.

Dominique Bertinotti : mais le côté…

Eric Brunet : alors… oui, oui, allez-y, allez-y, Dominique Bertinotti.

 

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Ségolène Royal à Toulouse le 22 mai 2011, après son discours sur la force citoyenne, drapeau tricolore en arrière plan, au contact avec les Français, qui sont nombreux à immortaliser l'événement sur leur mobile ou leur appareil photo numérique (@Razak)

Dominique Bertinotti : vous parlez du côté fusionnel avec le peuple français du général de Gaulle, vous n’avez qu’à voir comment se déroulent les déplacements de Ségolène Royal sur le terrain, et le rapport justement très, très proche, alors je ne sais pas s’il faut aller jusqu’à la fusion.

 

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Ségolène Royal au contact des Français au marché du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, le 12 juillet 2011 (@Razak)

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Mais moi je me souviens, à la fois dans les déplacements récents, en particulier dans les banlieues et dans les quartiers populaires, et ce qui s’est passé lors de la campagne de 2007, où il y a cette proximité, et cette véritable empathie avec la population, et moi, que je regarde de Gaulle ou François Mitterrand, il faut avoir des hommes ou des femmes d’Etat qui soient dans cette empathie et proximité, qui soient portés par ce que vous appelez le peuple français, et qui sont les gens de la base.

 

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Ségolène Royal avec les habitants du Marais Poitevin à Arçais le 26 juin 2011 (@Frédérick Moulin)

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Ségolène Royal discute avec les habitants sur le marché lors de son déplacement à Cergy le 8 décembre 2010 (@afp)

Et je voudrais dire aussi, quand vous parliez de « folie romantique » à propos de « Vive le Québec libre ! », de Gaulle fait partie aussi de ces hommes d’Etat qui ont su, à un moment donné, transgresser. L’appel du 18 Juin, il fallait être dans une terrible transgression (Eric Brunet presse Dominique Bertinotti) par rapport… bon. Et je pense que cette capacité qu’a Ségolène Royal à être aussi, à des moments, dans la transgression, quand elle s’est réemparée de thématiques comme la sécurité, comme l’ordre juste, comme la nation, et quand elle dit le drapeau, le drapeau tricolore, il est hors de question de le laisser au Front national, et qu’elle dit aux jeunes des banlieues : « Il faut vous réemparer aussi de ce drapeau », c’est une forme de transgression. Donc le fait qu’elle puisse faire appel aux gaullistes et ceux qui sont effectivement dans la lignée du gaullisme me paraît d’une grande cohérence.

 

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"Et comment la France peut renouer avec la promesse républicaine de Liberté, d’Egalité, de Fraternité ? Trois valeurs, trois couleurs dont vous vous êtes aujourd’hui emparés et vous avez bien fait. Nous pourrions d’ailleurs ajouter à ces trois valeurs, celle de la laïcité et de la solidarité. En tout cas, oui, nous avons mis les couleurs de la France, car elles appartiennent à tous, et je ne veux plus que l’extrême droite s’en attribue le monopole", Ségolène Royal, le 8 mai 2011 (@Razak)

Eric Brunet : dernier point, enfin, dernier point, on va en aborder bien d’autres, mais dernier point avant la pub que je voulais évoquer avec vous, c’est qu’on l’a trop oublié, c’est qu’aux primaires de 2006, elle bat Fabius et Dominique Strauss-Kahn. C’est-à-dire, est-ce qu’elle a encore cette capacité à créer la surprise face à des gens qui semblent un peu plus installés qu’elle, un peu plus bourgeoisement installés en tête des primaires ? En gros, est-ce qu’lle peut battre, selon vous, raisonnablement, Hollande et Aubry ?

Dominique Bertinotti : mais bien sûr. Mais bien sûr, elle peut créer encore la surprise parce qu’elle a, et elle est une des rares à avoir cette capacité à être dans le dépassement, à ne pas être simplement la femme d’un camp ou la femme d’un parti, ce que de Gaulle aussi était, hein, même si une partie des gaullistes se sont retrouvés beaucoup plus à droite.

Eric Brunet : alors de ce point de vue-là, de ce point de vue-là, elle est assez gaullienne, puisqu’elle transgresse…

Dominique Bertinotti : vous voyez, vous-même… absolument.

Eric Brunet : non mais c’est vrai qu’elle a une espèce de … bon, de…

Dominique Bertinotti : d’indépendance vis-à-vis …

Eric Brunet : oui, de relative…  par rapport à l’appareil politique, bon…

Dominique Bertinotti : exactement.

Eric Brunet : bon, elle est pas le fruit total du PS, tout de même…

Dominique Bertinotti : mais en étant tout à fait reliée sans arrêt avec la base de la population.

Eric Brunet : bon, on fait un petit point. Merci Benoît, en tout cas, merci Benoît de m’avoir appelé de Poitou-Charentes, hein, Benoît, vice-président de la Région Poitou-Charentes

Benoît Biteau : y’a pas de problème !

Eric Brunet : j’adore quand Benoît m’appelle, ça a une allure incroyable, un appel spontané, comme ça, du vice-président de la Région de Poitou-Charentes. Au moins lui, il écoute RMC ! Salut Benoît.

Alors, Marion Lagardère, ça vote ?

 

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« Non, le socialisme n’est pas gaullo-compatible. » : CONTRE à 61%

Marion Lagardère : le "Brunet Métrie", Eric, vous nous dites : « Non, le socialisme n’est pas gaullo-compatible. ». Eh bien, nos internautes sont toujours contre vous, encore plus qu’avant, même, puisqu’ils le sont à 61%.

Vous êtes pour, vous êtes contre, vous nous dites ce que vous pensez sur RMC.fr et pour illustrer le "Brunet Métrie", je vais vous lire un petit mail, mail de Jean-Michel, qui nous dit :

« Je suis d’accord avec votre invitée, Dominique Bertinotti, sur le gaullisme. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, mais plus, pour moi, une conception honnête de l’utilisation du pouvoir, et contrairement à ce que beaucoup disent, je pense que Madame Royal dirigerait sans doute plus dans l’esprit d’un de Gaulle, et pas plus mal que certains actuellement. »

Eric Brunet : alors attention, dans une seconde ça va changer, puisqu’on aura Guy Geoffroy, député UMP, et on aura Jean-Christophe Mounicq, professeur d’économie, on va leur poser la question à eux aussi quand même, allez, on se retrouve dans une seconde.

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Published by Militants de l'Espoir à gauche - dans Actualité
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commentaires

Alioune 23/07/2011 19:35



je ne comprends pas l'intérêt de se référer à de gaulle ; il restera l'homme du 18 juin ; à part cela, il a été un piètre président de la république ! Sa mégalomanie franchouillarde est aux
antipodes d'une france socialiste !


Bien sûr, on ne peut pas lui reprocher d'avoir cherché un intérêt personnel mais cela ne suffit pas à en faire une référence !



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