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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:33

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(José T)

Dans le cadre des cantonales, Ségolène Royal, appelant à un vote de soutien à l’action régionale, mais aussi de sanction d’une droite honteuse qui avance masquée, a prononcé un discours fort lundi dernier à Châtellerault, devant les militants, les candidats et les élus socialistes.

Ségolène Royal était entourée de nombreux élus : notamment Cyril Cibert, secrétaire du PS de Châtellerault, membre de Désirs d’avenir, et conseiller régional de Poitou-Charentes, Gérard Barc, conseiller général, vice-président de la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais, et futur président du Conseil général en cas de basculement à gauche – « Gérard lorsque tu seras le président du Conseil général » dira Ségolène Royal, Guy Eyermann, ancien syndicaliste de New Fabris et conseiller régional, et Edith Cresson, figure incontournable de la vie politique châtelleraudaise.

Edith Cresson, 77 ans, a été maire de Châtellerault pendant 14 ans, de 1983 à 1997, à peu près en même temps qu’elle était conseillère générale de la Vienne (1982-1998), puis a été adjointe au maire pendant 11 ans, de 1997 à 2008. En 2008, Edith Cresson ne s’est pas représentée aux élections municipales, et la liste socialiste a été battue par celle de Jean-Pierre Abelin, du Nouveau Centre, dont le père puis la mère avaient été maires de Châtellerault de 1959 à 1983. Inutile de dire que la détestation de Jean-Pierre Abelin est tenace chez les socialistes, et Ségolène Royal lancera de plusieurs piques au député-maire châtelleraudais.

En 2006, Édith Cresson s'était engagée dans le comité de soutien de Ségolène Royal et fait savoir son soutien à sa candidature pour l'investiture socialiste à la présidentielle de 2007.

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Petite scène de fin de discours lundi 14 mars 2011, visible et audible sur la vidéo : Ségolène Royal quitte le pupitre où elle a prononcé son discours, Edith Cresson lui fait un petit signe de la main. Ségolène Royal va à la rencontre d’Edith Cresson qui se lève, et elles se font la bise.

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Ségolène Royal : "Comment?" ; Edith Cresson : "Très bien!"

En partant, Ségolène, qui n’a pas bien compris ce qu’Edith Cresson vient de lui dire, demande : « Comment ? » ; et Edith Cresson répond : « Très bien ! » ; puis les deux femmes politiques quittent la salle.

Un vote de construction, et un vote sanction, donc.

Un vote de construction, notamment parce que la Région a de grands projets dans le Châtelleraudais et souhaite joindre ses forces à un Conseil général de gauche dans ces batailles, surtout dans la période de crise économique, sociale et écologique que la France traverse, sans être entravée par une droite, au mieux « mesquine » : installation de la Nouvelle Fabrique Ecologique sur le terrain de l'ex-New Fabris et sur son site d’un pôle éco-industriel, de formation aux métiers de la croissance verte, et de production d’énergies renouvelables (solaire, bois) ; soutien à l’entreprise Châtelleraudaise Solairedirect qui est en train de s’implanter en particulier et à la filière photovoltaïque en général, en liaison avec le plan régional ‘de résistance’ en faveur du photovoltaïque en 4 points présenté jeudi 10 mars 2010, doté de 200 M€.

Au-delà de ces projets, du fait de l’importance des compétences des Conseils généraux – aide sociale, logement, collèges, routes départementales, culture – « un conseiller général c'est un service public de proximité quand il est de gauche » rappelait Ségolène Royal dans l’Allier samedi 12 mars. Et de préciser à Châtellerault lundi dernier :

« Un département de gauche c’est comme une région de gauche, c’est-à-dire que c’est un département qui d’abord veut protéger, et les compétences du Conseil général, vous les savez, elles sont très importantes dans ces temps de férocité libérale, de « rigueur », entre guillemets, où finalement ce sont toujours les petits et les moyens qui trinquent. »

Un vote sanction donc aussi,  contre « l’inertie de la politique nationale ». Ségolène Royal a particulièrement insisté sur 3 points :

-la hausse du prix de l’essence : « l’Etat empoche des rentrées fiscales, c’est pour ça qu’il ne fait rien » ; mais aussi du gaz et de l’électricité,

-les injustices sociales : promesses non tenues sur les retraites de « nos anciens », fin de mois difficiles dès « le 5 ou le 6 du mois », tandis que les entreprises du CAC 40 et les banques « ont vu leurs résultats augmenter de 85% », acquis sociaux hérités du Conseil national de la Résistance « remis en cause » et « fragilisés »,

-les candidats de droite qui « ont tous effacé leur étiquette UMP » : Ségolène Royal prévient : « chaque voix qui sera donnée à l’UMP sera une voix qui dira : « On est d’accord avec ce qui se passe. » » Et d’énumérer les politiques du gouvernement qui seraient validé par un vote pour ces candidats de droite dont l’étiquette a miraculeusement disparu : niveau des retraites, recul de la santé, des services publics, hausse du coût de l’essence, situation ridicule de la France et politique du « happening » de Sarkozy sur la scène internationale, en Libye notamment.

Et Ségolène Royal de conclure :

« L’essentiel, c’est d’abord un vote de construction, c’est-à-dire un vote pour préparer l’avenir. […] Alors demain, lorsque le département de la Vienne sera à gauche, avec la Région nous serons encore plus efficaces, nous irons encore plus de l’avant, nous ferons encore plus ce que nous faisons à l’échelle régionale, c’est-à-dire un territoire qui protège, un territoire qui avance, un département, la Vienne, qui aura avec nous une énergie d’avance ! »

Frédérick Moulin

 

 

 

Transcription du discours de Ségolène Royal à Châtellerault le 14 mars 2011 par MEAG/F.M. 

Merci beaucoup Cyril, bonjour à tous et à toutes, je salue l’ensemble des candidats et candidates, sans tous les réciter, Gérard qui est au premier rang, bien évidemment, les conseillers régionaux, qui sont là, que je salue aussi, l’ensemble des élus et des citoyens, des militants, des sympathisants, pour vous dire que c’est vrai que nous sommes maintenant à quelques jours du premier tour des élections cantonales, que ce sont des élections très importantes.

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Ségolène Royal et Cyril Cibert à Châtellerault lundi 14 mars 2011 (José T)

Et le département de la Vienne doit rejoindre la majorité régionale. C’est très important, parce que je crois que nous sommes en période de crise économique, de difficultés sociales, de difficultés écolog… ah, eh bien voilà Edith. On applaudit Edith ! (Applaudissements) C’est très important parce qu’en période de crise, on le voit bien, en période de crise économique, de crise sociale, de crise environnementale, on a besoin, pour être davantage au service des citoyens, on a besoin d’agir avec le département main dans la main.

Arrivee Edith Cresson

Arrivée d'Edith Cresson sous les applaudissements

Et ici sur le secteur de Châtellerault, il y a une dimension en plus tout à fait particulière, parce que la Région a sur ce territoire des projets très importants. Et pour finaliser ces projets très importants, nous avons absolument besoin qu’il y ait cette harmonie entre le Conseil général et la Région.

Alors l’équation est assez simple : ici, sur le territoire, lors des élections régionales, les citoyens m’ont accordé, avec l’équipe que je dirigeais, 61% des suffrages. 61% des suffrages, parce qu’ils ont voulu faire de la Région, comme nous l’avons dit lors de cette campagne des élections régionales, et telle est la vision que j’ai de la Région Poitou-Charentes, une région qui protège, et une région qui avance et qui innove.

Eh bien c’est cela aussi que nous voulons faire au niveau de chacun des quatre départements de la Région, des départements qui protègent, et des départements qui innovent. Et ici concrètement, sur le département de la Vienne, la Région est très présente. Par exemple, nous faisons des Contrats de Développement Durable, vous savez, avec chacun des pays qui composent le département, et sur le Pays Châtelleraudais, ce sont 6 millions d’euros pour le renouvellement urbain et l’investissement pour l’emploi, par exemple, qui interviennent sur le territoire. Sur le développement économique, sur l’ensemble du département, nous apportons, sur la période des contrats de territoire, plus de 44 millions d’euros. C’est donc considérable.

Et moi j’ai besoin que ces crédits de la Région soient utilisés dans le même sens que ce que nous faisons à la Région, c’est-à-dire une priorité pour l’emploi, et en particulier pour l’emploi des jeunes, mais aussi des seniors, la mutation écologique, je vais y revenir, parce qu’ici c’est un territoire qui pourrait se porter beaucoup mieux s’il était en harmonie avec la Région pour tout ce qui concerne les initiatives liées à la croissance verte, tout ce que nous faisons dans le thème de la formation professionnelle et sur le thème de l’éducation.

Et puis il y a aussi l’ensemble des services publics, la question bien évidemment de l’investissement sur le TER, la question de l’investissement sur les maisons médicales de proximité, etc.

Donc on voit bien qu’il y a une dynamique territoriale au niveau de la région qui justifie ce combat pour que le département le département de la Vienne passe à gauche ! (Applaudissements) Et que Gérard soit notre prochain président (Applaudissements), du Conseil général.

Guy Eyermann

Guy Eyermann en train d'écouter le discours de Ségolène Royal, au moment où elle parle de lui et de New Fabris

Alors Gérard lorsque tu seras le président du Conseil général, il faudra ici être le relai sur plusieurs projets. Je voudrais d’abord parler de la Nouvelle Fabrique Ecologique. La Région s’est battue Guy Eyermann est là pour en témoigner, d’autres camarades de New Fabris, les salariés se sont battus, vous le savez, avec quelles difficultés, avec quelle énergie, avec quelle détresse aussi lorsque New Fabris a fermé alors qu’il n’y avait aucune raison, par rapport aux profits que faisait la maison mère, il n’y avait aucune raison pour que New Fabris ferme.

La Région n’a pas voulu laisser cette friche industrielle. Il y a quelques jours, j’ai d’ailleurs appelé Guy, j’ai signé l’acte d’achat du site de New Fabris, et nous voulons faire une Nouvelle Fabrique Ecologique, et avec le site de New Fabris, il y a aussi un autre espace, qui était l’espace de loisir, là où il y a un étang, et puis nous allons essayer de concevoir, avec les anciens salariés justement, avec les anciens salariés, là aussi, un espace intelligent de loisir, qui sera destiné à la population du territoire, on a remis des poissons d’ailleurs … qu’on a lancés immédiatement… [tournée vers quelqu’un dans le public, NdlR] ça se fait ? Ça y est ! Donc j’ai appelé un camarade qui avait travaillé à Pescalis, parce que Guy me dit : « Mais dans l’étang, il faut vite remettre les poissons parce que c’est le moment. ». Et donc, sur ce nouveau site, nous allons porter un projet innovant, avec la Communauté d’agglomération.

Et vous avez vu, à chaque fois, il y a des polémiques, et moi je souhaite maintenant que nous ayons un interlocuteur au niveau du Conseil général, un interlocuteur qui ne nous fait pas, comme le fait Monsieur Abelin [maire Nouveau Centre de Châtellerault et président de la Communauté d’agglomération du Pays Châtelleraudais depuis 2008, député, vice-président du Conseil général jusqu’à cette date, NdlR] des polémiques politiciennes dès qu’on bouge, alors que notre seule priorité, notre seule mobilisation, notre seul objectif, c’est de ne pas laisser d’abord une friche industrielle, et c’est ensuite de faire en sorte que nous puissions recréer des emplois sur ce territoire.

Alors les composantes du projet, elles sont : d’abord la réhabilitation des sites industriels, la conversion éco-industrielle d’un certain nombre de fleurons du patrimoine industriel régional, nous allons construire un nouveau plateau technique éco-industriel, nous allons remettre aux normes les bâtiments, même s’il y a un assainissement des terres, des sols à faire, nous le ferons en installant, avec le pôle des éco-industries, un système performant, un système innovant, peut-être qu’il y a même des brevets à conquérir à partir de la remise aux normes et à partir du nettoyage et de la désinfection de tous les produits qui ont pu contaminer les sols.

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Donc au départ, on m’a dit : mais vous ne pouvez rien faire, parce qu’il y a de l’amiante, parce qu’il y a ceci, parce qu’il y a cela. Et je leur ai dit : mais attendez, quand les ouvriers travaillaient auprès de ces substances dangereuses, vous vous êtes préoccupés de savoir si l’usine continuait à tourner ? Moi, ça m’a stupéfaite, parce que tout d’un coup, on ne pouvait plus rien faire dans l’usine, parce que c’était inutilisable, à cause, et tu en dirais quelque chose, toi qui es médecin, à cause des substances toxiques. Et quand les salariés étaient là, personne ne disait rien. C’est quand même une drôle de conception du respect des salariés et du respect des travailleurs.

Donc on a fait faire des expertises locales, et on a vu qu’il y avait toute une partie qui était parfaitement saine, sur laquelle on pouvait installer des nouvelles activités, et puis une autre qu’il faudra remettre aux normes, et nous le ferons avec l’esprit d’une dynamique économique pour créer également des emplois à partir des entreprises qui viendront s’installer pour décontaminer les sols.

Nous allons créer un pôle d’entreprises éco-industrielles qui sera constitué dans les domaines de la mobilité propre, des éco-matériaux, des énergies renouvelables, de l’éco-habitat. Nous allons accueillir des unités de pré-industrialisation ou des chaînes de production de nouvelles activités industrielles liées à la croissance verte avec un accompagnement technique sur tous ces nouveaux process de production.

Donc c’est vraiment une conception nouvelle d’un pôle d’éco-industries qui va prolonger le pôle éco-industriel de Poitiers, qui n’a pas d’ailleurs d’espace pour installer les nouvelles entreprises qui s’installent sur ce créneau très porteur, et c’est donc sur l’espace de l’ancienne usine New Fabris que nous allons pouvoir les installer, puisque, je le répète, j’ai pris l’initiative d’acheter cet espace malgré toutes les contestations qu’on a entendues dans l’opposition au Conseil régional.

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Eco&Mobilité - SimplyCity SC Isotherme Franprix

Ils ne voulaient sans doute pas qu’on réussisse à faire quelque chose à cet endroit pour prouver qu’on n’était pas capables de lever le défi, et  chaque fois que j’avançais l’idée, je remettais en délibération le vote de l’achat de ce territoire, chaque fois il y avait des oppositions, j’ai passé outre, parce que je considère qu’il faut aller de l’avant et je suis convaincue puisque l’entreprise Eco & Mobilité, qui fabrique la petite voiture électrique [la SimplyCity notamment, NdlR], va sans doute, enfin, c’est une décision industrielle, mais je pense va finir par s’installer à cet endroit, donc il y avait aussi urgence d’acquérir les lieux.

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Eco&Mobilité - SimplyCity SC Fourgon Veolia : "Veolia s'équipe en électrique..."

La Région installera dans cet endroit un lieu de formation aux métiers de la croissance verte, puisque les bureaux, qui sont spacieux, eux qui sont en bon état, vont pouvoir être aménagés pour créer ce pôle d’information et de formation aux nouveaux métiers de la croissance verte. Vous savez peut-être que dans le cadre du pacte de confiance pour l’emploi des jeunes, nous avons créé de nouvelles filières de formation professionnelle.

Nous avons créé une nouvelle offre de formation de 400 places pour les demandeurs d’emploi, et de 100 places en formation de formateur sur les thématiques du développement durable, avec des nouveaux métiers qui sont concernés par les nouveaux besoins, dans le domaine des énergies renouvelables, de l’éco-construction et de la rénovation énergétique des bâtiments – alors c’est considérable, le chantier dans ce domaine, de la gestion optimale de l’eau et de la réduction des déchets. Quatrième type de nouveaux métiers, il porte sur les biotechnologies, la biodiversité et les services écologiques. Cinquièmement, l’agriculture biologique et les circuits courts, parce que la Région les développe d’un côté, donc on se rend compte que cela fait émerger aussi de nouveaux métiers, donc de nouveaux besoins de formation. Sixièmement, les procédés éco-industriels ; et septièmement, la gestion écologique des déchets.

 

 


[Telles sont donc les] filières des nouveaux métiers liés à la croissance verte et au développement durable que la Région va mettre en place, et nous nous proposons donc de mettre ce pôle de référence, toutes les formations n’auront pas forcément lieu ici, mais la définition, le pôle de référence de ces nouveaux métiers, avec des diffusions par internet sur l’ensemble du territoire régional s’installera sur le site de la Nouvelle Fabrique Ecologique.

Enfin, je veux que ça devienne aussi un site de production décentralisé d’énergies renouvelables : nous avons sur ce site un projet de centrale photovoltaïque, sur la toiture du bâtiment, c’est-à-dire 11 000 m2 de panneaux photovoltaïques ; nous allons installer aussi une chaufferie bois de 1,2 MW de puissance, afin de couvrir les besoins en chaleur du bâtiment et des entreprises hébergées.

Donc voilà ce projet qui est en voie de concrétisation, c’est maintenant la propriété de la Région, la dépollution est lancée, cette dépollution sera terminée à l’été. 8 projets d’implantation industrielle sont identifiés sur les secteurs de la mobilité propre, des énergies renouvelables, de la déconstruction et des agro-matériaux, c’est donc un plan de charge qui est très important pour les deux années à venir.

Et c’est la raison pour laquelle moi je demande à tous les habitants du Châtelleraudais de se rendre compte qu’une élection cantonale, c’est une élection qui devient très, très importante lorsqu’il y a des enjeux de territoire de très grande proximité, et lorsqu’il y a à mener des combats qui sont difficiles, dans un contexte de crise économique, sociale et environnementale, et à un moment en plus où le gouvernement a pris des mesures très négatives.

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Et Monsieur Abelin [député-maire Nouveau Centre de Châtellerault depuis 2008, NdlR], il est membre du Parlement : il ne peut ici sur le terrain dire qu’il se bat pour l’énergie solaire, et puis quand il est au Parement, avec son étiquette de droite, cautionner tout ce que fait le gouvernement, et en particulier les mesures dramatiques qui ont été prises sur la baisse du prix de rachat de l’énergie photovoltaïque, et à 2 reprises, sur le plafonnement quantitatif des projets photovoltaïques qui ont aussi fragilisé de nombreuses entreprises sur le secteur, et sur la diminution par 2 de l’avantage fiscal donné aux particuliers pour s’équiper en photovoltaïque.

Donc j’ai réuni récemment à la Région l’ensemble des interlocuteurs de la filière photovoltaïque, ils étaient extrêmement inquiets, d’abord parce qu’il y a beaucoup de projets qui sont en cours et qui sont arrêtés, ensuite parce qu’il y a des usines qui avaient prévu de s’installer, et ici vous le savez, sur le Châtelleraudais nous avons fait venir l’entreprise Solairedirect pour fabriquer, ici sur Châtellerault, les panneaux photovoltaïques, français, pour justement éviter à avoir à les importer de Chine ou d’Allemagne.

Ça avait déjà été très difficile. Cette entreprise, elle est venue grâce à un appel à projet de la Région Poitou-Charentes, à une promotion que nous avons faite même sur les murs du métro pour que les entreprises viennent dans la Région s’installer. Et on leur disait : la Région vous accompagne, la Région vous garantit vos prêts, la Région ne va pas vous laisser tomber, la Région va vous intégrer dans uns SIC, ce qu’on appelle une société énergies renouvelables, donc vous allez être solidaire des autres entreprises, et donc on ne va pas vous laisser tout seul. Et c’est POUR ÇA que Solairedirect avait choisi la Région Poitou-Charentes.

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Thierry Lepercq, président de Solairedirect, et Ségolène Royal, jeudi 10 mars 2011 à la Maison de la Région pour le lancement du plan régional 'de résistance' en faveur du photovoltaïque

Et lorsqu’il y a eu les décisions gouvernementales, le projet d’entreprise s’est arrêté. Donc Monsieur Lepercq, qui est le patron de cette entreprise, était là la semaine dernière à la Région, lorsque j’ai rassemblé l’ensembles des opérateurs de la filière, et j’ai annoncé d’une part la création de ce que j’appelle un « fonds de résistance photovoltaïque », pour dire que tous ceux qui avaient arrêté un projet, ou qui craignaient de devoir arrêter leur projet, ou avaient l’intention d’arrêter leur projet, ne devaient pas arrêter leur projet, en attendant un retour meilleur sur les énergies renouvelables, en particulier si ce n’est pas avant 2012, eh bien il faut au moins tenir un an.

Donc il faut que ce fonds de résistance permette aux gens au moins de tenir un an et de ne pas renoncer à leurs installations, sinon c’est toute la filière qui s’écroule.

Deuxièmement, nous avons décidé de créer une société d’économie mixte qui va pouvoir financer les gros projets, donc on a un objectif de 1000 MW sur la Région, alors vous allez me dire : mais comment vous financez ça ? Nous finançons ça par le reliquat du fonds de la Banque Européenne d’Investissement, vous vous souvenez, qui nous avait apporté 400 millions d’euros pour notre plan photovoltaïque, nous en avons consommé à peu près la moitié, et là tout s’est arrêté avec les annonces gouvernementales.

Donc nous avons négocié déjà avec la Banque Européenne d’Investissement pour que les 200 millions d’euros – c’est une somme considérable – de reliquat puissent être versés dans cette société d’économie mixte, qui va pouvoir donc financer malgré tout les nouveaux projets. Donc un appel à projets aujourd’hui est lancé et la Région va servir de garantie bancaire pour ces nouveaux projets qui arrivent. Et donc Monsieur Lepercq – allez voir sur le site de la Région, parce que du coup on a mis sa déclaration pour rassurer l’ensemble des opérateurs de la filière – a décidé qu’il reprenait les travaux sur l’usine de Châtellerault grâce à la garantie de la Région.

Donc vous voyez, ici, ce sont des enjeux vraiment très spécifiques, et si on veut que la Région puisse accélérer le processus, si on veut que la Région mette en place la filière écologique rapidement, si on veut que la Région soit relayée sur les territoires, alors, mes chers amis, mes chers camarades, on a besoin que le département de la Vienne bascule du côté de la majorité régionale, c’est-à-dire que le département de la Vienne soit à gauche aux prochaines élections, et que Gérard soit notre président ! (Applaudissements)

Donc j’aurais encore plein de choses à dire, mais je crois que déjà avec ces 2 enjeux très, très importants, je pense que vous aurez bien compris quel est l’impact des élections cantonales sur l’avenir du territoire, sur l’emploi, sur le développement, et puis dire aussi qu’au fond, un département de gauche c’est comme une région de gauche, c’est-à-dire que c’est un département qui d’abord veut protéger, et les compétences du Conseil général, vous les savez, elles sont très importantes dans ces temps de férocité libérale, de « rigueur », entre guillemets, où finalement ce sont toujours les petits et les moyens qui trinquent, et puis les plus gros, qui eux restent à l’abri de toutes les restrictions, si on veut aussi que le vote du Conseil général soit aussi un vote sanction par rapport à l’inertie de la politique nationale.

Et en particulier, moi ce  dont j’entends le plus parler dans tous ces déplacements, c’est la question de la hausse du prix de l’essence. C’est un vrai scandale cette inertie par rapport à cela. Parce qu’il y a des moyens d’agir, ne serait-ce que de baisser les taxes sur l’essence en faisant une TIPP flottante, comme elle existait avant. Mais c’est vrai que frapper ainsi le pouvoir d’achat des Français, parce qu’au passage, l’Etat empoche, en pourcentage, des rentrées fiscales, c’est pour ça qu’il ne fait rien.

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Lagarde et Lefebvre "contrôlaient" les micros... euh, les prix, dans une station Total, mercredi 9 mars... 

Donc on a vu Madame Lagarde inspecter les pompes à essence et déclarer qu’elle allait mettre en place un observatoire. La belle affaire ! Eh bien il suffit de faire son plein, hein, il n’y a pas besoin d’observatoire. Elle a conseillé aux Français aussi d’éteindre leur … oui, au mieux d’observer, ils feraient mieux d’agir ; tout ce qui les gêne, ils observent, et l’action on l’attend toujours. Ils avaient même conseillé aux Français, je ne sais pas si vous avez entendu ça, d’éteindre leur moteur quand ils étaient à l’arrêt, on nous prend vraiment pour des… des pas grand-chose, hein. Donc c’est ça aussi, ces élections cantonales.

Et puis toutes les personnes âgées, tous nos anciens qui se sont fait avoir lors de l’élection présidentielle, qui se sont déjà réveillés aux élections régionales, eh bien il faut qu’ils continuent aussi aux élections cantonales. Parce que quand on a promis à tous les retraités en 2007, quand Nicolas Sarkozy a promis plus de 25% d‘augmentation des retraites, et que l’on voit ce qu’il en est aujourd’hui, alors que les personnes âgées n’ont jamais été autant précarisées, autant fragilisées, hein, et avant c’était déjà difficile de boucler la fin de mois quand on était au 20 du mois, j’entends partout dire maintenant que c’est le 5 ou le 6 du mois qu’on a du mal à boucler les fins de mois.

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Ségolène Royal : "J’entends partout dire maintenant que c’est le 5 ou le 6 du mois qu’on a du mal à boucler les fins de mois. Est-ce que c’est acceptable, ça, lorsque dans le même temps on entend que les entreprises du CAC 40 ont augmenté leurs résultats de 85%, vous m’entendez, 85% ?"

Est-ce que c’est acceptable, ça, lorsque dans le même temps on entend que les entreprises du CAC 40 ont augmenté leurs résultats de 85%, vous m’entendez, 85% ? Donc l’argent des entreprises du CAC 40, il va où ? Il va dans les banques. Donc les banques aussi ont augmenté leurs résultats de 85%. Voilà. Voilà la réalité.

Et pendant ce temps là, jamais les Français n’ont été en si grande difficulté. Parce que quand on regarde, très rapidement, la situation aujourd’hui des Français, quand on voit le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand on voit – moi je le vois dans la Région d’ailleurs – l’explosion des fonds sociaux dans les lycées, jamais les fonds sociaux n’nt été aussi importants, et à chaque fois il faut les renflouer, quand on voit l’augmentation de l’énergie, je parlais de l’essence, mais il y a eu le gaz aussi qui a augmenté de 20%, l’électricité également, quand on voit la difficulté qu’il y a à se déplacer et que nous devons, au niveau de la Région, compenser en faisant très attention au prix du TER, mais tout le monde n’a pas une gare à proximité de chez soi, donc là aussi, il y a une remise en cause avec le coût de l’essence du simple droit à la mobilité. De plus en plus de Français ont du mal à se loger, 3 millions de mal-logés en France. De plus en plus de Français ont du mal à se soigner, aussi, avec les problèmes de déremboursement.

Cantonales Ch 2

 Ségolène Royal : "Ce sont tous les fondamentaux de la société française, longuement et lentement acquis par les générations qui nous ont précédés, souvent d’ailleurs avec des luttes sociales difficiles et acharnées..."

 

Autrement dit, ce sont tous les fondamentaux de la société française, longuement et lentement acquis par les générations qui nous ont précédés, souvent d’ailleurs avec des luttes sociales difficiles et acharnées, donc ceux qui ont conquis ça, nos arrière-grands-parents, nos grands-parents, nos parents, tous les salariés qui ont conquis tous ces acquis sociaux, tous les acquis sociaux nés de la Résistance et de l’après-guerre du Conseil national de la Résistance, jamais ils n’ont été autant remis en cause et autant fragilisés qu’aujourd’hui.

Alors on nous dit, bien sûr, les élections cantonales, ce sont des élections locales. C’est vrai, ce sont des élections locales, mais j’ai démontré que même pour des raisons locales, ça n’était pas rien de choisir tel ou tel candidat. Et aujourd’hui, on a besoin d’être solidaires entre collectivités territoriales. La Région a besoin de vous pour avancer. La Région a besoin du département de la Vienne. Elle a besoin que ce département soit à gauche pour avancer plus vite et plus fort, parce qu’on voit trop de souffrances sur le territoire.

Et moi je suis sure que si l’on était main dans la main avec les mêmes cohérences d’action, avec les mêmes valeurs, avec les mêmes initiatives, avec les mêmes compléments financiers, mais on serait beaucoup plus forts ensemble, plutôt que d’être concurrents sur certains territoires.

Alors c’est la Région, par exemple, qui a la responsabilité de l’aide économique, mais quand on est dans un département de droite, alors pour bien montrer que c’est pas la Région qui agit, ou ceci, ou pour cela, pour des raisons somme toute assez mesquines, on voit des gaspillages de fonds publics qui n’ont aucune raison d’être.

Et c’est pour ça, je le dis à vous, et au-delà de vous, et dites le autour de vous, qu’au-delà des clivages politiques il faut que les gens se rassemblent comme ils se sont rassemblés pour les élections régionales, parce que 61% des voix, c’est au-delà de la gauche que nous avons rassemblé. C’est des hommes et des femmes qui se sont dit : la Région travaille, la Région obtient des résultats, la Région va dans le bon sens, la Région nous protège, la Région innove, la Région se bat, donc on va avec la Région, parce que nous aussi on a envie d’avancer.

 

 


[C’est] un choix politique, c’est aussi une façon de sanctionner le gouvernement en place, parce qu’il faut bien dire que même si les candidats de droite ont été tous effacé leur étiquette UMP, par les temps qui courent, c’est pas très agréable à porter, c’est pas étonnant, quand on voit le fiasco généralisé de la politique gouvernementale, mais ne vous inquiétez pas, pour chaque voix qui sera donnée à l’UMP –ça aussi dites-le à vos voisins – chaque voix qui sera donnée à l’UMP, ça sera une voix qui dira : eh bien oui, on est d’accord avec ce qui se fait ! Eh bien oui, on est d’accord avec la baisse du niveau des retraites ! Eh bien oui, on est d’accord avec le recul de la santé ! Oon est d’accord avec le recul des services publics, on est d’accord avec la hausse du coût de l’essence.

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Sarkozy et deux représentants de l'opposition libyenne le 10 mars 2011 : selon Le Nouvel Observateur, qui parle des demandes des 2 opposants : "Nicolas Sarkozy a tout accepté. [...] Sur les frappes ciblées, il a dit qu’il allait demander aux Européens de mener une opération commune. [...] Il a affirmé qu’en tout état de cause et si nécessaire la France effectuerait ces frappes elle-même."

On est d’accord avec les situation ridicule de la France sur la scène internationale, on est d’accord pour aller faire la guerre tout seul en Libye, sans avoir consulté personne, parce que ça aussi, c’est quand même relativement dangereux, on a déjà échappé à la guerre en Irak, avec Nicolas Sarkozy maintenant on [ne] va [pas] échapper à la guerre tout seul à la Libye, comme si ça allait le faire remonter dans les sondages, parce que c’est le seul objectif, de jouer comme ça le « happening » sur la scène internationale, le seul objectif. Est-ce qu’on a le droit de mettre au service d’une ambition personnelle ou d’une tentative de remontée dans les sondages, une telle improvisation, un tel ridicule sur la scène internationale ? Ça je ne le crois pas, et les Français n’en veulent pas non plus.

Donc chaque voix qui sera donnée à l’UMP sera une voix qui dira : « On est d’accord avec ce qui se passe. ». Et regardez autour de vous, bous en connaissez, vous ne fréquentez pas que des gens de gauche, vous fréquentez aussi des gens de droite, mais dites-leur ça. Dites leur : chaque voix que vous allez donner, ce sera une voix par laquelle vous direz : « On est d’accord avec ce qui se passe. ».

Donc il y a un vote sanction, aussi, bien évidemment. Mais l’essentiel, c’est d’abord un vote de construction, c’est-à-dire un vote pour préparer l’avenir. Et dites aux gens que s’ils votent pour des candidats socialistes, ou des candidats de gauche, des candidats écologistes, ou des radicaux, des candidats qui font partie de notre majorité régionale, ils votent aussi pour eux, parce qu’ils votent pour une équipe qui est au travail, ils votent pour une équipe qui fait tout pour que la situation en Poitou-Charentes s’améliore.

Ils votent pour une équipe qui est au combat pour l’emploi, pour la formation, pour les services publics, pour l’éducation, pour la croissance verte, pour le sport et pour la culture, car nous faisons aussi beaucoup, on le sait ici sur ce territoire, souvent fragilisé, là où l’Etat a beaucoup reculé sur l’aide à la culture et au sport. Eh bien la Région, elle répond présent, et elle est là auprès de vous.

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Ségolène Royal, souriante, à la fin de son discours

Alors demain, lorsque le département de la Vienne sera à gauche, avec la Région nous serons encore plus efficaces, nous irons encore plus de l’avant, nous ferons encore plus ce que nous faisons à l’échelle régionale, c’est-à-dire un territoire qui protège, un territoire qui avance, un département, la Vienne, qui aura avec nous une énergie d’avance ! (Applaudissements)

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Après le discours de Ségolène Royal, Edith Cresson, souriante, quitte la salle, Ségolène Royal sur ses talons (cachée derrière elle sur la photo...) ; finalement Edith sera arrivée au début du discours de Ségolène et repartie juste après la fin de ce discours ; les deux femmes politiques ont alors encore une courte semaine de terrain devant elles pour soutenir les candidates et candidats...

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